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Lorenzo Musetti, blessé et abattu : "Je n'ai pas les mots..."

Open d'Australie
Mis à jour le par Alexandre HERCHEUX

Le quart de finale de l'Open d'Australie entre Lorenzo Musetti et Novak Djokovic, ce mercredi 28 janvier à Melbourne, a pris une drôle de tournure. L’Italien menait deux manches à rien contre le Serbe avant d'être touché aux adducteurs. Finalement, à 6-4, 6-3, 1-3, Musetti a été contraint d'abandonner. Le Transalpin a quitté le court en larmes, conscient qu'il se dirigeait vers une victoire contre Nole et une demi-finale en Grand Chelem avant d'être victime de cette blessure. Terrible. En conférence de presse, l'Italien a donné quelques informations malgré son immense déception. 

 

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"J’ai senti qu’il y avait quelque chose d’étrange dans ma jambe droite"

Pas de chance, Lorenzo. À quel moment avez-vous commencé à sentir que quelque chose n’allait pas, et qu’est-ce que les médecins ont dit jusqu’ici ?

 Oui… je l’ai senti au début du deuxième set. J’ai senti qu’il y avait quelque chose d’étrange dans ma jambe droite. J’ai continué à jouer parce que je jouais vraiment, vraiment très bien, mais je sentais que la douleur augmentait, et que le problème ne disparaissait pas. Au final, quand j’ai pris le temps mort médical : je suis resté assis trois minutes, et quand j’ai recommencé à jouer, j’ai senti encore plus, et le niveau de douleur montait de plus en plus. Donc… pas grand-chose à dire.

 

"On a fait tous les examens et tests avant de démarrer la saison pour essayer de prévenir ce genre de blessures"

Vous avez eu pas mal de blessures au fil des années, et vous avez dû abandonner plusieurs fois en Grand Chelem. À quel point c’est inquiétant, le fait que ça arrive plusieurs fois ? Et avez-vous une idée du pourquoi ?

 Non. On a fait tous les examens et tests avant de démarrer la saison pour essayer de prévenir ce genre de blessures, et on m’a dit que rien ne ressortait. Donc, honnêtement, je n’ai pas les mots pour décrire ce que je ressens là, et à quel point c’est dur pour moi, cette blessure, à ce moment-là.

 

Avez-vous une idée de ce qui est touché précisément dans votre jambe ? Et est-ce qu’il y avait quelque chose à faire pendant le match : strap, tape, quelque chose ?

 Pour straper, c’était un peu trop haut, donc c’était impossible. Et non… je pense que je connais mon corps, et je suis assez sûr que c’est une déchirure, malheureusement.

 

 

"C’est quelque chose que je n’aurais jamais imaginé. C’est vraiment douloureux"

Vous savez quelle partie de la jambe est touchée ?

 Je ne suis pas médecin, mais c’est un peu sur… je ne sais pas si c’est l’adducteur ou… je ne sais pas. C’est par là. Mais bien sûr, je ferai tous les examens quand je rentrerai à la maison, et je vous tiendrai informés.

 

Comme on l’a dit, vous avez déjà vécu des moments difficiles comme ça. Est-ce que c’est le plus dur à encaisser, vu le niveau auquel vous jouiez et la qualité de l’adversaire ?

 Oui, clairement. Honnêtement, je n’aurais jamais imaginé la sensation de mener deux sets à zéro contre Novak, de jouer comme ça, d’avoir l’avantage dans le match comme ça, et d’être obligé d’abandonner. C’est quelque chose que je n’aurais jamais imaginé. Bien sûr, c’est vraiment douloureux.

 

Est-ce que ça ressemble à la même blessure que contre Carlos à Roland-Garros l’an dernier ? Évidemment c’est une autre jambe. Est-ce différent ?

 Non, non, c’était la même jambe, la droite, mais je n’ai pas l’impression que ce soit au même endroit. Mais c’est difficile à dire maintenant, parce que je vais devoir vérifier correctement, être sûr de ce que c’est, clarifier. Et aussi penser à un processus de rééducation et de récupération.

 

 

"Il n’y avait aucune chance : impossible de straper, impossible de faire quelque chose pour continuer à jouer"

Avez-vous remarqué que Novak recevait des soins pour ses ampoules à un moment similaire, pendant que vous sentiez la douleur ?

 Non. Je l’ai vu prendre un temps mort médical, mais je ne m’inquiétais pas vraiment pour lui (sourire).

 

Pendant combien de points ou de jeux avez-vous été conscient que vous ne pouviez pas continuer comme ça ? 

 Honnêtement, j’ai joué presque tout le deuxième set comme ça, mais je pouvais jouer, parce que surtout au service, ça m’a beaucoup aidé, et j’essayais de pousser un peu du fond, parce qu’aujourd’hui je sentais bien la balle. Donc je gérais, j’essayais de tenir et de rester là, et de ne pas trop regarder la douleur. Mais ensuite, comme je l’ai dit, quand je me suis assis trois minutes et que je suis resté plus longtemps en position d’attente, la douleur a immédiatement commencé à augmenter.
Et après, je sentais aussi — surtout quand je jouais le coup droit en appui ouvert — que je ne pouvais pas revenir vers le centre, et ensuite, comme vous l’avez vu, je ne pouvais plus vraiment jouer. Donc malheureusement, il n’y avait aucune chance : impossible de straper, impossible de faire quelque chose pour continuer à jouer.

Publié le par Alexandre HERCHEUX

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