Valentin Vacherot : "J’aurais adoré jouer sous 40°C pour voir"
Open d'AustralieValentin Vacherot a coincé au troisième tour de l’Open d’Australie. Ce samedi 24 janvier, le Monégasque a été battu par Ben Shelton en trois sets : 6-4, 6-4, 7-6(5). Face à un adversaire explosif, Vacherot a longtemps résisté, mais a payé cher deux passages à vide au mauvais moment. Dans les deux premières manches, Shelton a fait la différence en fin de set, profitant d’une ou deux ouvertures pour prendre l’avantage puis gérer derrière, sans laisser le temps au Monégasque de s’installer dans un rythme confortable. Vacherot peut retenir la qualité de sa résistance face à un joueur du Top 10 mondial, et confirme ses bonnes dispositions depuis Shanghai 2025.
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"J’aurais adoré jouer sous 40°C, ça aurait pu être drôle"
En conférence de presse, Valentin Vacherot a évoqué les conditions. "C’était drôle parce que, regardez, lundi ça montait, montait, montait… et une heure et demie avant le match, c’était à 3,5. Et au moment du match, c’était arrivé à 5. Ils nous ont dit : “On va attendre un quart d’heure”, parce qu’ils savaient que ça allait passer à 5 et qu’à 5 on allait jouer… toit fermé. Franchement, j’aurais adoré jouer sous 40°C, juste pour voir ce que ça fait. Parce que 40, oui, sur le papier, à l’entraînement, à Shanghai, tout ça… Mais moi, à Shanghai, j’ai joué le soir : il faisait quand même 33-34, ce n’était pas non plus 40. J’aurais bien voulu tester un peu. C’est un truc que j’aime bien, et comme je disais, ça aurait pu être une expérience, ça aurait pu être drôle."
"Je trouve qu’il a tellement progressé… il va être super dangereux"
"Après, voilà… moi j’aime le combat physique, et lui, il l’impose. C’est un espèce de rouleau compresseur, surtout au service. Ses zones, parfois, sont tellement justes que tu ne peux rien faire : il y a des fois où tu laisses passer, parce que ça ne sert à rien d’essayer. Par contre, quand tu te retrouves à 30-30, c’est là qu’il faut faire quelque chose, et là-dessus, il a été très bon. C’est aussi ce que j’ai senti aujourd’hui au fil du match : son coup droit, je le trouvais monstrueux, même en bout de course. J’essaie d’aller le chercher, d’aller vite sur lui, et à un moment ça commence à devenir un peu éprouvant, parce qu’en bout de course il envoyait des trucs. Peut-être qu’au final, le troisième set aurait pu tourner pour lui, parce que là… en revers, il était solide : il ne faisait pas grand-chose, mais il était là, peu de fautes.
Comme je disais sur le point à 4-3 au tie-break, je fais un retour monstrueux sur son revers, et lui il me sort une petite demi-volée de l’autre côté. C’est ce que les bons joueurs font dans les gros moments. Et puis en coup droit, bravo à lui : je trouve qu’il a tellement progressé… il va être super dangereux."
Publié le par Alexandre HERCHEUX