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Suspendu pour matchs truqués, un Français prend 13 mois de plus

Matchs truqués
Mis à jour le par Alexandre HERCHEUX

L'appel de Samuel Bensoussan a produit l'effet inverse de celui espéré. Suspendu initialement un an et onze mois pour des faits liés à la manipulation de quatre rencontres, l'ancien joueur français réclamait son blanchiment devant le Tribunal arbitral du sport. Le TAS a rejeté son recours et partiellement accepté celui de l'International Tennis Integrity Agency. Sa suspension est désormais portée à trois ans, jusqu'au 22 mai 2028, tandis que son amende de 12 000 dollars est maintenue.

 

Quatre matchs truqués et deux approches non signalées

L'affaire porte principalement sur quatre rencontres que Samuel Bensoussan a été reconnu coupable d'avoir manipulées ou tenté de manipuler entre août 2017 et juin 2018. Les infractions retenues concernent notamment la modification volontaire du résultat ou d'un aspect d'un match, la facilitation de paris, l'acceptation d'un avantage financier destiné à influencer les efforts d'un joueur et l'absence de signalement d'approches liées à la corruption. Le dossier comprend également deux autres rencontres pour lesquelles il était reproché au Français de ne pas avoir signalé des sollicitations émanant du réseau criminel. La première décision avait écarté l'une de ces accusations. Le TAS l'a finalement considérée comme établie, portant le total de 17 à 18 infractions. 

 

"L'appel formé par Samuel Bensoussan est rejeté"

Le verdict rendu le 8 juin 2026 et annoncé par l'ITIA ce mercredi 15 juillet est sans ambiguïté. "L'appel formé par M. Samuel Bensoussan [...] est rejeté." — Le TAS a parallèlement accueilli une partie du recours de l'ITIA. Les arbitres ont finalement retenu les 18 infractions reprochées au Français et remplacé sa suspension d'un an et onze mois par une période d'inéligibilité de trois ans. Celle-ci reste rétroactive au 23 mai 2025 et prendra fin le 22 mai 2028. Les arbitres n'ont identifié aucun élément justifiant d'augmenter ou de réduire ce point de départ. Ils ont notamment relevé que Bensoussan n'avait reconnu aucune infraction et n'avait pas fourni d'assistance substantielle à l'ITIA, deux éléments qui auraient pu permettre un allègement de la sanction. La durée de trois ans a donc été considérée comme raisonnable et équitable. L'ITIA n'a toutefois pas obtenu les six ans et six mois qu'elle demandait. Le tribunal n'a pas davantage augmenté l'amende, maintenue à 12 000 dollars.

Publié le par Alexandre HERCHEUX

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