Un joueur menacé de mort : "Tu ne sortiras pas vivant du club"
Paris SportifsLe titre remporté à Buenos Aires aurait pu constituer le principal sujet de sa conférence de presse. Santiago Rodríguez Taverna a pourtant profité de ce moment pour passer un coup de gueule sur les insultes et les menaces liées aux paris sportifs. Associé à Mariano Kestelboim, l'Argentin venait de remporter le double du Challenger de Buenos Aires après quatre rencontres toutes décidées au super tie-break. Mais lorsque la discussion a dérivé vers les paris, son discours a radicalement changé de ton. Dans un papie publié dimanche 27 septembre par World Tennis Magazine, dont la journaliste assistait à la conférence de presse, Rodríguez Taverna raconte avoir lui-même reçu des menaces particulièrement graves.
BARRENA CAMPEÓN EN BUENOS AIRES ???
En la quinta edición consecutiva del Buenos Aires Challenger con una final de singles 100% nacional, Alex Barrena ?? venció a Facundo Mena ?? por 6-4 6-0 y conquistó el título, el N°461 para el Tenis Argentino en la categoría ?
En dobles,… pic.twitter.com/aE446DiVSZ — Asociación Argentina de Tenis (@AATenis) September 27, 2026
"Tu ne sortiras pas vivant du club"
"Je pense que c'est un sujet très compliqué. Je pense que, sur ce point, l'ATP ne fait rien. Il y a des parieurs dans tous les tournois. Ils rayent ta voiture, ils t'attendent dehors, ils t'envoient des messages, ils menacent ton père, ta mère, tes soeurs, qui ils veulent. Et en plus, ce sont les tournois qui gagnent de l'argent avec ça. Les paris représentent énormément d'argent. Les gens parient sur tout : le football, le tennis, tout ce que vous voulez. Mais dans le même temps, on a l'impression qu'ils veulent supprimer de plus en plus de choses, comme le double. Moi, j'adore jouer en double. Ils veulent réduire le double alors que les tournois - ou l'ATP, appelez ça comme vous voulez - gagnent énormément d'argent. Et nous, tout ce qu'on récupère, ce sont les insultes, les menaces et les gens qui nous attendent à la sortie. On reçoit les insultes gratuitement."
"Cela m'est arrivé en Italie. Ils sont allés chercher un joueur qui avait perdu et ils voulaient lui casser la gueule. Et qu'est-ce que tu fais ? Tu ne vas pas te battre avec eux, tu ne vas rien leur dire. Une autre fois, au Brésil, quelqu'un m'a envoyé : 'Tu ne sortiras pas vivant du club.' Je lui ai envoyé une photo en lui disant : 'Si tu veux, je suis juste ici, devant la porte.' Nous sommes très habitués à ce que les gens nous disent ce genre de choses. Mais peut-être qu'un jour tu quittes le club avec un ami, quelqu'un te dit quelque chose et ton ami réagit mal. Pourquoi devrais-je être obligé d'avoir mon nom proposé dans les paris alors que je ne touche rien pour ça ? Au minimum, donnez-moi un pourcentage de ce que vous gagnez en utilisant mon nom."
Publié le par Alexandre HERCHEUX