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Carlos Alcaraz copie Novak Djokovic : "J'ai le contrat !"

Open d'Australie
Mis à jour le par Alexandre HERCHEUX

Carlos Alcaraz [1] a décroché sa place en quarts de finale de l’Open d’Australie ce dimanche 25 janvier, en dominant Tommy Paul [19] : 7-6(6), 6-4, 7-5. Le n°1 mondial signe un succès solide mais loin d’être tranquille, face à son premier vrai test de la quinzaine. Avec ce succès, Alcaraz atteint son troisième quart de finale consécutif à Melbourne et reste parfait dans le tournoi : 12 sets joués, 12 gagnés depuis le début de la quinzaine. En quarts, le n°1 mondial affrontera Alex de Minaur [6] ou Alexander Bublik [10].


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"J'ai le contrat là-bas pour Novak mais je ne l'ai pas encore vu"

Sur le court, Alcaraz a été interrogé sur son nouveau service, très proche de celui de Novak Djokovic. "Novak est comme ‘Attends. C'est mon service. Il va devoir me payer de l'argent pour ce service.’ Tu l'as entendu dire ça ?", a demandé Jim Courier. "Carlos : "Ouais. Je l'ai entendu. J'ai le contrat là-bas mais je ne l'ai pas encore vu", s'est amusé "Carlitos", devant un public qui a apprécié la séquence. 

 

"Je suis vraiment très content du niveau que j’ai produit"

Carlos, bravo. À quel point es-tu heureux de t’en sortir en trois sets contre un adversaire aussi coriace ?

C’est vrai qu’en Grand Chelem, gagner en trois sets, c’est toujours très bien : tu économises de l’énergie pour le tour suivant. Et c’est encore meilleur pour toi, mentalement, de signer une victoire comme ça contre Tommy Paul, en trois sets. Ça te donne énormément de confiance avant les quarts. Je suis vraiment très content du niveau que j’ai produit aujourd’hui, et j’ai hâte de voir comment ça va se passer en quarts.

 

Dans ton interview sur le court, on t’a parlé des comparaisons avec le service de Djokovic. Qu’est-ce qui rend ce service si bon et si difficile à retourner ?

Je dirais que ce n’est pas forcément le service le plus rapide, mais il est extrêmement précis. Tu ne peux pas le lire : c’est vraiment, vraiment difficile à anticiper. Il sert très près des lignes, et la balle “gicle” au rebond. C’est dur à voir et à retourner. C’est ça qui rend son service si efficace : parfois, il faut privilégier la précision plutôt que la vitesse.

 

"J’ai réussi à jouer un très bon tennis du début à la fin"

Je comprends l’intérêt de gagner en trois sets pour conserver de l’énergie, mais est-ce plus précieux de jouer un match comme celui-là contre un joueur en pleine forme, même en trois sets, plutôt que de tomber sur un jour “sans” où tu n’aurais pas eu à autant élever ton niveau ?

Ça dépend. Honnêtement, même si j’avais joué quatre sets aujourd’hui, j’aurais été content aussi, parce que le niveau du match a été très, très élevé des deux côtés. Et puis, l’essentiel pour moi, c’était surtout autre chose : je travaillais sur le fait de rester concentré pendant tout un match. Aujourd’hui, j’ai réussi à jouer un très bon tennis du début à la fin, et ça, c’était vraiment important — plus que d’économiser de l’énergie, parce que j’en ai encore beaucoup (sourire). Ce qui compte, c’est d’avoir tenu ce niveau pendant presque trois heures. 

 

La météo annonce une grosse chaleur mardi, ce qui veut dire que le toit sera probablement fermé. Comment tu te sens à l’idée de jouer en indoor à ce stade, et quel impact ça peut avoir sur ton jeu (service, vitesse de balle, climat) ?

Il faut s’habituer à tout. Je dois contrôler ce que je peux contrôler. Si mardi il fait très, très chaud et que le toit est fermé, je dois l’accepter et essayer de jouer mon meilleur tennis en indoor. Quoi qu’il arrive, je serai prêt, concentré. Je vais essayer de ne pas y penser, de ne pas laisser ça influencer mon jeu. Voilà l’état d’esprit. On verra mardi : ça peut changer, évidemment, mais on doit montrer notre meilleur tennis dans toutes les conditions.

 

As-tu déjà joué ici avec le toit fermé ?

Je ne crois pas. Ce serait peut-être la première fois que je joue ici avec le toit, mais j’ai déjà pu m’entraîner comme ça, donc c’est très bien.

 

J’aime beaucoup ta tenue, elle est très unique.

Merci.

 

"Le padel, lui, est en train de devenir énorme"

La vraie question : que penses-tu de sports qui grandissent très vite partout dans le monde, comme le padel et le pickleball ?

Voir de nouveaux sports se développer, c’est génial. Pour moi, le padel est plus “européen”, on va dire : j’adore regarder, et j’essaie d’en jouer dès que je peux — même si parfois je n’ai pas le droit. Le pickleball, je le regarde moins et j’y joue moins, parce que ça n’est pas encore vraiment arrivé en Europe, même si ça s’en rapproche. J’y ai joué quelques fois : c’est amusant. Ce sera intéressant de voir l’impact du pickleball en Europe et ailleurs, mais le padel, lui, est en train de devenir énorme.

 

Tu as parlé plusieurs fois de ton changement au service, en disant que ça venait surtout de toi. Tu fais confiance à ton équipe, bien sûr, mais à quel point est-ce important de faire confiance à ton propre jugement et à tes propres décisions ? Est-ce que tu as progressé là-dessus avec l’âge et l’expérience ?

Oui, je l’ai appris en grandissant et avec l’expérience : ton équipe ou ton coach peut te dire beaucoup de choses, mais si toi tu ne te sens pas à l’aise, il faut faire autrement. La première chose, c’est que le joueur doit se sentir bien avec ce qu’il fait. J’ai une confiance totale dans mon équipe : ils mettent sur la table des choses dont ils sont sûrs qu’elles me conviendront, que ce soit au niveau des déplacements ou autre. Et moi, je me sens vraiment très à l’aise avec tout ce qu’on a fait jusqu’ici, que ce soit avec l’équipe ou sur des ajustements que j’ai décidés moi-même. Au final, le plus important, c’est d’être à l’aise sur le court.

 

Dans le tie-break du premier set, il y a eu environ 15 minutes d’interruption à 3-3 à cause d’une situation en tribunes. À quel point c’était difficile à gérer, émotionnellement et physiquement, surtout à ce moment-là du set ?

J’ai déjà vécu ce genre de situation, et ce n’est jamais agréable. Mais je le dis souvent : la santé des gens est la chose la plus importante. Ils doivent se sentir bien en regardant le match. Ensuite seulement, on pense aux joueurs. Dès que j’ai vu que la personne allait bien, j’ai simplement essayé de me remettre en action, d’être de nouveau à 100 %, parce que dans un tie-break, chaque point compte. J’ai essayé de redémarrer le mieux possible. Je suis content de la façon dont j’ai rejoué après ça, et je dirais que ce n’a pas été si difficile de me reconcentrer.

Publié le par Alexandre HERCHEUX

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