Puerta s'explique : "Il s'est passé quelque chose de moche..."
Roland-GarrosCe vendredi, en plein Roland-Garros, Mariano Puerta a donné sa version de la rupture brutale avec Alejandro Davidovich Fokina, quelques jours après les accusations de l’Espagnol en conférence de presse. Battu au deuxième tour par Thiago Agustin Tirante, Davidovich avait expliqué que son coach était parti sans prévenir personne après son premier tour remporté contre Damir Dzumhur. Dans une longue interview accordée à Punto de Break, l’ancien finaliste de Roland-Garros 2005 assure au contraire qu’il avait prévenu l’équipe, qu’il se sentait mal physiquement et que la situation était devenue intenable.
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"Il s’est passé quelque chose de moche"
"Oui, dans le quatrième ou le cinquième set, il s’est passé quelque chose de moche. À un moment du match, j’ai essayé de l’encourager, de le pousser pour qu’il ne perde pas le fil. Alex s’est alors retourné avec un regard comme s’il allait m’assassiner : “Tu ne vois pas que je suis fatigué ? Que je ne peux pas bouger ? Ne me redis plus jamais rien !” Il me l’a dit d’une manière que je ressens encore aujourd’hui."
Après la rencontre, l’Argentin assure avoir dit au manager de Davidovich que c’était son dernier jour. Il explique qu’il se sentait mal, évoquant des tachycardies, la pression, le soleil et l’accumulation de tensions. D’après lui, le préparateur physique et le kiné du joueur étaient aussi au courant de la situation. Puerta affirme ensuite être parti à son hôtel pour se reposer, avant d’envoyer un long message à Davidovich dans la soirée, vers 22h30, afin d’expliquer sa position et les raisons de son malaise.
"Comment ça, je n’ai rien dit à personne ?"
"Cela lui a fait mal que je décide de partir… et que je parte vraiment. Pour moi non plus, cela n’a pas été agréable. Après la relation que j’avais construite avec Alex pendant tous ces mois, recevoir cet appel de son équipe, avec un tel message, a été très dur. La dernière chose qu’il peut dire, c’est que je suis parti sans donner de raisons, parce qu’elles sont toutes dans le message. Comment ça, je n’ai rien dit à personne ? Toute l’équipe était au courant !"
Publié le par Alexandre HERCHEUX