Gaudenzi veut révolutionner le tennis : "Il faut agrandir le gâteau"
BusinessAndrea Gaudenzi a lancé un avertissement fort ce lundi dans le Financial Times. Le président de l’ATP estime que le tennis professionnel laisse filer des milliards de dollars à cause de sa fragmentation entre l’ATP, la WTA, l’ITF et les quatre tournois du Grand Chelem. Selon lui, le sport pourrait doubler, voire tripler ses revenus annuels en regroupant ses forces commerciales.
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"Le tennis est sous-monétisé"
Dans le Financial Times, Gaudenzi résume son diagnostic en une formule directe : "Le tennis est sous-monétisé." Selon lui, le sport génère actuellement environ 3,5 milliards de dollars de revenus par an, mais ce total pourrait être multiplié par deux ou par trois si les principales entités travaillaient ensemble.
Le patron de l’ATP veut un "guichet unique" pour les diffuseurs, sponsors, opérateurs de paris, fans et joueurs. L’idée est simple : rendre le tennis plus lisible, plus puissant commercialement et plus rapide dans ses décisions. "Nous sommes encore trop fragmentés, trop lents", a-t-il aussi regretté, en pointant les luttes internes autour du partage des revenus plutôt que la croissance globale du produit.
Gaudenzi veut casser les silos
Le tennis est mondial, populaire, historique, mais encore trop éclaté. Voilà, en substance, le message d’Andrea Gaudenzi. L’ancien joueur italien, président de l’ATP depuis 2020 et réélu jusqu’en 2028, veut pousser plus loin la transformation du circuit. Son idée n’est pas nouvelle, mais elle revient avec force : créer une structure commerciale commune capable de vendre le tennis comme un produit global.
Aujourd’hui, le circuit fonctionne avec plusieurs centres de pouvoir. L’ATP gère le tennis masculin, la WTA le tennis féminin, l’ITF les compétitions par équipes et certains circuits, tandis que les quatre Grands Chelems possèdent leur propre puissance économique, médiatique et institutionnelle. Résultat : droits TV, sponsoring, calendrier, data, fan engagement et stratégie commerciale restent dispersés.
Publié le par Alexandre HERCHEUX