Jannik Sinner : "Le tennis est un sport de pourcentage"
Open d'AustralieJannik Sinner a déroulé ce jeudi 22 janvier 2026 au deuxième tour de l’Open d’Australie, en dominant l’Australien James Duckworth en trois sets : 6-1, 6-4, 6-2. Une prestation très maîtrisée de l’Italien, qui n’a jamais laissé le match s’installer dans une zone d’incertitude. Sans frayeur, ni relâchement, le n°1 italien, qui n'avait eu besoin que deux sets contre Hugo Gaston, poursuit son parcours à Melbourne et rejoint le troisième tour avec des repères et de la confiance. Il affrontera l'Américain Eliot Spizzirri, invité surprise du troisième tour. Une autre formalité sur le papier.
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"Il faut aussi avoir le courage de varier parfois, parce que tu ne peux pas toujours faire la même chose"
Jannik, bravo. Encore une victoire en ligne droite. Que sais-tu de ton prochain adversaire, Eliot Spizzirri ?
Je ne sais pas grand-chose. Bien sûr, je l’ai vu jouer par le passé quelques matches. Très agressif, talentueux. Donc on verra ce qui arrive. Je suis très heureux de ma performance aujourd’hui.
En regardant les statistiques du match précédent et de celui-ci, tu sembles progresser un peu dans tous les domaines. Sur le court, tu as eu le même ressenti, l’impression de t’améliorer match après match ?
Oui, je veux dire… c’est difficile de dire. Je pense que chaque match est différent. Aujourd’hui, les conditions étaient différentes. Il faisait un peu plus froid qu’hier. Ce n’était pas aussi venteux qu’à l’extérieur. Ça, ça n’a pas trop changé. C’était un peu plus facile de jouer. Mais j’ai essayé de rester très agressif, de m’en tenir à mon plan de jeu aujourd’hui. Je sais où je dois progresser, j’ai très bien joué aujourd’hui. Et du fond du court, j’ai joué très vite. Donc j’ai essayé de bien “frapper dans la balle”. Et c’était important de rester proche de la ligne. C’était une bonne performance de mon côté. C’est un adversaire très solide, difficile à jouer. Donc je suis très content.
L’une des choses uniques au tennis, c’est que tu partages le vestiaire avec tes rivaux. À quel point est-ce que ça change maintenant que tu approches de la fin d’un tournoi, par rapport au début, quand il n’y a que toi et l’autre joueur ?
Eh bien, j’espère que j’aurai encore ce ressenti… non (sourire). C’est un long chemin.
Quand tu as déjà vécu ça par le passé…
J’ai l’impression que quand j’ai commencé à venir sur le circuit, j’étais beaucoup plus “sur place”. Je passais beaucoup de temps au vestiaire, on y rencontrait des joueurs, ce genre de choses. Maintenant, je suis un peu différent. Je viens ici surtout les jours d’entraînement. Je viens, et une fois l’entraînement terminé — ou si je termine quelque chose ici très tôt — je pars, ou je reste simplement au restaurant. C’est différent. Le vestiaire, ce n’est pas immense dans tous les tournois, mais ici, c’est plutôt grand. Il y a deux grandes salles à l’intérieur. Il y a beaucoup de douches et de bains glacés. On ne se croise pas avec trop de joueurs. Bien sûr, au début du tournoi, c’est toujours très animé. Il y a aussi certains joueurs des qualifications. Surtout la semaine avant, c’est chargé. Mais non, ici, c’est plutôt détendu.
Tu t’intéresses à ton service, en particulier au risque qui peut y être associé. Comment décides-tu pendant un match d’opter pour un service qui peut comporter plus de risque ?
Ça dépend. Le tennis, c’est un sport de pourcentage. Il faut comprendre ce que tu joues, où se situe l’adversaire, où tu peux gagner le point, et quand tu peux prendre le risque dans les moments importants. Et il faut aussi avoir le courage de varier parfois, parce que tu ne peux pas toujours faire la même chose. Le service, c’est quelque chose sur lequel je dois travailler, m’améliorer. Il y a des jours comme aujourd’hui où je sers bien. Il y a des jours où je galère un peu plus. Mais ça fait partie du processus. J’essaie toujours de mieux servir et de mieux viser. C’est un mélange : des pourcentages… et avoir plus de 60% de premières balles, ou parfois on a besoin de monter un peu plus, et sur la deuxième balle, de faire en sorte qu’elle “monte” davantage. Chaque service est un état d’esprit différent.
Publié le par Alexandre HERCHEUX