Les joueurs ont prévu une action forte lors du media day vendredi
Roland-GarrosLe début de Roland-Garros 2026 s’annonce déjà électrique. Alors que le tableau principal débutera dimanche Porte d’Auteuil, le Media Day de vendredi pourrait être marqué par une action forte de plusieurs stars du circuit. Selon L’Équipe, la plupart des meilleurs joueurs engagés à Roland-Garros ont prévu de manifester leur mécontentement lors de cette journée médiatique, dans la continuité des menaces de boycott apparues ces dernières semaines autour de la répartition des revenus en Grand Chelem. L’idée serait notamment de limiter leur présence devant les médias à quinze minutes avant de quitter le centre de presse, sans accorder d’interviews supplémentaires.
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Quinze minutes et puis s’en vont ?
Habituellement, le Media Day est l’un des grands lancements d’un tournoi du Grand Chelem. Les stars passent devant la presse, évoquent leur forme, leurs ambitions et leurs sensations avant le début de la quinzaine. Mais cette fois, le sportif pourrait passer au second plan. D’après L’Équipe, les joueurs veulent envoyer un message clair : ils estiment que les tournois du Grand Chelem ne répondent pas assez à leurs demandes, notamment sur la rémunération et leur place dans les décisions.
Le symbole choisi serait fort. La plupart des top joueurs pourraient stopper leur intervention après quinze minutes, un clin d’œil direct au pourcentage des revenus reversé aux joueurs par les tournois du Grand Chelem. Les grandes épreuves ATP et WTA reverseraient environ 22 % de leurs revenus aux joueurs et joueuses, quand les Grands Chelems tourneraient plutôt autour de 15 %, un écart devenu central dans le bras de fer.
Sabalenka, Gauff, Sinner... la grogne monte depuis plusieurs semaines
Le sujet n’est pas nouveau, mais il a pris de l’ampleur avant Roland-Garros. Début mai, Aryna Sabalenka avait ouvertement évoqué l’idée d’un boycott si les joueurs n’obtenaient pas gain de cause. Coco Gauff avait elle aussi soutenu l’idée d’une action collective, tout en rappelant que le combat concernait aussi les joueurs et joueuses moins bien classés. Les joueurs réclament une part de revenus plus proche des 22 %, comme sur les grands tournois ATP/WTA, alors que la dotation de Roland-Garros 2026 a pourtant été portée à 61,7 millions d’euros, en hausse de 9,5 %.
Selon The Guardian, les joueurs pourraient également réduire au strict minimum leurs obligations médiatiques pendant le tournoi. L’idée serait de respecter les contraintes contractuelles pour éviter les sanctions, mais de refuser les sollicitations supplémentaires, notamment avec certains diffuseurs. Une stratégie de pression qui montrerait que les joueurs veulent désormais passer des mots aux actes.
Une réunion décisive avec Roland-Garros et la FFT
Toujours selon L’Équipe, une réunion est prévue vendredi après-midi entre la direction de Roland-Garros, la FFT et des représentants des joueurs. La FFT a indiqué vouloir poursuivre un dialogue direct et constructif autour de la gouvernance, de la protection sociale des joueurs et du partage de la valeur. Mais le timing est sensible : à quelques jours du début du tournoi, cette grogne pourrait polluer l’ouverture de la quinzaine parisienne
Publié le par Alexandre HERCHEUX