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Kyrian Jacquet : "Ce qui me manque, c’est un corps stable"

Roland-Garros
Mis à jour le par Paul MOUGIN

Kyrian Jacquet n’a pas réussi à prolonger sa belle aventure à Roland-Garros 2026. Issu des qualifications après une superbe semaine Porte d’Auteuil, le Français a été stoppé dès le premier tour par Marco Trungelliti, vainqueur 6-4, 6-2, 6-2 ce dimanche sur le Court 6. Un coup d’arrêt frustrant pour le Lyonnais, qui avait pourtant arraché son billet pour le grand tableau en dominant Felix Gill au dernier tour des qualifs, devenant au passage le premier Français à se qualifier deux années de suite à Roland-Garros depuis Julien Varlet en 2002-2003.

Kyrian Jacquet après sa défaite au premier tour de Roland-Garros

 

Retrouvez ici le tableau Messieurs de Roland-Garros

Retrouvez ici le tableau Dames de Roland-Garros

 

"J’aurais aimé avoir un jour de plus pour récupérer..."

Bonjour Kyrian, bravo pour les qualifications. Aujourd’hui, tu l’as dit, c’était physiquement compliqué. Est-ce que la chaleur a aussi joué ?

C’est possible. Après, la chaleur est la même pour les deux. C’est vrai qu’au final, comme je n’ai pas eu beaucoup de matches sur terre ni ces derniers mois, je n’ai pas été souvent confronté à ces conditions. Donc oui, ça a un peu pesé. Mais j’avais déjà de grosses courbatures, des contractures un peu partout dans le corps après les qualifications. J’aurais aimé avoir un jour de plus pour récupérer, mais le programme était comme ça.

 

Sur ton match, as-tu senti à un moment que ça pouvait tourner ? Qu’est-ce qui t’a manqué ?

Je pense qu’aujourd’hui, je n’avais pas ce qu’il fallait pour faire basculer le match. Il y a des jours comme ça, malheureusement. Il n’y avait pas grand-chose qui me réussissait. J’ai essayé de donner mon maximum du début à la fin, mais je manquais d’énergie, mentalement et physiquement. Et forcément, ça se ressent dans le jeu. En face, j’ai joué un très bon adversaire. Je connais bien Marco, je l’ai vu souvent en Challenger. C’est un très bon joueur de terre battue, il l’a encore montré aujourd’hui. Je l’ai trouvé vraiment solide, et moi, je n’avais pas les armes pour le gêner davantage.

 

Dans le premier set, l’enchaînement de breaks et débreaks a-t-il pesé lourd ?

Chaque jeu compte, évidemment. C’était vraiment bien de réussir à le débreaker, j’ai fait un très bon jeu avec beaucoup de pression. Mais derrière, je n’ai pas réussi à confirmer sur mon service, et c’est dommage. Ça aurait pu le faire douter un peu plus. Après, il a aussi très bien retourné. Ce sont des choses qui arrivent.

 

"Les regrets sont moindres que l’an dernier"

Tu disais avant le tournoi que tu n’étais pas sûr de pouvoir jouer Roland-Garros. Malgré tout, est-ce que ça reste une victoire personnelle, cette semaine ?

Oui, clairement. Je suis très fier de cette semaine. J’ai réussi à sortir des qualifications avec très peu de matches dans les jambes, voire aucun. J’ai tenu physiquement sur trois matches, et mentalement j’ai eu une très bonne attitude tout au long des qualifs. Aujourd’hui, j’ai fait mon maximum, même si c’était plus dur. Mais je retiens énormément de positif au vu des conditions.

 

Tu as moins de regrets que l’an dernier, où le scénario avait été plus cruel ?

Ce sont des regrets différents, mais oui, ils sont moindres que l’an dernier. L’année dernière m’avait beaucoup touché, ça avait été compliqué pour la suite de la saison. Ce match-là avait été vraiment dur à encaisser. Là, j’avais à cœur de faire mieux sur le court 6 quand j’ai vu la programmation. Malheureusement, ça ne s’est pas passé comme je l’espérais. Aujourd’hui, j’ai surtout des regrets par rapport à mon corps, de ne pas avoir pu tenir davantage ni le gêner plus que ça. Mais il y a aussi beaucoup de fierté d’avoir tout donné avec les armes du jour, même si elles étaient limitées.

 

"Ce qui me manque, c’est un corps stable"

Dans les émotions vécues pendant les qualifications, tu as aussi découvert d’autres courts que le 6…

Oui, franchement, c’était un bonheur. Le court 14, avec une ambiance incroyable, ce match gagné 18-16 au super tie-break du troisième, c’était magique. Et jouer sur le Suzanne-Lenglen pour le dernier tour, ça restera aussi. Ce sont des émotions qui vont rester longtemps. J’ai pris énormément de plaisir sur ce tournoi. J’ai déjà hâte de revenir l’année prochaine. Et puis il me reste le double avec Arthur Gea, un très bon ami. Je suis impatient de le jouer et on verra jusqu’où on peut aller.

 

Tu parlais de matches très accrochés en qualifs. À chaud, qu’est-ce qui te manque pour passer un cap ?

Je pense que ce qui me manque, c’est un corps stable. Dans le jeu, je ne pense pas avoir de grosses lacunes. Le niveau est là quand le physique suit. J’ai réussi à être assez constant et à produire un bon niveau pendant ces qualifs, malgré le manque de matches. À partir du moment où je serai plus stable physiquement, capable d’enchaîner sur toute une saison, les résultats suivront. On travaille beaucoup avec mon équipe là-dessus.

 

Après cette semaine à Roland, qu’est-ce que tu veux garder pour la suite ?

Déjà, je me suis prouvé que j’étais capable de gagner des matches sans beaucoup de repères, d’aller puiser au fond de moi pour aller chercher des victoires importantes. Je retiens beaucoup de positif. Je me sens aussi très chanceux de pouvoir jouer les Grands Chelems, c’est quelque chose qui me tient à cœur. C’est magnifique. Wimbledon arrive bientôt, ça s’enchaîne. Mais je suis déjà très heureux d’être sur un court de tennis, il n’y a rien de mieux pour moi.

Publié le par Paul MOUGIN

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