Une joueuse suspendue 4 ans et un capitaine de Coupe Davis écarté
CorruptionDeux nouveaux dossiers touchant à l’intégrité du tennis ont été rendus publics ce mercredi 29 juillet. L’International Tennis Integrity Agency a infligé une suspension de quatre ans et dix mois à la joueuse russe Anastasia Sukhotina et confirmé la suspension provisoire de l’officiel azerbaïdjanais Yalchin Manafli. Les situations des deux personnes concernées doivent toutefois être clairement distinguées. Sukhotina a accepté une sanction après avoir reconnu huit infractions au Tennis Anti-Corruption Program. Dans le cas de Manafli, aucune sanction définitive n’a encore été prononcée : son exclusion demeure provisoire pendant la procédure.
Sanctions round-up: Russian tennis player Anastasia Sukhotina has accepted a suspension and fine for breaching tennis’ anti-corruption rules.
Separately, Azerbaijan Davis Cup captain Yalchin Manafli has been provisionally suspended.
?: https://t.co/QVKP0bsNJK pic.twitter.com/Ea1lYBsLXH — International Tennis Integrity Agency (@itia_tennis) July 29, 2026
Anastasia Sukhotina suspendue jusqu’en mai 2031
Âgée de 26 ans, Anastasia Sukhotina avait atteint le 607e rang mondial en simple en août 2019. La Russe a été suspendue pour quatre ans et dix mois et condamnée à une amende de 30 000 dollars, dont 22 500 avec sursis. Sa période d’inéligibilité a commencé le 17 juillet 2026 et prendra fin le 16 mai 2031. La joueuse avait initialement contesté les accusations formulées contre elle. Elle a finalement accepté une sanction négociée directement avec l’ITIA et reconnu huit infractions commises entre 2019 et 2024.
Yalchin Manafli écarté après avoir refusé l’examen de son téléphone
Le second dossier concerne Yalchin Manafli, présenté par l’ITIA comme le capitaine de l’Azerbaïdjan en Coupe Davis. Il a également occupé la fonction de directeur de tournoi lors d’épreuves du circuit mondial ITF organisées dans son pays. Manafli est suspendu provisoirement depuis le 11 juin 2026. L’ITIA lui reproche d’avoir refusé une demande visant à permettre l’examen de son téléphone dans le cadre d’une enquête.
L’officiel a utilisé son droit de contester cette mesure provisoire devant un Anti-Corruption Hearing Officer indépendant. Son recours a cependant été rejeté par Philippe Cavalieros. Ce dernier a estimé que "des éléments substantiels justifient la suspension provisoire". Ce rejet ne constitue pas encore une décision définitive sur l’ensemble de l’affaire. Une suspension provisoire permet d’écarter temporairement une personne pendant une enquête ou avant le jugement final, notamment lorsqu’un défaut de coopération est reproché.
Publié le par Alexandre HERCHEUX