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Jannik Sinner se confie: "Je voudrais effacer ce que j'ai ressenti..."

ATP
Mis à jour le par Alexandre HERCHEUX

Interrogé par La Repubblica sur la journée de sa vie qu'il aimerait effacer, Jannik Sinner a livré une réponse inattendue. Ni sa défaite contre Carlos Alcaraz en finale de Roland-Garros 2025, ni celle face à Novak Djokovic à l'Open d'Australie 2026. Le souvenir le plus douloureux du champion italien remonte à son adolescence, lorsqu'il a dû quitter sa famille pour poursuivre son rêve de devenir joueur professionnel. Originaire de San Candido, dans le nord de l'Italie, il avait choisi de rejoindre Bordighera pour s'entraîner auprès de Riccardo Piatti. Une décision qui impliquait de s'éloigner de ses parents.

Vidéo: Jannik Sinner a dû mettre fin à sa saison 2026 à cause de son genou

 

"Le déchirement lorsque, à 13 ans et demi, à Milan, j'ai dit au revoir à mon père..."

Interrogé sur la journée de sa vie qu'il aimerait effacer, Jannik Sinner a confié : "Ce ne serait pas un moment sportif, ni ma défaite en finale contre Alcaraz à Paris en 2025, ni celle en demi-finales contre Djokovic à Melbourne au début de l'année. Je voudrais effacer ce que j'ai ressenti le jour où j'ai quitté la maison. Le déchirement lorsque, à 13 ans et demi, à Milan, j'ai dit au revoir à mon père parce que nos chemins se séparaient et qu'un fil se rompait. Nous nous quittions, je pleurais à cause de cette séparation, mais lui aussi. Je me serais bien passé de cette journée, l'émotion était trop forte."

Malgré cette douleur, l'Italien ne regrette pas sa décision : "Peut-être que cela m'a permis de trouver mon équilibre, même si j'ai souffert. Cela m'a fait comprendre que faire un choix signifie obtenir de nouvelles choses et en perdre d'autres. Il peut y avoir de la douleur, mais aussi la conscience qu'une décision qui a coûté beaucoup ne doit pas être gâchée. Il faut tout faire pour l'honorer au mieux, sans regrets. Avec de l'engagement, de la constance et du travail." Et d'ajouter : "Le talent sans travail n'est rien. Je n'ai pas de regrets, je ne lui conseillerais pas de changer de voie. Ma famille a toujours été là."

Publié le par Alexandre HERCHEUX

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