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Anastasia Potapova tacle la fronde : "Pour moi, ça n'a aucun sens"

Roland-Garros
Mis à jour le par Alexandre HERCHEUX

Anastasia Potapova a débarqué à Roland-Garros avec le sourire... et son chien. Avant de lancer son tournoi face à Maya Joint au premier tour, la tête de série n°28 s’est présentée en conférence de presse accompagnée de sa fidèle compagne, qui “lui apporte une joie supplémentaire” et lui porte même “un peu” bonheur selon ses mots. En confiance après une belle saison sur terre battue, la joueuse de 25 ans assure se sentir “dans la meilleure forme physique possible” et ne veut pas se projeter trop loin dans le tableau : “Je vais me concentrer sur chaque match.” Fait intéressant, l'Autrichien d'origine russe ne soutient pas la fronde. 

Anastasia Potapova en conférence de presse... avec son chien

 

Retrouvez ici le tableau Messieurs de Roland-Garros

Retrouvez ici le tableau Dames de Roland-Garros

 

"C'est la semaine que je préfère de la saison"

Bienvenue à Roland-Garros. Tu as eu une saison sur terre battue fantastique jusqu'ici. Es-tu enthousiaste d'être ici ? Peux-tu nous parler de la joie que tu as à être au tournoi ?

Je me réjouis d'être ici chaque année. C'est la semaine que je préfère de la saison. J'aime la terre battue, j'aime Paris, j'aime tout ici ! La saison sur terre battue s'est très bien passée jusqu'ici. J'ai encore de la marge d'amélioration. On veut toujours s'améliorer bien sûr. Je mets beaucoup de pression sur mes épaules, mais je suis prête à apprendre tous les jours, peu importe ce qui se produit. Rien ne m'empêchera d’aller plus loin pour l'avenir.

 

Bonjour. Tu as eu un bon parcours à Madrid, un très beau parcours. Il y a eu une blessure qui t'a un peu embêtée. Malgré cela, tu as bien joué. Est-ce que tu es dans la meilleure forme possible de ta vie cette année ?

Oui, je peux le dire. J'ai eu des blessures contractées en début de saison, mais je me suis rétablie. Je peux dire que je me sens dans la meilleure forme physique possible. Cela vient aussi avec la maturité et l'expérience acquise au cours de ces dernières années. Ça me donne un état d'esprit complètement nouveau. Les émotions que je peux ressentir sont nouvelles aussi. C'est grâce à l'expérience engrangée. Cela aide grandement. Je me sens très bien. Peu importe ce qu'il adviendra dans les jours à venir, dans les semaines à venir, dans les mois à venir. Je suis prête à travailler et à m'améliorer chaque jour.

 

Tu as vu le tableau, j'imagine. Tu sais quelle sera ta première adversaire, mais peut-être as-tu regardé plus loin dans le tableau. À ton avis, jusqu'où tu penses que tu peux aller ? Le troisième tour sera certainement difficile.

Oui, j'ai regardé le tableau. Ça ne me fait pas peur. C'est normal, c'est notre quotidien. Bien sûr, ce n'est pas un tableau facile. De toute façon, vous savez, on est tous logés à la même enseigne. Tout le monde est prêt à fouler le court et à y mourir. On veut tous gagner coûte que coûte. Avec le recul à Madrid, à Rome, on peut voir beaucoup de surprises, beaucoup de résultats qui sortent de l'ordinaire, des nouveautés. Pour l’heure, je ne veux pas me projeter. Sur le papier, on sait que les choses seront ainsi, mais on ne sait jamais ce qui peut advenir. On en parlera vendredi ou samedi, en fonction de ce qui se passe. Pour le moment, j'ai beaucoup de travail à accomplir avant le prochain tour. Je ne sais même pas si je serai là dans les tours prochains. Pour le moment, je vais me concentrer sur chaque match après match parce que ça ne sera pas aisé de faire face à l'adversaire. Elle vient d'être tête de série. Ce n'est pas facile. J'ai du travail sur la planche.

 

"Les médias n'ont aucun rapport avec le prize money"

Que penses-tu de cette fronde liée au prize money avec les médias ? Tu sais de quoi je parle ?

Franchement, si vous voulez mon avis, je pense que les médias n'ont aucun rapport avec le prize money. Ce n'est pas vous qui nous payez. Cela n'a donc aucun lien. Pour moi, ça n'a aucun sens. Ça ne me concerne pas vraiment. Je suis ici pour vous parler autant que je veux et autant que vous voulez également.

 

"Elle m'apporte une joie supplémentaire, surtout quand on rentre dans la chambre"

À Rome, vous avez dit que vous avez dû changer de raquette. Il semble que pour vous, c'était comme un nouveau départ. Vous sembliez enthousiaste. Comment vous vous sentez à l’aune de ce nouveau tournoi, parce que vous avez certainement réglé le problème avec la raquette ?

Je me sens très bien. Je suis ravie tous les jours de fouler le court. Je suis ravie de frapper chaque balle que je peux frapper. Cela se passe sans accroc. Cela a été un changement radical, mais aussi un changement important. J'ai eu le sentiment que quelque chose n'allait pas auparavant avec ma raquette. C'était dû certainement à certaines des erreurs que j'ai commises. Je sais que c'est facile de blâmer la raquette au lieu de moi-même mais pour le coup, ce n'était vraiment pas moi. Je suis contente d'avoir consacré du temps pour résoudre ce problème et maintenant en plus, ça paie parce que j’engrange de bons résultats et tout ça dans la bonne humeur !

 

Moi aussi, j’aime les chiens et les miens me manquent beaucoup cette semaine. Je vous ai vue il y a 2 jours l’emmener au petit-déjeuner. On dirait que vous l'amenez partout. Est-ce un animal de compagnie qui vous soutient moralement ?

Je la prends beaucoup avec moi, surtout quand je joue ici parce qu'on vit ici. C'est facile de voyager. Comme Garra l'a dit, c'est une chienne très calme, qui se comporte bien. Elle m'apporte une joie supplémentaire, surtout quand on rentre dans la chambre. Elle est à mes côtés. L'atmosphère est différente quand elle est là. Oui, j'essaie de l'emmener avec moi à chaque fois, tant que je peux. Il y a des pays où ce n'est pas possible, comme l'Australie, l'Asie. Jusqu'à Wimbledon, elle sera avec nous. Et puis, elle porte bonheur aussi un peu parce que quand je l'ai eue, j'ai commencé à avoir de meilleurs résultats. J'y crois.

 

Combien de temps avez-vous déjà passé en Autriche ? Je sais que vous vous entraînez parfois à Dubaï et parfois à Bratislava. Vous vous êtes entraînée quelques semaines avec Gunter Bresnik. Il m’a dit que vous aviez un revers incroyable. Combien de temps vous passez en Autriche ?

Beaucoup. Ces dernières années, j’y étais beaucoup. À chaque fois que j'ai du temps, j'essaie d'aller à Vienne. Pour le moment, on est en train d'avoir des discussions pour y établir ma base, pour m'entraîner. J'essaie aussi de contacter des coachs et d'autres joueurs pour m'entraîner, notamment aussi en vue de la Fed Cup, avec Juri Melzer. Nous sommes en contact à chaque fois qu'on se voit ou au téléphone. Il m'a toujours dit si j'ai 2 ou 3 jours de libre, je peux m'entraîner avec lui là où il s'entraîne avec les autres filles. Je pense que c'est une opportunité très bénéfique pour jouer avec les autres filles parce qu'elles sont jeunes, mais aussi pour moi. Le but est que Vienne soit ma base.

Publié le par Alexandre HERCHEUX

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