Gilles Moretton sur Gaël Monfils : "Il fallait faire un changement"
Coupe DavisC'est l'une des surprises de ce Rolex Paris Masters 2026. Ce samedi 7 novembre, Gaël Monfils a été officiellement nommé capitaine de l'équipe de France de Coupe Davis, en remplacement de Paul-Henri Mathieu. Quelques heures après cette annonce, Gilles Moretton a répondu aux journalistes à la Plenitude Arena de Nanterre. Le président de la FFT a notamment justifié ce changement de capitaine et expliqué les coulisses de cette décision.
Vidéo: Gilles Moretton explique pourquoi il a choisi Gaël Monfils
"Il y avait des gens qui savaient tout avant !"
Gilles, on ne l'avait pas forcément vu venir, celle-là…
Si, puisque j'ai cru lire dans des journaux ce matin qu'il y avait des gens qui savaient tout avant ! Non, on a fait les choses normalement. On est ravis d'avoir Gaël maintenant à la tête de l'équipe de France de Coupe Davis. Voilà, donc c'est une grande satisfaction, je pense, pour l'équipe, pour les joueurs et pour la Coupe Davis. Parce que je pense qu'on va en parler. La preuve en est, c'est que vous êtes là pour en parler, donc c'est super.
"Paul-Henri Mathieu a fait un travail remarquable depuis deux ans, mais les résultats n'étaient pas là"
D'où vient l'idée ? C'est de vous, c'est de lui, c'est de Gilles, c'est de qui ?
Gilles Moretton : Alors, c'est toujours, comme ce qui est décidé à la Fédération, une idée collective. Et cette idée collective, elle est née d'une dizaine de personnes sur un choix et un changement qu'on souhaitait peut-être faire par rapport à une déception sur la Coupe Davis. Paul-Henri Mathieu a fait un travail remarquable depuis deux ans, mais les résultats n'étaient pas là. Et comme un certain joueur a dit il n'y a pas très longtemps, pour gagner la Coupe Davis, il faut deux choses. Il faut que les meilleurs jouent et il faut surperformer. Donc, ce n'est pas tout à fait ce qu'on a fait ces derniers temps. Il fallait faire un changement. Une réflexion collective a été menée pour le choix de Gaël Monfils.
Vous avez rencontré il y a peu de temps Jo à Lyon. Il n'y a pas eu de terrain d'entente ?
Je n'ai pas à vous dire qui j'ai rencontré et qui on a rencontré. On a vu beaucoup de monde. On a fait le travail qu'on devait faire d'analyse, et dans ce collectif dont Gilles faisait partie, différentes personnes du haut niveau faisaient partie pour la réflexion. Et puis le choix a été, à l'unanimité, de choisir Gaël Monfils.
"Créer un électrochoc pour défendre les couleurs de la France"
Comme ambianceur, on le connaît. Comme meneur d'hommes, un peu moins peut-être, dans le vestiaire ou quelque chose. Est-ce que vous êtes sûr qu'à ce niveau-là, il sera à la hauteur ?
Écoutez, il y a des gens qui le connaissent depuis bien, bien longtemps. Moi, je le connais et l'apprécie. Je ne le connais pas forcément depuis toujours, mais il y a des gens qui, dans notre équipe, connaissent le personnage parfaitement. Et collectivement, on a pensé que c'était lui qui pouvait répondre exactement aux besoins d'une équipe de France et créer un électrochoc pour défendre les couleurs de la France sur une période bien spécifique, puisque c'est l'objectif Olympiade Los Angeles 2028, et puis deux années de Coupe Davis.
Est-ce qu'il était candidat ou est-ce que vous êtes allé le chercher ?
Il y a eu une approche collective. Je pense qu'il était candidat, et comme d'autres étaient candidats. Et à nous d'aller rencontrer toutes les personnes qui pouvaient et qui étaient susceptibles. Certains sont venus spontanément, certains après discussion. Et Gaël a été candidat. Gaël est quelqu'un qui a besoin d'évoluer dans un environnement de confiance. Je pense qu'il est en confiance avec moi, avec les dirigeants de la Fédération, mais il est aussi en confiance avec le patron du haut niveau, Gilles Simon, Richard Gasquet, Alizé Cornet. Donc voilà, c'était important pour lui, je crois, pour qu'on puisse arriver à s'entendre et à fonctionner sur un objectif commun.
Publié le par Alexandre HERCHEUX