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Carlos Alcaraz : "S'il veut me battre, il devra transpirer"

Open d'Australie
Mis à jour le par Alexandre HERCHEUX

Carlos Alcaraz a dominé Alex de Minaur 7-5, 6-2, 6-1 ce mardi 27 janvier, en quarts de finale de l’Open d’Australie 2026. Une victoire nette, conclue en 2h15, qui envoie le n°1 mondial pour la première fois en demi-finales à Melbourne. Pendant un set, de Minaur a réellement bousculé la hiérarchie, dans une manche hachée par les breaks : l’Australien est revenu de 0-3 puis de 3-5, en avançant davantage dans le court et en jouant plus offensif. Mais une fois le 7-5 sécurisé, Alcaraz a serré le jeu : plus d’autorité du fond, plus de pression sur les mises en jeu adverses, et un match qui a progressivement tourné à la démonstration (6-2, 6-1). En demies, Alcaraz retrouvera Alexander Zverev, qualifié un peu plus tôt et toujours en quête de son premier titre du Grand Chelem.

 

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"Je suis surtout très heureux d’être passé et de jouer ma première demi-finale ici"

Carlos, bravo. Vous voilà en demi-finales de l’Open d’Australie pour la première fois. Est-ce que c’était votre meilleur match du tournoi jusqu’ici ?

 Oui, je pense. C’était un super match en termes de niveau et d’intensité. Je pense que j’ai probablement livré mon meilleur match depuis le début du tournoi. Je pourrais le mettre au même niveau que mon match contre Tommy, mais je suis surtout très heureux d’être passé et de jouer ma première demi-finale ici, donc j’ai hâte.

 

Carlos, votre niveau de concentration depuis le début du tournoi est impeccable. Est-ce que vous avez particulièrement insisté sur l’aspect mental pendant la préparation intersaison, pour mieux gérer les hauts et les bas ?

Oui, j’ai beaucoup travaillé là-dessus : la concentration, le focus. Ne pas avoir de hauts et de bas pendant les matches, c’était l’un de mes objectifs principaux, et j’essaie de le mettre en pratique à chaque entraînement. Si je m’entraîne deux heures, deux heures et demie, en faisant des sets ou en jouant contre quelqu’un, j’essaie de garder le même niveau et la même concentration, point après point après point. Je pense que le travail paye. Avoir un bon état d’esprit et une très bonne concentration pendant tout le tournoi, ça me rend vraiment fier, parce que je vois que les efforts portent leurs fruits.

 

Vous aviez déjà joué Alex cinq fois avant ce soir et vous le connaissez bien. Il arrivait dans la meilleure forme de sa carrière. Avez-vous remarqué quelque chose de différent dans sa façon d’aborder le match ou dans le niveau qu’il a produit, par rapport à ce que vous aviez vu auparavant ?

 Honnêtement, j’ai surtout senti ce qu’il essaie de faire contre moi ou contre un joueur du top. On connaît tous son niveau, son style : il est très rapide, il rate rarement. Parfois, c’est vraiment difficile parce qu’avec sa vitesse, il prend la balle très tôt et ne vous laisse pas le temps dans l’échange. Quand il joue les meilleurs, il essaie d’être plus agressif, et parfois ça le sort de sa zone de confort. On le voit alors rater davantage, y compris sur des balles assez “faciles”, disons. J’ai remarqué ça, et on sait comment aborder le match, parce qu’on a l’impression d’avoir un temps d’avance dans ces situations.

 

"Je serai très bien préparé. Et s’il veut me battre, il va devoir beaucoup transpirer"

Vous jouez Sascha au tour suivant. Pouvez-vous nous parler de ce match-up ? Sur le court, vous avez dit que vous aviez joué un set d’entraînement contre lui avant le tournoi.

 Oui, la semaine avant le tournoi, on s’est entraînés avec plusieurs joueurs. J’ai tapé avec lui et le niveau était vraiment très haut. On a fait un set gagné 7-6, qui a duré environ une heure trente. Donc c’était du très haut niveau de tennis, avec beaucoup d’intensité. J’ai regardé ses matches pendant le tournoi : c’est impressionnant le niveau qu’il produit. Ça va être une grande bataille. Je sais qu’il sert très bien. Il est solide et agressif dès qu’il le peut dans les rallyes du fond. Je serai prêt, c’est sûr. Je suis excité de jouer une demi-finale ici à l’Open d’Australie. Je sais ce que j’ai à faire, je serai très bien préparé. Et s’il veut me battre, il va devoir beaucoup transpirer (sourire).

 

Vous avez dit sur le court que votre équipe vous avait demandé d’être patient, en vous disant que votre niveau allait venir. Qu’est-ce que vous vous dites, vous, pour rester patient et garder cet état d’esprit ?

 Oui… C’est mon premier tournoi officiel de l’année et, parfois, je ne suis pas très patient. Au premier match, j’ai vraiment envie de jouer tout de suite à mon meilleur niveau. C’est presque impossible : il faut retrouver le rythme de la compétition. Je suis sorti du court au premier tour content de mon niveau et de mes sensations, et mon équipe m’a dit : “Sois patient. Ton niveau, le niveau auquel tu veux jouer, va venir, c’est sûr.” Il faut continuer d’essayer, continuer de se pousser, et on finit par arriver là où on veut être. Je trouve que ça a été un vrai travail jusqu’ici : de passion, d’efforts, de dépassement. Et je suis heureux de voir où se situe mon niveau aujourd’hui.

 

"Je pourrais dire que mon niveau à l’US Open était supérieur à celui que je produis maintenant"

On vous a interrogé sur la comparaison entre votre niveau actuel et celui de l’US Open. Maintenant que vous avez encore passé un tour, comment voyez-vous cette comparaison ?

 Je ne sais pas. Je pourrais dire que mon niveau à l’US Open était supérieur à celui que je produis maintenant, mais c’est assez proche (sourire). Oui, je pense que c’est assez proche. On peut en discuter. Je laisse les gens en parler et dire quel niveau est le meilleur, l’US Open ou ici. Je dirais que, à l’US Open, avec la manière dont je servais et dont je faisais tout, c’était, pour moi, “imbattable”, j’imagine. Mais là, je suis simplement heureux. Je suis fier de la façon dont je joue ici.

Publié le par Alexandre HERCHEUX

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