Tennis Actu: Actualités, matchs, direct, résultats...
+
A LA UNE

Daniil Medvedev déjà éliminé : "Je n'aime pas me lever tôt..."

Roland-Garros
Mis à jour le par Jeremy MARTIN

C’est la grosse surprise du jour. Daniil Medvedev a été éliminé dès son entrée en lice à Roland-Garros par Adam Walton 6-2, 1-6, 6-1, 1-6, 6-4 ce mardi. Dans un match complètement décousu, le Russe menait pourtant 4-2 dans la dernière manche avant de totalement craquer et de céder sur son service dans le dernier jeu. Déjà éliminé d’entrée en 2025, l’actuel numéro 8 mondial continue de peiner à Roland-Garros. En conférence de presse, il est revenu plus en détail sur cette défaite.

 

Retrouvez ICI le tableau simple hommes de Roland-Garros 2026

Retrouvez ICI le tableau simple dames de Roland-Garros 2026

 

"Pour moi, la chaleur n'a pas vraiment joué de rôle"

Pas les résultats auxquels tu t'attendais, et un match qui, du point de vue du scénario, aura été bancal. Que s'est‑il passé de ton côté ?

Ce n'était pas un match facile, je n'ai pas joué mon meilleur tennis. Lui, il a joué parfois bien, parfois moins bien. Il a alterné entre les deux. Et puis voilà, je n'ai pas réussi à élever assez mon tennis pour remporter le match, et donc j'ai perdu.

 

Est‑ce que tu penses que la chaleur a eu un impact ? Les scores dans chaque set étaient très déséquilibrés. Je me demande vraiment si cela a été un facteur.

La chaleur ne m'a pas posé de gros problèmes. Bien entendu, c'était un sujet, mais pas plus que cela. Pendant le cinquième set, on courait, mais personne n'a eu de crampe. Pour moi, la chaleur n'a pas vraiment joué de rôle. C'est juste que quand on joue sur terre battue par de fortes températures, cela a un impact, mais rien de particulier.

 

"Chaque tournoi a des courts différents, des balles différentes"

Tu as manqué de chance au match d’aujourd'hui. Il y a eu quelques discussions sur le positionnement des juges de ligne, qui pouvait raccourcir un peu la distance dans le fond de terrain. Qu'en penses‑tu ?

Peut‑être que si on avait 1 mètre en plus, cela aurait été bienvenu. Il y a une bâche, et c’est peut-être plus ça que les juges de ligne, qui nous enlèvent un mètre. Si j'avais eu un mètre en plus, cela ne m'aurait pas déplu. Mais une fois de plus, je ne pense pas que cela aurait changé quoi que ce soit au match. Plus le court est grand, mieux c'est, à mon avis, parce que cela permet de choisir les positions que l'on préfère véritablement.

 

Peux‑tu nous parler de l'impact des conditions sur ton jeu ?

Je n'ai pas envie de me trouver des excuses. Je sais qu'à Roland‑Garros, je ne joue pas toujours mon meilleur jeu.

 

Tu es si imprévisible, à tel point que pour moi, c'est difficile de te comprendre, parce que je t’ai vu perdre 6 sets à 0 contre Berrettini. Ensuite, tu as presque battu Sinner à Rome. Ici, tu as gagné un set 6-1, avant de perdre celui d’après 1-6. Tu es très intelligent mais parfois, sur le court, tu peux devenir un peu fou. Qu'en penses‑tu ?

Chaque tournoi a des courts différents, des balles différentes. Que dire ? Moi‑même, je peux jouer différemment, jour après jour. Je n'aime pas me lever tôt. Parfois, ma performance peut être un peu affectée, si je dois me lever à 6 heures et quart du matin. Je ne suis vraiment pas du matin. Au tennis, il faut savoir s'adapter. Parfois, je suis assez bon pour m'adapter, et parfois non. Voilà, en gros, ce que je peux vous dire.


"C'est juste que c'est plus difficile à Roland‑Garros"

(Hors micro).

Mon tennis dépend d'un certain nombre de facteurs qui sont hors de mon contrôle. Si la balle n'y va pas, je n'ai pas le pouvoir d'y faire quoi que ce soit. Alors que Jannik, peu importe, quel que soit le mouvement de la balle, il peut y aller. Moi, si je mets toute ma puissance et que la balle n'y va pas, je ne pourrai rien y faire.

 

Encore une défaite dans un Grand Chelem, comme l'année dernière, mais peut‑être un peu plus surprenant cette année, sur la base de ton niveau cette saison. Du point de vue de la gestion des émotions et du stress, est‑ce qu'il y a quelque chose à faire pendant les Grands Chelems ?

C'est possible. Et dans le même temps, j'ai le sentiment que je reste assez bon, et je l'étais, en Grand Chelem. Pas assez fort, mais si je puis me permettre de le dire, je n'ai absolument pas perdu ma capacité à jouer dans les Grands Chelems. Je pense que ça peut revenir à tout moment, par exemple à Wimbledon.

Si on compare mes performances en Grand Chelem, aujourd'hui et il y a 5 ans, le jeu est différent dans ces Grands Chelems, et je pense que cela ne me convient pas. C’est très difficile pour moi de retrouver mon rythme et le premier tour, c'est vraiment le plus dur. À partir du moment où j'arrive à passer outre ce premier tour, c'est là qu'il y a un boulevard qui peut s'ouvrir à moi.

 

Est‑ce qu'un jour, tu te dirais qu'éventuellement, tu pourrais ne pas participer à Roland‑Garros ?

Non, jamais. Ce n'est absolument pas quelque chose qui est envisageable pour moi, en dépit des blessures, même si parfois, la question peut vraiment se poser. Mais quoi qu'il en soit, je suis en bonne forme, je peux tout à fait participer à Roland‑Garros. C'est juste que c'est plus difficile à Roland‑Garros ; le premier tour, de toute façon, c'est toujours difficile pour moi à Roland‑Garros. Peut‑être que je pourrai éventuellement me poser la question de faire un tournoi avant, ce que je ne fais pas avant les Grands Chelems habituellement, mais si ça ne marche pas, alors pourquoi pas ? On verra bien l'année prochaine.

Publié le par Jeremy MARTIN

Vous avez aimé cet article, partagez le ! 
 

A la Une