Elena Rybakina a dompté Iga Swiatek : "Je fais mon travail"
Open d'AustralieElena Rybakina [5] a dominé Iga Swiatek [2] 7-5, 6-1 ce mercredi 28 janvier à Melbourne, en quarts de finale de l'Open d'Australie. Une performance très solide de la Kazakhe, qui rejoint le dernier carré pour la première fois depuis sa finale de 2023. Ce succès confirme aussi sa dynamique : la joueuse de 25 ans a signé une 18e victoire sur ses 19 derniers matches et enchaîne un 8e succès consécutif contre une Top 10. Prochaine étape : une demi-finale contre Jessica Pegula [6], tombeuse d’Amanda Anisimova [4].
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"J’ai l’impression de faire mon travail, d’essayer de m’améliorer chaque jour"
Félicitations. De retour en demi-finales ici. Parlez-nous de vos impressions sur le match et de ce qui vous satisfait le plus aujourd’hui.
Oui, je suis vraiment heureuse de la victoire, et contente que ce soit en deux sets. J’ai un peu galéré au service dans le premier set, mais globalement je suis heureuse d’avoir réussi à gagner en deux manches.
Vous disiez que le service a un peu coincé au premier set, mais vous l’avez vraiment “allumé” dans le deuxième. Parlez-nous de ça : gagner le premier set puis vraiment prendre le large dans le second.
Oui, j’ai eu l’impression que le début était un peu lent, peut-être même pour nous deux, parce que le pourcentage de premières balles, je pense, n’était pas très élevé des deux côtés. Peut-être parce que j’avais fait l’entraînement hier en indoor. Je pense qu’elle aussi a travaillé en indoor parce qu’il faisait trop chaud. Ensuite il faut s’ajuster. Et dans le deuxième set, j’ai essayé de lancer la balle depuis une position différente et de modifier un peu le lancer, donc je suis contente que ça ait marché.
De retour en demi-finales pour la première fois depuis deux ans : selon vous, qu’est-ce qui est le plus difficile, dans une carrière, pour gagner un Grand Chelem ?
Le plus difficile, je dirais, c’est probablement de rester régulière pendant les deux semaines, les deux semaines complètes. Il y a toujours des journées compliquées. On peut jouer en indoor, en outdoor, au soleil, ça peut être un match de nuit… Toutes ces conditions sont un peu piégeuses. Et il faut aussi voir à quelle vitesse on s’adapte à ces circonstances. Je pense que maintenant je suis plus calme quand j’avance loin dans le tournoi. Au début, quand c’est la première finale et qu’on va très loin, évidemment on est plus émotionnelle. Là, j’ai l’impression de faire mon travail, d’essayer de m’améliorer chaque jour. Donc c’est un peu : un jour, un match.
"Clairement, sur ce tournoi, j’ai joué chaque match un petit peu mieux"
Le pourcentage de premières était peut-être un peu plus bas, mais vous finissez quand même avec 26 winners. Comment comparez-vous votre forme sur les cinq premiers tours avec votre niveau de 2023, quand vous aviez atteint la finale ici ?
Je ne me souviens pas exactement comment j’avais commencé le tournoi en 2023. Je pense que, au score, il y avait eu des tours plus difficiles. Mais j’ai le sentiment que cette fois, je n’ai peut-être pas très bien démarré mes matches, en termes de sensations sur les frappes et tout ça, mais j’arrivais quand même à gagner en deux sets. Physiquement, je me sens bien maintenant. C’est difficile de comparer, mais clairement, sur ce tournoi, j’ai joué chaque match un petit peu mieux.
Je voulais vous demander ce que ça vous fait d’avoir votre box si près de vous pendant le match. Est-ce que c’est apaisant ? Comment vous le vivez ?
Pour moi, c’est mieux, bien sûr, que les coaches soient plus proches, parce qu’on les entend mieux. C’est agréable d’avoir des conseils, surtout quand quelque chose ne fonctionne pas. Donc je pense que c’était une bonne idée de rapprocher un peu les coaches du court.
Vous avez parfois l’impression de recevoir trop d’informations ? Y a-t-il un moment où vous avez envie de dire : “Stop, je gère” ?
Ça dépend, mais je pense que c’est mieux d’avoir plus d’informations que pas du tout. En tout cas pour moi.
Vous avez parlé de quelques ajustements au service dans le deuxième set. De l’extérieur, on a l’impression que vous entrez dans une sorte de “zone”. Comment ça se passe pour vous ? Vous réfléchissez beaucoup quand vous servez, ou vous arrivez à faire le vide ?
Bien sûr, je réfléchis au service : où me positionner, et si, d’un côté, le soleil gêne vraiment, alors essayer de lancer la balle différemment. Il faut pouvoir s’ajuster. Je pense que dans le premier set, c’était assez difficile, et il m’a fallu du temps pour commencer à mieux servir dans le deuxième.
"J’ai pris de la confiance grâce à des matches difficiles"
Depuis octobre, vous êtes à 8-0 contre des top 10 et à 18-2 au total. Votre condition physique y est sans doute pour quelque chose : y a-t-il autre chose qui explique votre forme de ces derniers mois ?
Je pense que sur la fin de saison, les derniers tournois que j’ai joués, j’ai pris de la confiance grâce à des matches difficiles. Bien sûr, c’est quelque chose que j’ai essayé d’emporter avec moi sur cette année, cette saison. Il y a encore beaucoup de choses à améliorer, à travailler, mais le plus important, c’est que j’essaie de rester agressive chaque fois que j’ai l’occasion d’avancer, peut-être de prendre un petit risque. Même aujourd’hui, quelques coups étaient très proches de la ligne, sur la ligne, donc je suis contente que ça tourne en ma faveur, mais clairement, le plus important pour mon jeu, c’est de rester agressive.
Pouvez-vous nous donner un aperçu du prochain match, la demi-finale : votre état d’esprit, mais aussi Jessica Pegula, le type de joueuse qu’elle est, ses armes ?
Jessica, je la connais bien, et elle me connaît bien. Mais le plus important pour moi, c’est d’être concentrée sur mon service, parce que c’est un gros avantage quand ça fonctionne, et de rester agressive dans les échanges. Oui, on verra qui va gagner.
Comment décririez-vous Jessica Pegula comme adversaire ?
C’est une adversaire très expérimentée, elle bouge bien, et sa balle reste assez basse. Donc parfois, ça rend les choses un peu difficiles contre elle, mais je vais essayer de m’adapter. Je vais en parler avec mon équipe. On va faire un plan de match. Et je vais essayer de faire de mon mieux, bien sûr.
Publié le par Alexandre HERCHEUX