Gaël Monfils, la fin de sa belle histoire avec l'Australie
Open d'AustralieÀ Melbourne, Gaël Monfils, battu au premier tour par le qualifié local Dane Sweeny (6-7(3), 7-5, 6-4, 7-5) lors de sa 20e et dernière participation au Grand Chelem australien, a refermé ce mardi un chapitre long de vingt ans à l’Open d’Australie, L’Open d’Australie aura été un miroir fidèle de la carrière de Gaël Monfils : un tournoi où il a souvent dû se battre contre les circonstances, mais où il a aussi signé deux de ses plus beaux “runs” en Grand Chelem (quarts 2016 et 2022), et une campagne 2025 restée comme l’une des plus belles histoires d’un vétéran !
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2004 : le premier trophée australien
Avant d’être une figure du circuit, Monfils a d’abord été un gamin qui gagne (presque) tout. En 2004, il remporte le titre juniors à l’Open d’Australie, un moment fondateur dans une année exceptionnelle qui l’installera comme le patron de sa génération chez les jeunes. Cette victoire juniors a valeur de symbole : elle raconte un Monfils déjà à l’aise sur le dur australien, déjà “showman”, déjà à l'aise dans l’atmosphère de Melbourne Park, qui a d'ailleurs beaucoup évolué.
Des débuts pros à la quête de la deuxième semaine
Chez les professionnels, l’Open d’Australie devient longtemps un tournoi de lutte : des premiers tours parfois piégeux, des troisièmes tours arrachés, et une sensation récurrente de “presque”. Monfils, lui, avance dans sa carrière avec ce mélange unique de puissance, de vitesse et d’improvisation… mais Melbourne ne lui offre pas tout de suite une grande épopée. Il faut attendre une décennie de tentatives pour voir enfin le cap tomber.
2016 : le premier grand déclic, enfin les quarts
En janvier 2016, Monfils franchit pour la première fois la porte des quarts de finale à Melbourne. En huitièmes, il domine Andrey Kuznetsov et s’offre une libération. Le rêve se heurte ensuite à Milos Raonic, trop fort ce soir-là, mais l’image reste : Monfils enfin dans le grand carré des derniers survivants, Monfils enfin récompensé à Melbourne. Ces quarts 2016, c’est un tournant : il ne s’agit plus seulement d’être spectaculaire, il s’agit d’être dangereux, réellement, sur ce tournoi.
2022 : le frisson Berrettini et l’autre quart, au bout de la nuit
Six ans plus tard, Monfils remet ça. À l’Open d’Australie 2022, il retrouve les quarts de finale et s’offre même l’un des scénarios les plus “Monfils” de sa carrière : un match en cinq sets, une remontée, l’énergie qui change de camp, et cette sensation que tout peut basculer à chaque échange. Face à Matteo Berrettini, le Français se retrouve mené deux manches à zéro, revient à hauteur… avant de céder dans l’ultime set (6-4, 6-4, 3-6, 3-6, 6-2). Cette nuit-là, même dans la défaite, Monfils a proposé un spectacle remarquable.
2025 : la deuxième jeunesse et l’exploit Fritz
Début 2025, à 38 ans, Monfils arrive en Australie avec une confiance rarissime à cet âge, porté par un titre à Auckland qui a marqué les esprits. À Melbourne, il sort alors l’une de ses plus grosses performances sur dur : la victoire contre Taylor Fritz, tête de série n°4, en quatre sets (3-6, 7-5, 7-6(1), 6-4). Il a rejoint Jo-Wilfried Tsonga au sommet des Français les plus victorieux en simple à l’Open d’Australie, avec 37 succès. Les deux resteront donc pour toujours à égalité à Melbourne.
Publié le par Alexandre HERCHEUX