Amanda Anisimova encense le vestiaire : "Il est très Gen Z"
Roland-GarrosAmanda Anisimova a réussi un retour convaincant à Roland-Garros. Tête de série [6], l’Américaine a dominé la wild-card française Sarah Rakotomanga Rajaonah 6-3, 6-1 sur le court Suzanne-Lenglen, pour son premier match sur terre battue de la saison et sa première apparition depuis Miami. En conférence de presse, Anisimova a surtout affiché son soulagement : touchée au poignet gauche, elle avait renoncé à Madrid puis Rome, préférant avancer “semaine après semaine” pour ne pas risquer d’aggraver la blessure. Heureuse d’être “fit to play”, Anisimova a aussi salué l’ambiance plus chaleureuse du vestiaire WTA, qu’elle juge très “Gen Z”, entre amitiés hors court et rivalité assumée une fois le match lancé.
Amanda Anisimova au deuxième tour de Roland-Garros 2026
Retrouvez ici le tableau Messieurs de Roland-Garros
Retrouvez ici le tableau Dames de Roland-Garros
"C'est vraiment une source d'entraide dans les vestiaires"
Félicitations Amanda. Comment peux-tu résumer ce match aujourd'hui ?
Bien entendu, le premier match d'un Grand chelem n'est jamais aisé. Cette saison, je n'ai pas joué de match sur terre battue. Quoi qu'il en soit, je suis très heureuse du résultat et de pouvoir passer au prochain tour.
Félicitations. C'était effectivement ton premier match sur terre battue. Quelles étaient les plus grandes inconnues pour toi avant ce match ?
Premièrement, je n'avais jamais joué contre elle, c'est un premier élément. J'ai juste essayé d'y aller avec l'esprit ouvert, et la seule chose que j'avais en tête était : « C’est une belle opportunité qui s'offre à moi ! » J'étais très heureuse de pouvoir jouer ce match. À Madrid, j'avais le sentiment que je n'avais pas encore la bonne préparation. Pareil pour Rome, c'était encore un peu juste. Je suis ravie de pouvoir être ici à Roland.
Félicitations Amanda. Tu as utilisé tout ce temps pour travailler sur certains éléments, et puis tu as également changé de coach entre-temps. Sur quoi as-tu travaillé en particulier ?
Il fallait juste que je continue à travailler mon service, il fallait que je continue à travailler mon coup droit. Bien entendu, j'avais cette blessure au poignet et cela m'a compliqué la tâche. Mais au final, il s'agissait juste d'avoir assez d'entraînement, parce que la présaison n'a pas été vraiment possible pour moi cette année. L'idée, c'était de me tenir prête à jouer et donc, de participer à des tournois. Cela a été une belle marge de progression. Je suis tout à fait satisfaite de la façon dont les choses se sont déroulées avec Sebastian. Je me réjouis par avance de la suite.
Félicitations pour cette victoire aujourd'hui. Concernant ton poignet, quel a été ton ressenti aujourd'hui ? Il est vrai que les blessures au poignet, c'est assez commun en ce moment. Entre vous, est-ce que vous en discutez ? Est-ce le genre de discussion que vous avez peut-être dans les vestiaires ?
Pas nécessairement. Oui, effectivement, certains d'entre nous ont des blessures au poignet, pour d'autres à la hanche, pour d'autres à la cheville ; c'est quelque chose d'assez commun dans le tennis. Les blessures sont assez courantes. Certaines sont plus graves que d'autres. Mais du point de vue des ressources et des médecins, on s'entraide entre joueuses. Effectivement, on en discute. C'est vraiment une source d'entraide dans les vestiaires. Je suis heureuse que cette blessure n'était pas trop grave et que je me sente mieux.
"Je crois qu'on a ce côté Gen Z en nous, on ne se prend pas trop au sérieux"
Au final, est-ce que ce poignet t'a embêtée pendant Roland-Garros, ou bien c'était encore un petit peu juste ?
Non, j'ai pris les choses semaine après semaine. Une fois que j'avais assez de matchs d'entraînement avec différentes joueuses et assez d'entraînement, je me suis sentie prête à participer au tournoi. Si je n'avais pas eu cette progression, si je n'avais pas pu accumuler assez de sets... Pour moi, c'était difficile, parce que je voulais vraiment jouer dans ce tournoi. Dans le même temps, on ne veut pas risquer trop les choses, et ensuite, risquer d'être hors circuit pendant une année. C'est pour cette raison que j'ai décidé d'opter pour la prévention. J'ai pris toutes les mesures nécessaires pour récupérer. J'étais donc en bon état de marche pour ce tournoi.
Il semble que les amitiés avec les joueuses d'autres générations étaient peut-être un petit peu plus compliquées. Je suis allemand, et nous avons Eva Lys qui est assez populaire et a de nombreuses amies dans le circuit.
Je lui ai parlé avant le match.
Quid de ta génération ? Sur le court, vous êtes rivales, mais il semble qu'en dehors des courts, il y a tout de même cette amitié qui est là ?
Je crois qu'on a ce côté Gen Z en nous, on ne se prend pas trop au sérieux, ce qui est une bonne chose. Ce tournant qu'ont pris les choses, pour moi, c'est très bon. Lorsque j'avais 16 ans, je dirais que l'énergie au global, l'atmosphère était un petit peu plus froide, ce n'était pas aussi chaleureux. Je pense également qu'il y a de plus en plus de joueuses, telle qu'Eva, qui sont très sociables. Ces amitiés se nouent, et c'est vrai que c'est vraiment agréable de pouvoir se fréquenter en dehors des courts. Ensuite, quand on doit s'affronter sur le court, à ce moment-là, on se considère comme adversaires. Mais on arrive à bien faire la part des choses et à se respecter. Pour moi, tout cela évolue dans le bon sens. J'en suis très contente.
Publié le par Alexandre HERCHEUX