Holger Rune : "Voir toute sa vie s'effondrer d'un coup..."
ATP - BlessureAbsent depuis octobre et sa rupture du tendon d’Achille à Stockholm, Holger Rune prépare son retour. Le Danois de 22 ans, ancien numéro 4 mondial, doit reprendre la compétition au ATP 500 de Hambourg, du 17 au 23 mai, juste avant Roland-Garros. Dans un long entretien accordé au Free Press Journal, Rune est revenu sur sa blessure, son manque de la compétition, son rapport à la nouvelle génération et son admiration pour le Big 3, Rafael Nadal, Roger Federer et Novak Djokovic. L’ambition reste immense : redevenir un acteur majeur du circuit et, pourquoi pas, marquer l’histoire du tennis danois.
"Pour l'avenir, j'espère offrir aux spectateurs une expérience inoubliable"
"Au Danemark, j'espérais redynamiser le tennis masculin, qui était en perte de vitesse face au football et au handball. Je pense avoir déjà atteint cet objectif en suscitant un intérêt accru pour ce sport. De plus en plus de garçons y jouent, ce qui est formidable. Nous avons les meilleurs supporters au Danemark, et je suis ravi qu'ils s'intéressent désormais aussi au tennis. Pour l'avenir, j'espère offrir aux spectateurs une expérience inoubliable. C'est difficile à expliquer, mais l'idéal serait que tous les spectateurs ressentent les mêmes émotions que moi, comme si nous vivions cette aventure ensemble.
C'est comme apporter une véritable joie humaine à un monde de plus en plus robotisé. Le tennis repose déjà tellement sur des tactiques et un développement basés sur les données. La seule chose qui soit authentique, c'est la personnalité, ce que nous apportons sur le court et les émotions que nous partageons avec les spectateurs. Alors, outre le fait d'être reconnu comme le premier Danois à avoir remporté tous les tournois du Grand Chelem, c'est un de mes rêves.
"Je ne le souhaiterais même pas à mon pire ennemi"
"Vous ne pouvez pas imaginer ce que l'on ressent quand on est soudainement incapable de marcher. En décembre, j'étais paralysé. Je ne pouvais absolument pas poser le pied par terre. L'aspect physique est une chose, mais voir toute sa vie s'effondrer d'un coup en est une autre, et j'aime ma vie. Je ne le souhaiterais même pas à mon pire ennemi. Les blessures à ce niveau sont terribles. Il n'y a pas grand-chose d'autre à ajouter. J'ai certainement beaucoup appris et j'ai réalisé à quel point le tennis me manquait."
Publié le par Alexandre HERCHEUX