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Gilles Moretton présente sa "réforme sur la terre battue"

Roland-Garros
Mis à jour le par Alexandre HERCHEUX

A un peu plus d’un mois de l’édition 2026, organisée du 18 mai au 7 juin, Gilles Moretton a profité de la conférence de presse de présentation de Roland-Garros, ce jeudi 16 avril, pour fixer le cap. Le président de la Fédération française de tennis a défendu un tournoi fidèle à son identité, tout en assumant une ambition plus large pour la FFT et pour la place de la terre battue en France. Dans son intervention, Moretton a insisté sur la portée symbolique de Roland-Garros pour toute la fédération. Le président de la FFT a rappelé que le tournoi parisien reste la vitrine du tennis français, mais aussi un moteur pour l’ensemble des pratiques fédérales et pour la politique du haut niveau.

Gilles Moretton a présenté sa réforme sur la terre battue

 

Gilles Moretton présente "la réforme sur la terre battue"

"Je voudrais vous parler d’une réforme qui est importante et mise en place, vous y avez déjà un petit peu entendu parler, qui est la réforme sur la terre battue", a commencé le président de la FFT. "Quand on parle d’ADN, au sein de cette fédération, comment ne pas évoquer la terre battue, une surface qui est exigeante, qui sollicite, et on l’a vu, Amélie a développé tout ça, les qualités techniques et tactiques des joueurs et des joueuses, une identité immédiatement reconnaissable dans le monde entier, et ce qui fait le prestige de Roland-Garros. C’est aussi cette terre battue qui a inspiré, et vous l’avez vu, l’affiche de Roland-Garros, qui a été faite par l’artiste JR, sur cette année 2026. C’est une surface aussi idéale, autant pour l’apprentissage des fondamentaux du tennis que pour la pratique au quotidien, pour les jeunes et pour les moins jeunes. C’est aussi une surface qui est moins indulgente..."

 

"Nous n'avons que 16 % de nos terrains, sur 31 000 terrains, qui sont en terre battue"

"Nous n’avons en France que 16 % de nos terrains, sur 31 000 terrains, qui sont en terre battue. Dans nos pays limitrophes, on a 60 % des terrains qui sont en terre battue. Probablement un phénomène qui a été, et qui s’est accentué, dans les années 80 et 90, où la fédération a voulu mettre en place une opération de promotion, de développement, de démocratisation du tennis avec un plan qui s’est appelé le plan 5 000 courts, et c’était 5 000 courts en béton poreux. Et donc l’objectif pour nous aujourd’hui est de transformer ces courts en béton poreux, qui ont maintenant un certain âge, en terre battue, et en terre battue artificielle notamment, qui répond à moins d’exigences, notamment à la consommation d’eau."

 

"L’objectif pour nous est de préserver notre patrimoine terre dans nos clubs"

"Il est donc prioritaire pour notre fédération de lancer ce plan qui va être dédié au développement de la terre battue. Nous avons déjà commencé à le faire depuis trois ans, peut-être pas assez, en maintenant le parc de terre battue naturelle, en accordant des aides à l’entretien. On passe de 250 euros par terrain et par club à 800 euros. Et là, on va mettre en place ce plan de transformation. L’objectif pour nous est de préserver notre patrimoine terre dans nos clubs, augmenter le nombre de terrains en terre battue traditionnelle et en terre battue artificielle, assurer aussi une cohérence entre l’identité du Grand Chelem français de Roland-Garros et les infrastructures."

 

"Nous souhaitons préserver l’image mais aussi préparer l’avenir"

"Nous allons aussi, par ce biais, augmenter le nombre de tournois de premiers niveaux, des ITF 15 000, 25 000, 35 000, sur la terre battue. Nous allons créer 26 tournois (chiffre à confirmer) pour les jeunes et les moins jeunes, les premiers pas pour monter dans cette pyramide et arriver à Roland-Garros, avec un financement de la fédération. Toutes ces réformes sont en place et donc nous pensons que, rapidement, nous allons augmenter considérablement le nombre de terrains. En conclusion, nous souhaitons préserver l’image mais aussi préparer l’avenir."

Publié le par Alexandre HERCHEUX

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