Jannik Sinner explique la fronde : "Ce n'est pas correct..."
Roland-GarrosIl arrive en grand favori. Jannik Sinner est en quête de son premier sacre à Roland-Garros, le seul tournoi du Grand Chelem qui manque encore à son palmarès. Après avoir raflé tous les Masters 1000 disputés cette saison, l’Italien apparaît, en l’absence de Carlos Alcaraz, comme le principal favori à la victoire finale. Présent en conférence de presse ce vendredi, le numéro 1 mondial est revenu sur son impressionnante série de victoires, sa potentielle fatigue, mais aussi sur la fronde des joueurs autour du prize money.
Grand favori cette année, Jannik Sinner était en conférence de presse
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"J'imagine que je vais avoir des matchs difficile qui m'attendent"
Jannik, tu n'as pas eu beaucoup de jours de repos pendant le printemps, comment t'es-tu reposé depuis Rome ?
Je suis allé chez mes parents pendant quelques jours me reposer, et puis après, je suis venu ici. J'essaie encore de récupérer, et puis, être prêt pour mon premier match j'espère.
Bonjour Jannik, toujours sur le même sujet, tu as eu une période très intense dans le bon sens, de manière positive, mais est-ce que physiquement et mentalement, tu te sens prêt pour ce tournoi ? Penses-tu que cela va être très difficile pour toi de puiser l'énergie dont tu auras besoin ?
Eh bien non, j'espère que ça va aller. Effectivement, la période passée a été longue, mais extrêmement positive. J'ai la chance d'être dans cette position. C'est toujours mieux d'être dans une position où on est fatigué après une série de victoires, qu'une période où on se sent très bien mais où on a perdu !
Quoi qu'il en soit, j'essaie de bien équilibrer les entraînement, de savoir quand pousser, quand ne pas pousser, comment gagner. Je vais essayer déjà de gagner le premier tour. Je suis ravi d'être ici, dans ce tournoi. Ce n'est pas la première fois que je joue ici, et comme vous le savez, l'excitation du jeu vous permet de puiser davantage d'énergie.
Tu es sur une vague de victoires. Est-ce que tu vois tes adversaires essayer d'autres coups contre toi ? Essaient-ils de faire quelque chose pour interrompre cette vague de victoires ?
Oui, tout le monde essaie de gagner. Et c'est la chose la plus normale. Il faut être prêt. Et puis ici, en 5 sets, au meilleur des 5 sets, cela prend du temps. Mais même quand on est dans un top joueur, il faut tout de même trouver son rythme de début. Je sais, j'imagine que je vais avoir des matchs difficile qui m'attendent.
"Ce n'est pas contre vous"
Est-ce que tu limites ton apparition média à 15 minutes aujourd'hui ? Peux-tu nous dire pourquoi ?
Je crois que c'est ce que font beaucoup de joueurs. Cela n'est pas dirigé contre les journalistes ou l'un d'entre vous. On est ravi de faire ce qui nous est demandé, et de répondre à nos obligations. On essaie juste de limiter pour se mettre dans une position où on a notre mot à dire, cela paraît juste de le faire, comme je l'ai déjà dit à Rome. On a attendu un an pour avoir une petite réponse à nos questions, donc là, on essaie de démarrer quelque chose. Mais encore une fois, ce n'est pas contre vous. Vous êtes là, et nous on fait ce qui nous est demandé.
Bonjour Jannik. Daniil vient de passer, et il parlait de ta capacité à servir en attaquant le long de la ligne et de changer. Quand décides-tu de faire un changement de pied par exemple, ou un changement au milieu d'un échange ? Qu'est ce qui t'aide à prendre ces décisions de changement soudain ?
Je suis un joueur qui joue beaucoup avec mon ressenti, et si je ressens un coup, je ne réfléchis pas à deux fois, j'y vais. Je pense que c'est plus important de jouer sur la ligne parfois. Cela dépend contre qui vous jouez, parce que vous laissez tout l'autre côté ouvert. Mais quand je ressens un coup, j'y vais, je fonce !
"Il y a beaucoup de jeunes que j'aime bien voir ici"
Compte tenu de ton temps de jeu et du fait que tu as joué à Rome alors que physiquement tu étais fatigué, si cela n'avait pas été en Italie, est ce que tu penses que tu te serais peut-être retiré ?
Je ne sais pas, le fait d'être en Italie, c'est une grosse motivation, et c'était aussi le Master qui me manquait. C'était aussi une super motivation. Mais dans le même temps, avec ces manifestations désormais plus longues, si on ne joue pas à une manifestation, on ne s’arrête pas seulement une semaine, on arrête deux semaines ! Et si on ne joue pas à Rome avant Roland-Garros, on a trois semaines d'arrêt... C'est comme après pour Wimbledon. Comme il faut avoir pas mal de matchs sous la raquette avant de jouer, je dirais que j'aurais joué même si ça n'avait pas été Rome.
Qu'est-ce que ça fait de revenir sur le Chatrier pour la première fois depuis l'année dernière, ce match si spécial ?
Comme je l'ai déjà dit, c'est un tournoi très spécial pour moi. Je m'y sens de mieux en mieux, année après année. L'an dernier, j'y étais presque ! Il y a beaucoup de jeunes que j'aime bien voir ici. Et aussi, vous savez, l'escalier qu'on monte... Cela fait quelque chose ! Quand je réfléchis à ce qui s'est passé, ce que je ressens reste très positif.
"C'est un sujet très important"
Pour revenir aux 15 minutes pour les médias, si vous n'avez pas de réponse ou de réaction après cela de la part du tournoi, que vont faire les joueurs ensuite ?
Eh bien, on verra ! Les joueurs sont très liés, on est vraiment très unis, c'est une bonne chose, parce que sans nous, il ne peut pas y avoir ces manifestations. Mais comme je l'ai dit à Rome, c'est une question de respect. Quand on doit attendre une réponse pendant plus d'un an, alors que la question est posée par les 10 meilleurs joueurs, ce n'est pas gentil, ce n'est pas une bonne chose. Dans le même temps, j'entends parler de prize money et des primes... On ne parle pas que de ça, on parle aussi des retraites. C'est un sujet très important. Parce qu'on espère, après avoir arrêté le tennis, avoir aussi une retraite. Et puis, c'est une question de prise de décision. Pour trois Grands Chelems sur quatre, on commence le dimanche, mais on ne sait pas s'ils vont vouloir commencer un vendredi, un samedi, on aimerait parler de tout cela.
On va voir où on va. Et on va voir aussi comment réagissent les autres Grands Chelems après celui-ci. Et ensuite, on prendra notre décision, tous les joueurs.
Publié le par Jeremy MARTIN