Hajar Crinebouch, premier quart de finale pro à 17 ans : "J'apprends"
INTERVIEWHajar Crinebouch a frappé un joli coup ce jeudi à l’Open du Havre. La Française de 17 ans a dominé Mathilde Lollia 6-4, 6-1 en huitièmes de finale, après avoir déjà battu Juliette Trunet 7-5, 6-2 au premier tour. Invitée dans le tableau principal, elle s’offre ainsi le premier quart de finale professionnel de sa jeune carrière dans ce W15 du Havre. La semaine passée déjà, au W15 de Gonesse, Crinebouch avait montré des choses intéressantes en renversant l’Italienne Valentina Losciale 6-7(3), 6-3, 6-0 avant de céder contre Enola Chiesa 6-7, 1-6. Au micro de Tennis Actu, la jeune Française, du Lagardère Paris Racing, a raconté son parcours, et notamment ses débuts dans le tennis à 8 ans grâce à une enseignante à l’école.
Hajar Crinebouch au micro de Tennis Actu 2026
"J’ai commencé à 8 ans avec ma prof à l’école"
Hajar, déjà félicitations. Premier quart en pro, j’imagine que ça fait plaisir ?
Oui, ça fait plaisir. Je suis très contente, j’ai bien joué. Maintenant, j’attends de voir la suite, mais là, je suis très contente.
Tu as 17 ans, mais tu as déjà disputé pas mal de matches en pro. Tu as commencé dès 2023, donc tu as déjà une petite expérience ?
Oui, une petite expérience. Je n’en ai pas joué énormément au début parce que je n’avais pas fait de très bons résultats sur mes premiers tournois. Mais là, je commence à accumuler plus d’expérience sur les derniers matches, donc je suis contente. Et j’attends de voir la suite.
Pour ceux qui te découvrent, est-ce que tu peux nous parler un peu de ton parcours ? Comment tu es venue au tennis ?
J’ai commencé à 8 ans avec ma prof à l’école. Elle m’avait parlé du tennis, j’ai accroché tout de suite et depuis, je n’ai jamais lâché. Après, je suis passée par un club, à l'ACT Ermont.
"Roland-Garros, j'espère un jour..."
Et chez les jeunes, quel a été ton parcours ?
Je n’ai pas fait énormément de juniors. Je me suis assez vite dirigée vers le circuit pro, vers 15 ans, donc non, je n’en ai pas fait beaucoup.
À 17 ans, déjà un premier quart en pro, ça doit compter. Quels sont tes objectifs pour la saison ?
Faire beaucoup de 15 000, prendre beaucoup de points, essayer de faire beaucoup de matches, d’aller en finale et d’engranger un maximum de points. Et après, on verra pour jouer des tournois plus importants les années suivantes.
Roland-Garros, forcément, ça fait rêver. Au fond de toi, tu te dis que c’est un objectif ?
Oui, bien sûr, j’espère. Il faut encore que je monte au classement, mais oui, je me vois y aller un jour.
Pour ceux qui ne t’ont pas encore vue jouer, est-ce que tu peux parler un peu de ton style ?
Moi, je suis plutôt agressive. J’aime bien prendre le jeu à mon compte. J’essaie de varier pas mal. J’aime bien contrer aussi, mais la défense, ce n’est pas trop mon style. Globalement, je suis agressive.
Et en surface, plutôt dur ou plutôt surface rapide ?
En vrai, maintenant je préfère la terre battue, parce que je trouve que ma balle y fait plus de dégâts et que le jeu est plus beau. Avant, je préférais plutôt le dur.
"Gagner un 15 000, ce serait pas mal"
Là, si je ne me trompe pas, il y a ta maman et ta sœur avec toi ?
Oui.
Tu voyages souvent comme ça ?
La plupart du temps, c’est avec ma maman, parce que je suis en club, je ne suis pas en académie, donc mon coach ne peut pas venir tout le temps. Quand il peut venir, tant mieux, mais ce n’est pas systématique.
La découverte du monde pro, est-ce qu’il y a des choses qui t’ont surprise ou paru plus difficiles à appréhender, surtout à ton âge ?
Pour l’instant, ça va. J’ai eu quelques mauvaises expériences sur le circuit, mais dans l’ensemble, ça se passe bien et j’apprends.
Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour cette saison ?
Déjà, gagner un 15 000, ce serait pas mal. Et progresser le plus vite possible.
Et à plus long terme, tu as un rêve particulier dans le tennis ?
Je n’aime pas me porter la poisse, donc je préfère rester prudente. Mais bien sûr, il y a les Grands Chelems, comme tout le monde.
Publié le par Alexandre HERCHEUX