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Du sel sur les courts... pour sauver la terre de Roland-Garros ?

Roland-Garros
Mis à jour le par Alexandre HERCHEUX

Roland-Garros doit composer, ce jeudi, avec une chaleur inhabituelle Porte d’Auteuil. Depuis le début de la quinzaine, les températures dépassent largement les normales de saison à Paris et la terre battue souffre autant que les joueurs. Pour éviter que les courts ne sèchent trop vite, ne deviennent dangereux et ne se fissurent, les équipes de Roland-Garros ont recours à une méthode étonnante : davantage d’arrosage… mais aussi du chlorure de calcium, un composé salin répandu sur les courts pour retenir l’humidité. 

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Du sel sur les courts ? Pas vraiment du sel de cuisine...

Le patron de l’entretien des courts, Philippe Vaillant, et ses équipes sont donc en première ligne. Selon l’Associated Press, près de 200 personnes sont mobilisées pour protéger les 18 courts principaux de Roland-Garros, ainsi que les 15 courts d’entraînement utilisés hors site. Leur mission : maintenir une terre battue jouable, sécurisée et fidèle à son identité, malgré une chaleur qui accélère l’assèchement de la surface. 

La solution la plus étonnante vient du chlorure de calcium. Philippe Vaillant le décrit comme une forme de sel, répandue en flocons le matin sur les courts. Au contact de l’eau, ce produit fond et aide la terre battue à conserver son humidité. En période normale, l’arrosage entre les sets n’est pas systématique. Mais avec cette chaleur, les courts sont légèrement arrosés pendant les matchs pour réactiver ce chlorure de calcium et permettre à la surface de rester stable. Chaque court reçoit environ un sac de 25 kilos de chlorure de calcium le matin. Le but n’est pas de transformer la terre battue, mais d’éviter qu’elle ne devienne trop sèche, trop glissante et potentiellement dangereuse. Philippe Vaillant a même comparé une surface trop sèche à une sorte de patinoire, avec un risque accru de glissade et de blessure...

Publié le par Alexandre HERCHEUX

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