Arthur Fils a relativisé son forfait : "Ce n'est pas un drame"
Roland-GarrosArthur Fils ne jouera pas Roland-Garros 2026. Contraint de déclarer forfait à la veille du début du tournoi, le Français est venu l'annoncer et s'expliquer en conférence de presse ce samedi. Touché dans une zone située autour de la hanche, du bas du dos ou du psoas, le Tricolore a reconnu qu’il n’était “même pas à 50%” de sa forme normale. Surtout, après sa grosse blessure au dos de 2025, Fils n’a pas voulu “faire la même erreur” et risquer une rechute plus grave. Attendu au premier tour contre Stan Wawrinka, champion Porte d’Auteuil en 2015, le Français a préféré renoncer et jouer la sécurité. Pas de date de retour pour le moment...
Arthur Fils a annoncé son forfait pour Roland-Garros ce samedi
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"Je ne suis même pas sûr d'être à 50 %, je ne vais pas prendre de risque"
Désolé pour ce forfait. Comment vous êtes arrivé à cette décision ces derniers jours ? Cela s'est-il décidé vraiment dans les toutes dernières heures ou tu le sentais venir depuis de longue date ?
Je l'ai senti venir. J'ai tout fait pour être prêt pour pouvoir jouer. La question est assez simple, si tu ne t'entraînes pas pendant 2 semaines, même sans t'entraîner, quand tu reprends, tu te sens toujours un peu mal, tu ressens un peu de douleur, c’est simple, tu réfléchis et tu te dis : Arthur, est-ce que tu es prêt à aller plus loin dans ce tournoi ou ton but, c’est juste de passer un tour ou deux tours ? Je connais ma réponse. Mon but est d'aller le plus loin possible. Aujourd'hui, je sais que je ne suis pas capable de le faire. Je ne serai pas à 100 %, je ne suis même pas sûr d'être à 50 %, je ne vais pas prendre de risque.
Arthur, ce matin, face à Lehecka, on t'a quand même vu taper quelques bonnes balles, certaines partaient bien. La douleur était quand même tout le temps là au point de te dire : même si je peux en lâcher quelques-uns, c'est trop ?
Je ne peux pas tenir ça pendant 3 heures. Si au bout de 20 minutes, tu as mal, ce n'est pas possible. Comme je l'ai déjà dit, si c'était le dernier tournoi de ma vie, de ma carrière, j'aurais pris des anti-inflammatoires et puis c'est parti, on y va. Imagine si j'ai mal au bout de 20 minutes et que je dois jouer 5 sets, un jour de repos et après je dois rejouer 5 sets, cela ne tiendra jamais. On en a discuté avec l'équipe après l'entraînement, on s’est dit : c’est dommage, tu joues bien mais ce n’est pas possible.
"Ce n'est pas la mort (...) Ce n'est pas un drame"
Après ce qu'il t'est arrivé l'an dernier, plus l'effort que tu as fait pour revenir, tu reviens, tu es au top alors qu’on ne t’y attend pas si vite et de nouveau, tu te dis « pas de chance », « y en a marre », « il faut tout rechanger » ? C'est quoi l'état d'esprit ?
Non, ça va, tout va bien. Ce n'est pas la mort. Ça va, c'est tranquille. J'ai un peu mal. Je vais essayer de faire du bon travail pour être prêt pour jouer sur gazon et puis voilà. Ce n'est pas un drame.
La douleur est née pendant le match à Rome tout d’un coup, ou c'est une succession des gros efforts que tu as faits lors des tournois précédents alors que tu as bien géré le planning finalement ? Comment tu expliques ça ?
C'est arrivé pendant la semaine d'entraînement à Rome. On a essayé d'être prêt pour jouer à Rome, cela n'a pas été le cas, cela n'a pas été possible. C'est tout ce que je peux vous dire.
Publié le par Alexandre HERCHEUX