Novak Djokovic ému : "Sans elle, je ne serais pas Novak Djokovic"
ATPÀ 39 ans et alors que le documentaire Novak Djokovic: The Wolf in Winter sera disponible sur Prime Video ce jeudi 20 août, le détenteur de 24 titres du Grand Chelem s'est replongé dans son enfance et dans sa relation avec Jelena Gencic, décédée en 2013, dans un entretien au Corriere della Sera.
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L'histoire entre Novak Djokovic et Jelena Gencic commence alors que le futur numéro un mondial n'a que six ans. À Kopaonik, station de montagne serbe où la famille Djokovic travaillait, Gencic remarque rapidement ce jeune garçon fasciné par les courts de tennis. Ancienne joueuse devenue entraîneuse, elle avait déjà participé à la formation de grands talents et avait notamment travaillé avec Monica Seles. Son rôle auprès de Djokovic va largement dépasser les limites du court. Dans son entretien au quotidien italien, le Serbe raconte les innombrables heures passées avec elle, aussi bien à s'entraîner qu'à regarder d'anciens matchs sur cassette.
"Jelena a été bien plus qu'une entraîneuse : elle a été mon guide spirituel"
"Voilà, maintenant je suis ému, comme chaque fois que je parle d'elle... Jelena est partie en 2013. C'était une personne incroyable et nous étions très proches. Mes parents m'ont confié à elle alors que j'étais encore un petit garçon, sensible et très influençable. Ils lui faisaient confiance pour me former en tant qu'être humain avant même de faire de moi un joueur de tennis. J'ai passé un nombre incalculable d'heures avec elle, sur le court mais aussi chez elle, à regarder de vieilles cassettes de matchs en noir et blanc. Son influence sur moi a été immense. Elle m'a appris à apprécier la musique classique, à pratiquer la visualisation, à respirer de manière à ce que ce ne soit pas seulement un acte mécanique. Tout cela à 9 ou 10 ans, un âge où tout ce qu'on vous enseigne reste profondément ancré en vous. Tout est parti de ces valeurs, associées à celles transmises par ma mère et mon père. Jelena a été bien plus qu'une entraîneuse : elle a été mon guide spirituel vers une approche multidisciplinaire et holistique de la vie, que je n'ai jamais oubliée."
"Sans Jelena Gencic, je ne serais pas Novak Djokovic"
"Je suis profondément convaincu que tout ce que je fais a un impact sur mes performances : la manière dont je mange, dont je dors, dont je respire, dont je pense. La manière dont je me comporte dans le monde, en quelque sorte. Sans Jelena Gencic, je ne serais pas Novak Djokovic. C'est pour cela qu'aller la voir chez elle, à Belgrade, avec mon premier trophée de Wimbledon a été l'un des moments les plus beaux et les plus précieux de toute ma carrière. Merci de l'avoir évoquée."
Publié le par Alexandre HERCHEUX