Carlos Alcaraz : "En parlant avec mon équipe, j'ai réalisé..."
Open d'AustralieCarlos Alcaraz a validé son billet pour le 3e tour de l’Open d’Australie 2026 en dominant Yannick Hanfmann 7-6(4), 6-3, 6-2, ce mercredi 21 janvier à Melbourne. Sur la Rod Laver Arena, le n°1 mondial a dû s’employer pendant 2h44, surtout dans une première manche marathon de 78 minutes. Bousculé par le gaucher allemand, Alcaraz a notamment dû revenir d’un break de retard dans le premier set avant de faire la différence au tie-break. Une fois ce bras de fer remporté, l’Espagnol a progressivement pris le contrôle. En quête d’un Career Grand Slam, Alcaraz enchaîne donc une deuxième victoire de rang à Melbourne et se projette désormais vers un rendez-vous très attendu : un duel contre Corentin Moutet au prochain tour.
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"En parlant avec mon équipe, j’ai réalisé que j’avais mieux joué que je ne le pensais"
Carlos, félicitations pour cette qualification pour le troisième tour. Comment évaluez-vous votre performance aujourd’hui, et votre match contre un très bon joueur aujourd’hui ?
Eh bien, évidemment, je ne me suis pas trouvé si bon. Mais ensuite, en parlant avec mon équipe, j’ai réalisé que j’avais mieux joué que je ne le pensais (sourire), ce qui est super. Mais, évidemment, je suis encore en train de m’habituer aux conditions, de m’habituer à mieux jouer. Et évidemment, je pense que, face à moi, j’ai affronté un très bon joueur aujourd’hui. Mais je suis content de progresser chaque jour, match après match. Donc j’espère être meilleur au prochain tour.
Est-ce que c’est quelque chose qui arrive souvent : vous avez l’impression de ne pas avoir si bien joué, et votre équipe vous dit que vous avez en fait mieux joué ?
Oui, enfin, comme je l’ai dit souvent, je pense que quand on est sur le court, on ne voit pas toujours les choses correctement. Du coup on reste bloqué sur les pensées négatives, sur les aspects négatifs. On ne voit pas l’ensemble, la globalité. Quand vous regardez le match de l’extérieur, tout est plus clair. Le ressenti que j’avais sur le court, c’est pour ça que j’ai dit que je ne me sentais pas si bien. Mais évidemment, c’est aussi à cause de la façon dont Yannick a joué, ou des grands coups qu’il a réalisés : il ne m’a pas laissé me sentir à l’aise sur le court. En général, comme je l’ai dit, c’est surtout une question de sensations. Ces commentaires avec mon équipe après le match m’aident beaucoup, pour le tour suivant, à voir les choses plus clairement.
L’autre jour, vous disiez que vous alliez continuer à ajuster votre service, différents coups que vous frappez. Quels sont, selon vous, les ajustements les plus précieux, les changements les plus importants que vous avez faits au cours de l’année ou des deux dernières années, alors que vous aviez déjà un très bon niveau, et qui vous ont vraiment aidé ?
Eh bien, je ne sais pas, je dirais probablement la partie technique. Je pense que le service est le coup sur lequel j’ai fait le plus de changements, vous savez, probablement l’an dernier. Sur les autres coups, je n’ai pas vraiment changé grand-chose, ou en tout cas je n’y ai pas mis autant d’attention. Mais en dehors des coups eux-mêmes, j’ai surtout ajusté des choses sur mon comportement : comment je me comporte, comment je me parle à moi-même, comment j’aborde chaque match, comment j’aborde chaque tournoi, et, dans les moments vraiment difficiles d’un match, comment je les gère. Ce sont des ajustements que j’ai essayé de faire de la meilleure manière possible sur l’année écoulée. C’est quelque chose sur quoi j’ai beaucoup travaillé.
"Je n’y pense pas, au fait d’être un bon ambassadeur du tennis"
Je voudrais vous interroger sur votre retour de service. Côté revers, vous en avez envoyé quelques-uns longs aujourd’hui. C’est parfois une tendance dans vos matchs. Est-ce quelque chose dont vous avez conscience et que vous essayez de corriger ?
Le retour, pardon ?
Le retour de deuxième balle côté revers. Parfois, vous envoyez ces retours trop longs. Est-ce quelque chose dont vous avez conscience et que vous essayez de corriger ?
Le retour, de manière générale, c’est quelque chose que j’essaie d’améliorer. Je ne sais pas. Parfois, c’est lié à ce que je ressens. Parfois, c’est juste le fait d’avancer. Parfois, vous savez, c’est attendre un peu plus loin. Oui, comme je l’ai dit, ici à Melbourne, je pense que, vous savez, il y a du vent tous les jours. Donc parfois, c’était difficile d’ajuster le coup si vous êtes plus loin dans le court, et j’essaie simplement de faire le meilleur retour possible sur ce point-là. Mais évidemment, c’est quelque chose que j’essaie de corriger, j’essaie de faire mieux.
En tant que n°1 mondial, l’un des plus grands noms du tennis, ressentez-vous une responsabilité d’être un ambassadeur de ce sport, de le faire grandir comme Federer, Nadal et Djokovic l’ont fait avant vous ?
Pas vraiment. Je n’y pense pas, au fait d’être un bon ambassadeur du tennis. Mais en même temps, évidemment, ma façon de jouer… je l’ai dit souvent : parfois, j’essaie juste de divertir le public, d’inciter les gens à regarder davantage le tennis. Mais au-delà de ça, vous savez, je ne me dis pas que je dois être le meilleur ambassadeur possible du tennis. Rien que le fait d’entrer sur le court, je fais ce que j’aime : je joue au tennis. C’est, comme ça, la meilleure manière pour moi d’être un bon ambassadeur du tennis. C’est simplement aimer ce que l’on fait et profiter de chaque seconde quand on est sur le court. Je pense que c’est tout. C’est la seule chose à laquelle je pense.
Vous parliez justement d’ajuster certaines choses. Est-ce que vous avez des ampoules en ce moment ? Et quand vous avez des ampoules, à quel point ajustez-vous la façon de tenir la raquette et votre manière de jouer avec ?
Eh bien, heureusement, je n’ai pas encore d’ampoule à la main. Donc c’est bien pour moi, je suppose (sourire). Mais j’en ai aux pieds. Honnêtement, ce n’est pas une situation très confortable. Mais parfois, c’est comme si vous deviez être un guerrier. Si vous ressentez une douleur quelque part à cause d’une ampoule, quelle qu’elle soit, vous devez passer au-delà de la douleur et essayer d’être le meilleur joueur possible sur le court. Évidemment, avoir une ampoule à la main, là où vous tenez la raquette, ce n’est vraiment pas une bonne chose, pour être honnête. Donc j’espère ne jamais en avoir.
Publié le par Alexandre HERCHEUX