Un joueur français sacrifie des tournois pour défendre l'environnement
FFTIl a côtoyé les plus grandes stars du tennis, notamment Novak Djokovic lors des Jeux olympiques de Paris 2024. Pourtant, Robinson Le Meur ne rêve pas de poursuivre sa carrière à n'importe quel prix. À 23 ans, le Français, classé -4/6, a fait des choix peu communs dans un sport où les déplacements internationaux sont souvent indispensables pour progresser. Dans un entretien accordé à Ecolosport, publié le 7 octobre, il explique pourquoi il préfère parfois renoncer à des tournois plutôt que de prendre l'avion. Il revient également sur son expérience aux États-Unis et critique certaines pratiques du tennis professionnel.
"La FFT, elle, met des choses en place, mais c’est un peu léger"
"Je suis prêt à sacrifier un peu de ma performance sportive au profit de ma performance écologique et d’un message plus grand. [...] Grappiller quelques places au classement mondial ne va pas changer ma vie." Le Français dénonce également certaines pratiques du tennis professionnel : "Il y a beaucoup de greenwashing et de sportwashing, que je dénonce." Il n'épargne pas non plus la Fédération française de tennis : "La FFT, elle, met des choses en place, comme la Fresque écologique du tennis, mais c’est un peu léger. Ce ne sera jamais, du moins pour l’instant, une priorité face à la performance et aux injonctions du sport-spectacle, qui n’a que faire de la performance écologique."
Pour rappel, la FFT dispose pourtant de plusieurs dispositifs. Sa Fresque écologique, lancée en 2021, a permis de sensibiliser 37 523 personnes, selon son rapport d'engagement publié en février 2026. La Fédération a également lancé cette année ENJEU, un outil destiné à accompagner les clubs dans leurs engagements sociaux et environnementaux.
Publié le par Alexandre HERCHEUX