Medvedev : "En France, tu dois dire bonjour à tout le monde !"
Open d'AustralieDaniil Medvedev a validé son billet pour le 3e tour de l’Open d’Australie 2026 en renversant Quentin Halys 6-7(9), 6-3, 6-4, 6-2, ce mercredi 21 janvier à Melbourne. Le Russe, tête de série 11, a dû encaisser un premier set perdu au tie-break (11-9) avant de monter progressivement en puissance pour s’imposer en un peu plus de trois heures. Medvedev a d’ailleurs conclu avec 14 aces, et a reconnu après coup avoir dû “se battre” dans un match “très dur”, tout en admettant ne pas être encore totalement à l’aise sur les courts de Melbourne. Au prochain tour, Medvedev affrontera Fabian Marozsan pour une place en deuxième semaine. En conférence de presse, Daniil a évoqué l'ambiance dans les vestiaires, bien meilleure qu'il y a 20 ans selon les échos remontés à lui.
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"J’ai entendu dire que, il y a 20 ans, c’était aussi toxique que ça pourrait l’être. C’est ce que disent certaines personnes"
Y a-t-il des moments gênants qui vous reviennent, que ce soit entre vous et vos adversaires, avant ou après un match, ou même juste quand vous entrez quelque part et que quelqu’un est vraiment contrarié après… ?
C’est une très bonne question, parce que, probablement, il y a six jours, je parlais à mes coachs. Ils sont tous les deux là, Rohan et Thomas. Rohan était coach sur le circuit, quoi, il y a peut-être 20 ans. Oui, vers 2002. Peut-être même avant. Thomas jouait un peu à la même époque. Je connais le vestiaire seulement depuis que je suis arrivé, et pour être honnête, je l’ai toujours dit : c’est super, incroyablement sympa. Oui, il arrive parfois qu’on… enfin, on ne se bat jamais vraiment, mais on peut avoir un peu de tension. Peut-être qu’il y a, je ne sais pas, deux ou trois gars sur le top 100 que tu n’aimes pas, mais en général, c’est une ambiance super amicale.
Tout le monde rigole, même parfois avant les matches ou après. Si tu n’aimes vraiment pas quelqu’un, tu peux t’en sortir en rigolant, en plaisantant. J’ai entendu dire que, il y a 20 ans, c’était aussi toxique que ça pourrait l’être. C’est ce que disent certaines personnes. Donc je ne sais pas si c’est vrai, peut-être via des podcasts ou autre. Mais j’ai entendu des histoires de Thomas. Je ne les révélerai jamais. Moi, comme je l’ai dit, j’aime ça : l’ambiance est très sympa. Il n’y a pas de gros soucis. Il a raconté quelques histoires où c’est, vous savez, quand vous vous réveillez, vous êtes déjà sous pression. Aller au vestiaire, vous êtes sous pression. Je sais que notre vestiaire actuel est génial. C’est très tranquille, très relax. Tu vois Alcaraz et Sinner, ils partagent leurs blagues ou peu importe. Je pense que c’est bien, parce que ça nous permet d’apprécier le tennis et d’apprécier la tournée.
"En France, tu dois dire bonjour littéralement à tout le monde"
Quelqu’un a dit qu’ils n’aimaient pas quand les gens ne disent pas bonjour, si on ne salue pas quelqu’un.
Eh bien, ça dépend de la culture. Par exemple, quand je suis venu de Russie en France, c’était un peu compliqué pour moi, parce que dans différents pays, ce n’est pas la même étiquette. En France, tu dois dire bonjour littéralement à tout le monde que tu vois : “Bonjour, comment ça va ?”. En Russie, tu ne le fais pas. Si tu ne connais pas une personne, tu ne lui dis pas bonjour, tu ne la salues pas en rentrant. Au début, genre, je pouvais aller dans un magasin et ne pas dire bonjour au vendeur, au caissier, et il me regardait mal. Et je me disais : “Mince, qu’est-ce que j’ai fait de mal ?” Mais ici, à Melbourne, tout le monde ou presque dit bonjour à tout le monde.
Publié le par Alexandre HERCHEUX