Marketa Vondrousova suspendue jusqu’en 2030 : les explications
DopageCoup de tonnerre sur le circuit féminin. Ce lundi, l’International Tennis Integrity Agency a annoncé que Marketa Vondrousova, gagnante de Wimbledon 2023, a été suspendue quatre ans pour avoir refusé un contrôle antidopage hors compétition à son domicile le 3 décembre 2025. La Tchèque de 26 ans, ancienne numéro 6 mondiale, ne pourra pas rejouer, entraîner ni assister à des événements organisés ou sanctionnés par l’ITF, la WTA, l’ATP, les Grands Chelems ou une fédération nationale jusqu’au 21 juin 2030, sauf appel favorable.
An independent tribunal has suspended Czech tennis player Markéta Vondroušová for four years under the Tennis Anti-Doping Programme.
The tribunal determined that the player provided "no compelling justification" for refusing a test in December 2025.
? https://t.co/lVevnzW0Sh pic.twitter.com/Vk65FlQn9P — International Tennis Integrity Agency (@itia_tennis) June 22, 2026
Quatre ans de suspension pour Vondrousova
L’ITIA a officialisé la nouvelle ce lundi 22 juin. Marketa Vondrousova a été sanctionnée par un tribunal indépendant pour avoir refusé de fournir un échantillon lors d’une tentative de contrôle antidopage hors compétition. Selon l’instance, une contrôleuse antidopage s’est présentée au domicile de la joueuse vers 20h00 le 3 décembre 2025. La Tchèque n’a pas soumis d’échantillon. Le tribunal a estimé que l’infraction était établie et que Vondrousova avait refusé de se soumettre au prélèvement après notification par une personne dûment autorisée, sans justification convaincante. La suspension débute à la date de la décision et prendra fin le 21 juin 2030. L’ancienne championne de Wimbledon aura alors presque 31 ans.
Vondrousova avait invoqué sa santé mentale et sa sécurité
Pendant la procédure, Vondrousova a présenté plusieurs explications. Elle a notamment expliqué que le stress, une mauvaise santé mentale et des craintes pour sa sécurité avaient altéré sa prise de décision. L’affaire avait déjà été rendue publique au printemps, lorsque la Tchèque avait évoqué une réaction de stress aiguë, un trouble anxieux généralisé et un sentiment d’insécurité lors de cette visite à domicile. La joueuse avait également insisté sur le contexte personnel difficile qu’elle traversait, entre blessures, pression, problèmes de sommeil et menaces reçues. Elle avait comparé sa peur à celle que peuvent ressentir certaines joueuses tchèques depuis l’agression subie par Petra Kvitova à son domicile en 2016. Mais le tribunal n’a pas retenu ces éléments comme une justification suffisante pour refuser le test.
Publié le par Alexandre HERCHEUX