Rafael Jodar : "Plus jeune, mon idole c'était Rafa Nadal..."
Roland-GarrosRafael Jodar s’est qualifié pour les huitièmes de finale de Roland-Garros ce vendredi 29 mai en s’imposant face à Alex Michelsen après plus de quatre heures de jeu, 7-6[2], [5]6-7, 4-6, 6-3, 6-3. Après un beau parcours en début de saison à l’Open d’Australie, où il avait atteint le deuxième tour en sortant des qualifications, Rafael Jodar franchit encore un cap en Grand Chelem et se retrouve déjà en deuxième semaine à seulement 19 ans. Il aura une belle opportunité de rejoindre les quarts de finale puisqu’il affrontera Pablo Carreno-Busta, 89e mondial. En conférence de presse, l'Espagnol s'est notamment expliqué sur son mauvais geste envers une ramasseuse de balle.
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"J'essaie de développer mon propre style"
Rafa, bravo ! Pour ta première apparition à Roland-Garros, tu es qualifié pour les huitièmes de finale. Peux-tu passer en revue ton match ? Qu’est-ce qui a fait la différence au final ?
J'ai essayé de donner de mon mieux pour essayer de valider mon billet pour le prochain tour. Chapeau pour lui, parce qu'il a vraiment déployé un tennis extraordinaire.
Votre célèbre compatriote, Rafael Nadal, n'a disputé que trois matchs en 5 sets durant toute sa carrière. Et toi, tu viens de jouer plus de 4 heures en cinq sets, lors d'un match d'anthologie. Qu'est-ce qui a fait que tu as réussi à aller jusqu'au bout ?
C'était un match difficile, il jouait très bien, à la fin du deuxième set et au début du troisième set aussi. Je savais que le match allait durer longtemps quand j’ai perdu le troisième set. Et je savais que si je déployais mon meilleur tennis, j'avais mes chances. Et c'est ce que j'ai fait. Le match n’est pas fini tant que vous n’avez pas remporté votre balle de match. C'est ce qui s'est passé au cinquième set. C’est avec cette mentalité que j’ai remporté les quatrième et cinquième sets et j'ai pu renverser le match.
Bravo ! C'est un Roland-Garros complètement fou, encore plus qu’hier. Depuis plusieurs jours, ce que j'entends autour de moi, c'est que Rafael Jodar, cet Espagnol, peut aller très, très loin. On ne serait pas étonné de le voir en finale. Etes-vous conscient de cela ? Êtes-vous prêt ?
En fait, mon état d'esprit est tel que je vois et je vis chaque match après match, sans me projeter. Je veux bien récupérer pour le prochain match. Ce sera un autre match difficile. Il faudra que je sois prêt. Il faudra que je montre mon meilleur niveau. Je vais certainement me concentrer sur chaque match, match après match, sans me projeter sur le match suivant.
Qui est ton modèle tennistique ? Est-ce qu'il y a une icône du tennis qui a inspiré ton jeu tennistique ?
J'essaie de développer mon propre style, mais quand j'étais plus jeune, mon idole c'était Rafa Nadal. Puis, au cours des dernières années, je dirais Carlos Alcaraz, parce qu'il vient de l'Espagne, il vient du même pays que moi. Ça, c'était mes deux icônes quand j'ai grandi. Mais comme je l'ai dit auparavant, j'essaie de suivre ma propre voie et de me développer en tant que joueur, avec mon propre état d'esprit.
"J'apprécie le travail des ramasseurs et des ramasseuses de balles"
Il y a une vidéo que j'ai vue, quand tu quittais le court à un moment, où tu as déplacé un peu rudement une ramasseuse de balles. Pourquoi l'as-tu fait ?
Non, c'était la fin du deuxième ou troisième set, en fait, elle marchait à reculons. Je ne l'ai pas poussée ; en fait, je demandais à mon père de me donner des objets après ma pause toilettes. Elle était au milieu, elle essayait de sortir de mon chemin, et elle marchait à reculons. Je pense qu'elle n'est pas tombée parce que je la poussais, mais parce que... Comment on appelle ça en anglais ? En fait, c'est à cause de la bâche qui était derrière elle. Quand elle marchait à reculons, elle est tombée sur la bâche. J'apprécie le travail des ramasseurs et des ramasseuses de balles. C'est difficile, surtout sous cette chaleur. J'apprécie leur travail, et je ne pousserais jamais une ramasseuse de balles.
Mais vous l'avez poussée avec votre main ?
Non, je ne l'ai pas touchée. Non, je ne le ferais jamais ; jamais je ne me permettrais.
Vous avez parlé du fait de développer votre propre style. Comment le faites-vous ?
Je suis un joueur d'offensive. Surtout sur certains points déterminants. Ici, il faut aussi être à la défense. J'essaie donc de développer ce style de jeu aussi. J'essaie aussi de progresser sur mes points faibles, le coup droit, le service, le retour. Je dois encore m'améliorer là-dessus. Au final, j'ai encore une marge d'amélioration qui est tout de même assez grande devant moi.
Publié le par Jeremy MARTIN