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Stan Wawrinka : "Je ne retrouverai pas ça ailleurs..."

Open d'Australie
Mis à jour le par Alexandre HERCHEUX

Stan Wawrinka va refermer un chapitre majeur de sa carrière à Melbourne, où il avait été sacré en 2014. À 40 ans, le Suisse dispute son dernier Open d’Australie, dans une saison 2026 qu’il a annoncée comme la dernière de sa carrière professionnelleRedescendu au-delà du top 100, Wawrinka a été invité par les organisateurs pour intégrer le grand tableau de l’AO 2026. Ce sera sa 20e participation en simple à Melbourne Park, un tournoi qu’il n’a manqué qu’une seule fois depuis le milieu des années 2000. Pour son entrée en lice, le champion 2014 affrontera Laslo Djere au 1er tour. Avant cela, il est passé en conférence de presse.

 

Retrouvez ici le tableau Messieurs de l'Open d'Australie 2026

Retrouvez ici le tableau Dames de l'Open d'Australie 2026

 

"Ce sera le plus dur, parce que je sais très bien que je ne retrouverai pas ça ailleurs"

Qu’est-ce qui va vous manquer le plus une fois que ce sera terminé, quand vous aurez joué votre dernier match ? Est-ce que vous le savez déjà ?

 Les émotions que le tennis procure. Les émotions positives quand on gagne, le stress, l’adrénaline, le fait de jouer dans des stades pleins, avec du public… Toutes ces émotions qu’on ressent en tant que joueur de tennis, quand on est passionné par ce qu’on fait. Ça, ce sera le plus dur, parce que je sais très bien que je ne retrouverai pas ça ailleurs. Surtout quand on arrive à un tel niveau, quand on a la chance de jouer des finales en Grand Chelem : ce sont des émotions extrêmement fortes. Donc oui, je pense que c’est ça qui va le plus me manquer.

 

Sur le plan humain, vous avez encore beaucoup d’années devant vous : si vous restez dans le tennis, dans quel domaine est-ce que vous aimeriez vous impliquer ?

Oui, j’ai des idées, des envies. Mais c’est vrai que, pour l’instant, je joue encore pour moi : je suis à 100 % là-dedans. J’ai pas mal d’autres projets que j’aurai envie de développer plus tard, mais j’ai d’abord vraiment envie de finir cette carrière, de fermer le livre, et de prendre un peu de temps. Parce que forcément, une carrière de joueur de tennis, ça prend énormément de temps et d’énergie. Et puis on a un planning très particulier : on voyage beaucoup, et du jour au lendemain, on peut se retrouver avec énormément de temps, tout simplement. Donc j’ai surtout envie de me poser, de profiter de la famille, des amis, et de prendre le temps qu’il me faudra — un mois, six mois, deux ans, je ne sais pas — pour savoir vraiment ce que j’ai envie de faire.

 

"Je ne fais pas 'une année d’au revoir'"

Vous l’avez annoncé : en arrivant ici, est-ce que vous réalisez que c’est l’un des premiers endroits importants de votre carrière où vous dites “au revoir” ? Est-ce qu’il y a de la nostalgie ? Et comment faire pour ne pas être dans la nostalgie, mais vivre à fond sur le terrain tout ce que vous avez envie de vivre cette année ?

 Pour moi, ça a été clair dès le début : je ne fais pas “une année d’au revoir”. J’ai envie de faire une vraie année, une année complète. J’aimerais vraiment revenir dans le top 100, et si possible terminer ma carrière dans le top 100, avec des résultats. Je suis passé par le tennis, mais je suis surtout un compétiteur : j’ai envie de gagner un maximum, de continuer à repousser mes limites. Donc le mindset est très clair, et pour moi, c’est assez simple.

Bien sûr, quand je jouerai mon dernier match ici et que je le perdrai, forcément, il y aura des émotions, je serai triste, et il y aura une part de nostalgie. Mais avant ça, je suis surtout très excité de jouer cette année à fond — autant que je suis excité de la terminer quand ce sera le moment. Je sais que, me connaissant, il y aura des périodes plus difficiles, plus tristes, avec de la nostalgie. Mais je suis tellement focus sur l’envie d’être compétitif, de bien jouer, de gagner des matchs, d’être sur le terrain pour gagner… que ça reste assez naturel.

Ce que je recherche, comme tout au long de ma carrière, c’est de me dire, à la fin, qu’il n’y aura pas de regret : “J’ai tout donné.” Je ne veux pas faire une année “entre deux”. J’ai envie d’en profiter, mais aussi d’essayer de gagner. Mon objectif n’est pas de revenir sur le circuit seulement pour “faire des tableaux”. Et pour les wild cards, on verra : je comprends totalement si je n’en reçois pas dans certains tournois, c’est normal, c’est un choix des organisateurs. Quand on m’en donne une, comme ici, surtout au dernier moment, je suis super heureux, j’apprécie énormément, et je remercie le tournoi. Merci.

Publié le par Alexandre HERCHEUX

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