Yannick Noah : "Les ATP Finals, ça ne comptait pas pour moi"
INTERVIEWArthur Fils s'est qualifié ce mercredi 4 novembre pour ses premières ATP Finals, à 22 ans. Un âge auquel Yannick Noah avait lui aussi découvert le Masters, en 1982 à New York. Interrogé par Tennis Actu ce mercredi sur cette qualification et ses propres souvenirs du tournoi des Maîtres, le vainqueur de Roland-Garros 1983 a livré une réponse assez surprenante : "Ça ne comptait pas pour moi." Il a également évoqué le potentiel de Fils, qu'il connaît personnellement.
Vidéo: Yannick Noah au micro de Tennis Actu ce mercredi
Je pense qu'Arthur Fils a une belle marge de progression"
Quarante-quatre ans après sa première participation au Masters, Yannick Noah a été invité à réagir à la qualification d'Arthur Fils, devenu le dixième Français à décrocher son billet pour cette compétition. Le jeune Tricolore, désormais septième mondial, disputera les ATP Finals à Turin du 15 au 22 novembre. Mais Noah a d'abord tenu à relativiser sa connaissance de l'actualité du circuit. "Tu sais, moi, la dernière fois que j'ai fait ça, c'était il y a 45 ans, tu vois, il y a 43 ans. Donc enfin, ma vie, elle est tellement ailleurs, tu vois. Donc moi, réagir… Là, tu me fais parler. Je ne suis pas l'actualité."
L'ancien champion français garde néanmoins un œil sur le parcours de Fils. "J'ai des rapports avec Arthur, la famille et tout ça, etc. C'est bien ce qu'il fait, Arthur. Voilà, c'est vraiment bien. Je lui souhaite vraiment le meilleur. Je pense qu'il a une belle marge de progression."
"Moi, ce n'était pas un événement"
Entre 1982 et 1986, Yannick Noah a disputé quatre fois le Masters, un record pour un joueur français. Pourtant, ses souvenirs de cette compétition ne semblent pas particulièrement marquants. Interrogé sur ce qu'il en avait retenu, il a répondu sans détour. "Oui, rien, rien. Ça ne comptait pas pour moi. Non, mais vraiment. Alors, est-ce que c'est parce que je ne gagnais pas ? Je n'en sais rien. Je ne sais pas, mais moi, ce n'était pas un événement. C'étaient plus les Grands Chelems qui me…" Un regard qu'il replace toutefois dans le contexte de son époque. "Les ATP Finals, pour moi, ça ne représentait pas ce que peut-être ça peut représenter aujourd'hui. Donc qu'est-ce que ça représente pour Arthur ? C'est lui qui va vous répondre."
Publié le par Alexandre HERCHEUX