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Bonzi: "Avec Lionel Zimbler, c'est une relation de confiance"

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Publié le par Alexandre HERCHEUX

Il est sans doute et sûrement le Français qui s'est fait le plus remarqué cette année. Dimanche, à RennesBenjamin Bonzi a soulevé son sixième trophée de l'année en Challenger. Son troisième Challenger en trois semaines avec 15 victoires consécutives. Avec six coupes soulevées en 2021, le protégé de Lionel Zimbler a rejoint dans l'histoire les performances de Younes El Aynaoui, Juan Ignacio Chela et Facundo Bagnis. Et l'année n'est pas finie. 61e mondial lundi, le Gardois frappe à la porte du top 50 et compte bien désormais faire ses armes sur le circuit ATP. Présent au Kazakhstan la semaine passée pour disputer l'ATP 250 de Nur Sultan, où, malade, il a été contraint d'abandonner au 1er tour mercredi, "Ben" est revenu sur ses trois semaines de folies pour Tennis Actu. Interview réalisée avant son 1er tour la semaine passée.

Benjamin Bonzi... c'est 15 victoires et 3 titres de suite !

 

"C’est exceptionnel d’avoir eu cette constance et d’avoir fait trois semaines aussi pleines"

Après ses 15 victoires, et ce troisième titre de rang, puis un voyage au Kazakhstan, comment tu te sens ?

Je ne peux pas dire que je me sens mal. J’ai fait beaucoup de matchs et beaucoup de victoires. Forcément, je suis un peu fatigué. On va faire au mieux pour encore faire une belle semaine.

 

Tu te sens en grande forme physiquement ? Les jambes ne sont pas si lourdes que ça après les matchs ?

Ecoute, on récupère mieux quand on gagne. Jusqu’à maintenant, ça allait. Il y a quand même eu un voyage assez long. On va faire au mieux et voir comment ça se passe.

 

Qu’est-ce que tu as ressenti après ce 6e sacre en Challenger et surtout la 61e place lundi ?

Je sors de trois semaines incroyables. Je ne m’attendais pas du tout à faire un tournoi comme ça. C’est exceptionnel d’avoir eu cette constance et d’avoir fait trois semaines aussi pleines. Le classement, je t’avoue que je ne me penche pas dessus. Je ne fais pas trop attention à ça et je n’y réfléchis pas pour l’instant.  

 

 

"Il faut que j’aille prendre de l’expérience sur les Grands Prix"

Tu es inscrit à Orléans et Mouilleron. Tu n’as pas l’impression que ton histoire avec les Challengers est terminée pour le moment et que la prochaine étape est sur le circuit ATP ? Tu préfères rester prudent ?

Non dans le sens où les inscriptions étaient avant ces trois semaines. Je pense que les Challengers ne sont pas encore finis. Il faut que j’aille prendre de toutes façons de l’expérience sur les Grands Prix. Sofia, je devais aller en qualifs par exemple. C’est compliqué de voyager du Kazakhstan à Sofia. J’avais donc choisi Orléans et je ne voulais pas retourner aux USA pour San Diego et Indian Wells.

 

C’était un choix pour éviter la fatigue ?

Oui, c’était à peu près ça. Je savais que j’allais prendre un décalage au Kazakhstan donc j’ai préféré rester en Europe.

 

Le record de titres en challenger, c’est un objectif ?

Non, je n’y pense pas du tout. Si ça se fait tant mieux, sinon pas grave.

 

Le fait que tu égales des perfs de Youzhny (3 challengers de suite en 2016) ou Tipsarevic (20 victoires de suite en challenger en 2017), ça compte ?

Non franchement, je laisse ça de côté. Ce sont des belles stats mais ça ne veut pas dire grand-chose pour moi. Je sais qu’il y a plein de choses à faire dans mon tennis encore et des étapes à franchir.

 

 

Sur Lionel Zimbler : "On a une relation de confiance qui est très bonne. On est sur le bon chemin"

Tu as franchi des caps avec Lionel Zimbler. Comment l’expliques-tu ? Comment t’aide-t-il à être aussi régulier et serein ?

Ecoute, ça marche très bien. On a une relation de confiance qui est très bonne. On a beaucoup bossé depuis deux ans. Forcément la confiance a suivi avec les victoires. On est sur le bon chemin. On fait ce qu’il faut. Il faut que ça continue.

 

Pour que le rêve se poursuive en 2021, il faudrait que ça se déroule comment ?

Franchement… j’en sais rien. (sourire) Tu m’aurais appelé il y a trois semaines, je n’aurais pas su ou imaginé ce qu’il se serait passé ensuite.

 

On a l’impression que la suite logique ce serait d’exister en ATP 250 et battre un premier joueur du top 50 ?

Oui oui. Il faut que je me fasse une expérience plus solide en Grand Prix. Il faut passer par là pour monter au classement.

 

Comment jauges-tu cette différence entre challengers et ATP 250 ?

C’est compliqué car je n’ai pas assez d’expérience. Le peu que j’ai pu faire, j’ai affronté des gros joueurs. Les mecs installés maîtrisent l’intensité tout le match, sont plus constants et les différences sont là.

 

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la fin de saison ? Le top 50 et un coup au Rolex Paris Masters ?

Voilà très bien ! Ça me va ! (sourire)

Publié le par Alexandre HERCHEUX

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