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Diane Parry : "Gaël Monfils est un mec extraordinaire"

Roland-Garros
Mis à jour le par Alexandre HERCHEUX

Diane Parry arrive à Roland-Garros 2026 avec de la confiance, des repères retrouvés et une vraie ambition. Opposée au premier tour à l’Ukrainienne Anhelina Kalinina, la Française sait qu’elle devra sortir “un très bon niveau de jeu” face à une joueuse “très en confiance en ce moment”. Mais après son titre au Trophée Clarins, sa belle victoire contre Emma Raducanu à Strasbourg et un revers à deux mains de plus en plus intégré, Parry aborde la quinzaine parisienne avec l’envie de “rester sur cette continuité”. À la maison, devant son public, la Tricolore ne se cache pas : son objectif est d’aller chercher la deuxième semaine Porte d’Auteuil.

Diane Parry en conférence de presse avant Roland-Garros 2026

 

Retrouvez ici le tableau Messieurs de Roland-Garros

Retrouvez ici le tableau Dames de Roland-Garros

 

"On a l'habitude, on suit le soleil et la chaleur"

Il fait de plus en plus chaud. Globalement, comment on se prépare à ça ? Est-ce que ça te perturbe ?

On a l'habitude, on suit le soleil et la chaleur ; dès le début, on peut être parfois être mis à rude épreuve en Australie, et un peu toute l'année en fonction des conditions météo, mais ce n'est pas quelque chose qui me dérange, il faut se réadapter parce que les dernières semaines, on a eu un temps très froid, pluvieux. Les conditions sont très différentes, même de jeu, après, il faut juste quelques jours pour se réadapter. Même pour le tournoi, c'est bien plus agréable de pouvoir jouer dans ces conditions-là.

 

Je rebondis sur la question de la chaleur, au fil du temps, il y a de plus en plus de tournois où on parle de chaleur, de chaleur écrasante comme à Cincinnati, ou encore à Shanghai même si c'était une chaleur humide différente. As-tu changé tes routines, ton entraînement pour t'adapter, mieux préparer et mieux encaisser les grosses chaleurs ?

Pas vraiment, on n'a pas tellement le temps de ça entre les tournois pour changer certaines choses. Là où il y a peut-être le plus d'impact, c'est au moment de la pré-saison. Nous, en étant Français, moi en étant à Paris, je l'ai toujours faite à Paris, ce n'est peut-être pas la meilleure préparation pour arriver ensuite dehors en Australie où il fait 40 degrés. Là, il peut y avoir un petit choc.

Depuis deux ans, je suis à Dubaï, les conditions sont parfaites pour pouvoir s'acclimater, déjà jouer dehors pendant 5, 6 semaines, s'adapter par rapport au temps. Même pour le trajet, ça facilite pas mal de choses pour aller en Australie derrière. Pour moi, c'est une des seules périodes de l'année où on peut peut-être changer certaines choses. Sinon, le reste du temps, on enchaîne assez continuellement. On n'a pas tellement de temps.

 

En parlant de Dubaï, as-tu envie de relocaliser ton camp de base, après ce qui s'est passé au Moyen-Orient ces derniers mois ?

Non, pour l'instant, j'ai toujours en tête de rester là-bas. On sait que les choses peuvent changer vite, dans un sens comme dans l'autre. On est là à suivre la situation, en espérant que ça ne s'aggrave pas trop, que cela revienne à la normale. Pour l'instant, je n'ai pas prévu quoi que ce soit.

 

Il y a encore des juges de ligne ici, que penses-tu que cela apporte ? Comment vois-tu ça ?

Moi, j'aime plutôt bien qu'il y ait encore des juges de ligne. Cela garde une certaine tradition, on va dire, même si c'est un des seuls, le seul tournoi du Grand Chelem en tout cas… Et même dans l'année, de plus en plus passent avec l'arbitrage électronique. Encore plus sur terre, où je trouve que c'est bien pour moi d'avoir le hawk-eye pour vérifier, mais aussi de garder les juges de ligne, parce que sur terre, il y a des traces, l'arbitre est censé pouvoir intervenir. Avec l'arbitrage électronique, il arrive parfois qu'il y ait des erreurs. Là, l'arbitre ne peut rien faire, c'est encore plus frustrant dans ces cas-là.

 

Une question sur Gaël. Tu étais jeudi à sa soirée, comment l'as-tu vécu ? Et quel souvenir te laissera-t-il quand il baissera le rideau ?

Pour moi, c'était un petit peu une surprise. Il m'a appelée la veille. Je pensais être dans les tribunes pour aller le voir et profiter de sa soirée. C'est vraiment un mec extraordinaire, avec un cœur énorme, beaucoup, beaucoup de gentillesse en lui. Il m'a gentiment appelée pour me demander, et sans hésitation j’ai bien évidemment accepté. C'était un honneur pour moi de pouvoir être sur le terrain avec lui et avec tous les autres joueurs et joueuses qu'il y avait sur le court.

J'ai essayé d'en profiter un maximum, j'espère surtout qu'il va pouvoir nous donner encore de belles émotions pour ce dernier Roland, et toute l'année pour sa dernière. Je pense en tout cas qu'il marquera les esprits de tout le monde.

 

"J'ai comme objectif de déjà essayer d'atteindre la deuxième semaine"

Qu'est ce qui ferait que ton Roland-Garros est réussi ?

C'est une bonne question... Bien évidemment, de passer déjà plusieurs tours, j'ai comme objectif de déjà essayer d'atteindre la deuxième semaine. Ce serait déjà un bon point et assez satisfaisant. En après, c'est encore très loin, en Grand Chelem, on sait que tous les matchs sont très compliqués. Je ne me projette pas aussi loin non plus. J'essaie de prendre match par match. Je vais jouer une fille qui est très en confiance en ce moment, ce sera un gros match à jouer. Je vais devoir sortir un très bon niveau de jeu. Déjà, être à 100 % physiquement est le plus important. Ensuite, pouvoir être capable de jouer mon jeu comme je le souhaite sur le terrain, et que ça m'amène à la victoire.

 

"Gaël Monfils, c'est vraiment un mec extraordinaire"

Il y a quelques mois, tu disais que tu avais plutôt tendance à t'entendre avec des filles plus âgées que toi dans le vestiaire. J'en reviens à Gaël. Il y a un décalage d'âge, quelles étaient tes relations hors du court, assez proches ?

On s'est beaucoup rapprochés pendant les JO l'année dernière, cette année… Non, il y a deux ans... Ça passe vite ! On était tous ensemble pendant deux semaines. Cela a créé pas mal de liens. On s’est beaucoup rapprochés à ce moment-là. On a gardé ça. Et c'est vraiment un mec extraordinaire. Je pense que la différence d'âge de son côté, ça n'a pas l'air de lui poser beaucoup de souci, moi non plus et tant mieux ! C'était très drôle.

 

En termes de confiance, à quel point cela t'a servi de faire ce beau parcours au Clarins, puis Strasbourg où tu as décroché une belle victoire contre Raducanu, revenant de blessure ?

C'est très important, c'est tout ce qu'on souhaite, d'arriver à Roland en ayant enchaîner des bons matchs, des victoires. Si on est capable de gagner un tournoi, cela l’est encore plus. C'est ce qui manquait. Je suis très contente de l'avoir trouvée cette semaine-là, le plus important maintenant, c'est de rester sur cette continuité-là, de bien me sentir physiquement dans mon jeu, de continuer à le faire progresser, garder les intentions que j'ai sur le court. Cela m'a fait beaucoup de bien cette semaine.

Publié le par Alexandre HERCHEUX

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