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Luca Van Assche, libéré : "Ça faisait plus de deux ans..."

Roland-Garros
Mis à jour le par Paul MOUGIN

Luca Van Assche s’est imposé face à Vilius Gaubas 6-4, 6-2, 2-6, 7-5 au premier tour de Roland-Garros ce lundi 25 mai. Alors qu’il devait initialement affronter Patrick Kypson, l’Américain a déclaré forfait dans les dernières minutes avant son match, permettant à Gaubas, repêché en tant que lucky loser, de prendre sa place. Après deux premiers sets maîtrisés, le Français a connu un passage à vide dans la troisième manche, rapidement mené 5-0. Il est toutefois parvenu à revenir à 5-2 en sauvant deux balles de set, avant de céder la manche. Parfaitement remis dans le quatrième set, il a surtout sauvé quatre balles de break cruciales à 4-3 en faveur du LituanienLe Français décroche ainsi sa deuxième victoire dans le tableau principal de Roland-Garros, après celle obtenue en 2023 face à Marco Cecchinato. Il affrontera Brandon Nakashima au prochain tour.

Luca Van Assche après sa victoire au premier tour de Roland-Garros

 

Retrouvez ici le tableau Messieurs de Roland-Garros

Retrouvez ici le tableau Dames de Roland-Garros

 

"J’ai su très tard que je changeais d’adversaire"

Comment vas-tu adapter ta récupération avec ces chaleurs-là ? Est-ce que ça change quelque chose ?

Non, pas forcément. Je vais simplement éviter de m’entraîner longtemps en pleine chaleur dans les prochains jours, parce que l’objectif maintenant, c’est de récupérer au mieux pour le match de jeudi. Après, j’ai, entre guillemets, la chance de ne rejouer que jeudi. On est lundi, donc j’ai quand même deux jours assez tranquilles devant moi. Peut-être que j’aurai le double entre-temps, je ne sais pas encore. Mais voilà, la priorité, c’est surtout la récupération.

 

Bonjour Luca. Question très simple : d’abord, à quel point cette victoire fait du bien ? Et ensuite, on parle de la chaleur, du soleil… Il y a aussi la question de la protection de la peau chez les joueurs. Quel est ton rapport à ça au quotidien ?

Oui, c’est sûr que c’est assez compliqué. Il faut mettre de la crème solaire, mais quand on joue, on transpire, on s’essuie, donc forcément ça part. C’est un vrai sujet pour les joueurs, je pense. Aujourd’hui, il faisait chaud, sans que ce soit non plus étouffant. Mais je pense qu’il faut jouer dans ces conditions tous les jours pour s’y habituer.

 

Bonjour Luca. Comment tu t’es adapté aux différents paramètres ? On a parlé de la chaleur, de la terre battue plus sèche, et puis il y a eu ce changement d’adversaire de dernière minute avec un lucky loser. Comment tu as géré tout ça ?

Pas facilement, forcément. J’ai su très tard que je changeais d’adversaire. J’avais bien préparé le plan de jeu pour affronter Kym, donc j’ai dû m’adapter. Mais je connaissais déjà mon adversaire, donc je n’étais pas complètement dans l’inconnu. Je m’étais entraîné avec lui il y a quelques semaines. C’est un très bon joueur, on est de la même génération, on se connaît depuis qu’on est tout petits. Pour la chaleur, je m’y suis adapté comme j’ai pu ces derniers jours à l’entraînement. Et aujourd’hui, le terrain était un peu plus sec, forcément avec la chaleur. Mais on est des joueurs bien préparés, donc on s’adapte assez vite.

 

"Ça faisait un peu plus de deux ans que je n’avais pas gagné un match en Grand Chelem"

Bonjour Luca. À quel point cette victoire fait du bien ? C’est ta première en Grand Chelem depuis longtemps, tu as traversé des périodes plus compliquées et là tu reviens bien. Comment tu analyses cette période et ce que tu ressens aujourd’hui ?

Oui, c’est sûr que ça fait du bien. Ça faisait un peu plus de deux ans que je n’avais pas gagné un match en Grand Chelem. Et même deux ans que je n’en avais pas joué. Donc déjà, être de retour dans un tableau final avec mon classement, c’est une satisfaction. Et en plus gagner aujourd’hui, ça fait vraiment plaisir. Ça montre que je suis de nouveau sur la bonne voie. Après, ce tournoi n’est pas une finalité en soi. Je vois plutôt ma saison sur terre, et même ma carrière en général, avec des objectifs plus globaux que ce seul tournoi. Évidemment, je suis très content d’avoir gagné aujourd’hui. Mais si j’avais perdu, ce n’était pas dramatique non plus. J’essaie de voir ce tournoi comme quelque chose d’important, mais aussi comme une étape dans le travail quotidien. Je vais continuer à me donner un maximum de chances pour progresser.

 

Si je ne me trompe pas, tu as perdu récemment contre des joueurs qui réalisent aujourd’hui de très bonnes saisons en Challenger. Est-ce que ça aide à relativiser avec le recul ? Et un mot aussi sur Rafa : quel regard tu portes sur son jeu ?

Je n’ai pas très bien compris la question…

 

L’idée, c’est de savoir si le fait d’avoir joué des adversaires aujourd’hui en pleine forme t’aide à relativiser ces défaites.

D’accord. Oui, forcément. Quand j’ai joué Jodar en début d’année, en qualifications de Grand Chelem, on sentait déjà qu’il allait enchaîner derrière. J’ai aussi perdu en finale à Lille contre Blanch, qui a ensuite très bien performé. Ça montre surtout que le niveau est très resserré et que les jeunes arrivent. Mais ça prouve aussi que je ne suis pas si loin du très haut niveau. Ce n’est pas en deux semaines que ces joueurs ont changé de dimension ou révolutionné leur jeu. Ils jouent de la même manière que quand je les ai affrontés. Donc c’est positif, ça donne de la confiance. Et ça montre, pour moi comme pour les joueurs un peu moins bien classés, que tout le monde peut rivaliser avec les meilleurs.

Publié le par Paul MOUGIN

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