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Iga Swiatek : "J'étais un peu malade ces derniers jours'

Open d'Australie
Mis à jour le par Alexandre HERCHEUX

Iga Swiatek a validé son billet pour le troisième tour de l’Open d’Australie 2026 ce jeudi 22 janvier, en dominant Marie Bouzkova en deux sets (6-2, 6-3) sur la John Cain Arena. La Polonaise a rapidement pris les commandes, malgré un léger passage à vide en début de match. Après avoir concédé un break, Swiatek a immédiatement remis la marche avant, reprenant plusieurs fois le service de la Tchèque pour s’adjuger la première manche 6-2. Le deuxième set a été un peu plus accroché : menée 3-1, la n°2 mondiale a resserré son jeu et a terminé très fort, enchaînant cinq jeux d’affilée pour boucler l’affaire 6-3 et éviter tout scénario piège. Au prochain tour, Iga Swiatek [2] affrontera Anna Kalinskaya[31], qualifiée de son côté pour le troisième tour après un succès contre Julia Grabher.

 

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Retrouvez ici le tableau Dames de l'Open d'Australie 2026

 

"Le calendrier est chargé. Il n’y a pas beaucoup de temps pour “réinitialiser” complètement, c’est presque impossible"

Félicitations pour la victoire. Qu’as-tu dû bien faire aujourd’hui pour passer Marie ?

 Je pense que contre elle, il faut toujours être solide et vraiment disciplinée, parce que tu dois finir l’échange plusieurs fois. Elle défend très bien. Je pense que c’est ce que j’ai fait aujourd’hui : j’ai mis de la pression dès le début, c’est sûr.

 

Taylor Fritz disait hier qu’avec une intersaison plus courte et un calendrier très dense, certains joueurs commencent la saison moins “frais” qu’avant. Comment te sens-tu physiquement ?

 Non, physiquement je me sens bien. Mais c’est sûr que le calendrier est chargé. Il n’y a pas beaucoup de temps pour “réinitialiser” complètement, c’est presque impossible. Du coup, on a l’impression qu’il n’y a plus vraiment de début de saison et de fin de saison : honnêtement, pour des gens qui travaillent physiquement 11 mois sur 12, avoir 10 jours sans raquette, ce n’est pas assez pour repartir à zéro. C’est ce que je ressens. Parce que pendant quatre jours, tu penses encore à la saison. Les derniers jours, tu penses déjà à la préparation de la suivante. Donc oui, il a raison : le calendrier est dense et la saison est de plus en plus longue. Mais je pense que tout le monde le sait déjà.

 

"Ce n’est pas comme si tu n’étais “que” joueuse de tennis"

Les difficultés mentales pour “déconnecter” pendant les rares moments de repos : est-ce que tu as des stratégies ? Est-ce que tu planifies des choses à la maison pour te sortir le tennis de la tête ?

 Quand tu joues bien, tu as aussi beaucoup de choses à faire en dehors du court. Ce n’est pas comme si tu n’étais “que” joueuse de tennis. Si tu veux bien jouer, tu deviens aussi une forme de personnalité publique. Plus ou moins, à différents niveaux, tu peux choisir… Mais il y a aussi énormément de choses à gérer. Ce n’est pas comme si on finissait un tournoi et c’était terminé. Donc je pense qu’il faut trouver un équilibre avec ça aussi, parce que tu veux également t’épanouir dans cette partie-là de ta carrière. Ensuite, évidemment, il faut réussir à trouver du vrai temps pour se reposer et profiter. Par exemple, parfois quand je rentre à Varsovie, ce n’est pas comme si j’avais une pause après le tournoi : j’ai tellement de choses à faire que je ne fais pas pendant les tournois, et je dois vraiment rattraper. Oui, mais j’imagine que c’est ce qu’il faut faire. Si tu veux réussir à ce niveau, ce n’est pas facile, mais c’est nécessaire.

 

Pendant l’année, quand tu joues quasiment dix mois d’affilée, entre les tournois, comment est-ce que tu arrives à t’échapper un peu, même brièvement ?

 Je ne dirais pas que je le fais très bien. En fait, c’est mon objectif cette année : je ne sais pas, aller quelque part et simplement me reposer, ne rien faire, parce que j’ai tendance à… oui, faire d’autres choses, comme des obligations hors court. Évidemment, il y a des choses à faire, et j’en porte aussi pas mal sur mes épaules. Mon objectif cette saison, c’est vraiment de mieux “débrancher”. J’espère avoir plus d’énergie jusqu’à la fin de la saison. Et je dis ça parce qu’avec le COVID, je n’ai pas vraiment eu l’expérience de jouer des saisons complètes. En 2024, je n’y arrivais pas non plus. L’an dernier, c’était un peu la première : avant ça, j’étais blessée en 2019, puis le COVID a commencé en 2020. Donc l’an dernier, c’était la première saison où j’ai pu jouer du début à la fin. C’est clairement quelque chose dont il faut tirer des leçons.

 

"J’étais un peu malade ces derniers jours"

En parlant spécifiquement de ton match aujourd’hui : tu as été très performante au filet. Peux-tu expliquer ton jeu à la volée, et le fait d’y aller comme une tactique ?

 Oui, à un moment, je devais aller au filet et conclure les points là-bas parce qu’elle défend très bien. Elle va remettre une balle de plus. Et elle recule assez loin derrière la ligne de fond aussi. Ce n’est pas facile de faire un coup gagnant. Je suis contente d’être montée au filet. On savait plus ou moins que ça allait être nécessaire à un moment. On a aussi travaillé un peu plus les volées hier. Je me sentais en confiance là-dessus.

 

Comment as-tu passé tes jours de repos ?

 Ces derniers jours, honnêtement, je me suis surtout concentrée sur l’entraînement. J’étais un peu malade ces derniers jours — je ne sais pas si ça s’entend ou pas. Je voulais juste me remettre en forme. Je n’ai pas fait grand-chose, honnêtement. Je ne pouvais pas.

 

Tu bois beaucoup de thé quand tu es malade ?

 Quand je suis à la maison, oui. Ici, il aurait fallu que j’aille en acheter, donc je m’en suis passée. Mais j’aime le thé.

Publié le par Alexandre HERCHEUX

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