Il a joué un rôle clé dans la carrière d’Alexander Bublik. Stanislav Bublik, père du 11e joueur mondial, a accordé une longue interview au média Sports, dans laquelle il revient sur les débuts de son fils, lorsqu’il était son premier entraîneur, mais aussi sur leur séparation. De son côté, le joueur de 28 ans, éliminé dès son entrée en lice à l’ATP 250 de Munich face à Alex Molcan, traverse malgré tout une très belle période depuis plusieurs mois. Depuis le début de la saison 2025, le Kazakh a remporté cinq titres ATP (Halle, Gstaad, Kitzbühel, Hangzhou et Hong Kong) et atteint un quart de finale à Roland-Garros.
Arthur Fils coaché par Goran Ivanisevic à Barcelone
"Il était pratiquement avec moi à plein temps"
"Je le voulais plus que lui. C’est pourquoi, au fond, je n’avais pas le choix", explique-t-il, avant de poursuivre avec un souvenir de leurs échanges : "Papa, tu veux que je joue au tennis plus que moi ! De 11 à 20 ans, il était pratiquement avec moi à plein temps, si bien que l’idée que le tennis était la priorité et qu’il devait en faire son métier s’est profondément ancrée en lui. Lorsqu’on lui demande s’il a dû le forcer à travailler, sa réponse est claire : "Toujours. Je ne voulais pas qu'un jour il me dise : “Pourquoi m'as-tu laissé tomber ? Pourquoi ne m'as-tu pas poussé davantage ?”
"Je comprends que mon fils ne veuille pas me parler"
"Ce n'est pas moi qui ne lui parle pas, c'est lui qui ne me parle pas. Ce sont deux choses bien différentes. Je comprends que mon fils ne veuille pas me parler. De cette façon, il évite non seulement d'aborder la question financière, mais aussi d'affronter tout ce que j'ai fait pour lui. Nous avions un contrat stipulant que 20 % de ses gains me revenaient. Durant toute sa carrière, j'ai reçu 20 000 dollars. C'est tout ce que j'ai gagné grâce à mon fils."