Rafael Jodar, première réussie : "Je ne suis pas pressé"
Roland-GarrosUne démonstration de force. Rafael Jodar s’est imposé avec autorité au premier tour de Roland-Garros ce lundi en dominant Aleksandar Kovacevic 6-1, 6-0, 6-4. En un peu plus d’1h30 de jeu, l’Espagnol a complètement étouffé l’Américain et confirme qu’il a franchi un gros cap ces dernières semaines. Très solide sur ses mises en jeu, il n’a eu qu’une seule balle de break à sauver durant toute la rencontre. Impressionnant de maîtrise, Jodar n’a concédé que six points sur son service dans les deux premiers sets. Un véritable message envoyé au reste du tableau.
Rafael Jodar après sa victoire au premier tour de Roland-Garros
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"Je ne suis pas pressé"
Rafa, bravo. Comment te sens-tu après cette première victoire à Roland-Garros, de tous les temps ?
Je me sens très bien, je suis ravi d'avoir engrangé ma première victoire à Paris. Je vais me reposer et me préparer pour mon prochain match mercredi.
Rafa, bravo, félicitations. Ce parcours a été fantastique depuis ces 12 derniers mois. Comment te sens-tu ? As-tu l'impression que c'est une opportunité que tu as saisie ? Te sens-tu satisfait ou bien es-tu avide d'engranger d'autres victoires ?
Non, je ne suis pas pressé. Je dois encore apprendre beaucoup de choses sur le circuit. C'est juste ma première année. Je suis en train d'expérimenter plein de choses. C'est ce que je fais ces derniers mois. Cela m'aide à me développer en tant que joueur, mais aussi en tant que personne. J'apprends beaucoup, vous savez, quand je dispute un tournoi, quand je me prépare pour un match. C'est bien d'avoir ce ressenti, de pouvoir être en compétition à Roland-Garros, et d'autres tournois. Et je suis ravi d'en faire partie.
Rafa, bravo pour aujourd'hui. Ce matin, quand tu t'es levé, as-tu pu songer un seul instant que tu pourrais un jour disputer un tournoi à un niveau aussi élevé ? Parce que même les bons joueurs ne parviennent pas toujours à avoir un début de carrière aussi brillant.
J'essaie d'envisager chaque match comme si c'était un match serré. Honnêtement, le match était difficile, et l'entrée en lice est toujours difficile. J'essaye de dérouler au cours des deux sets, et puis quand cela devient plus piégeux, notamment au deuxième set, quand je devais faire face à ces balles de break, je pense que je me suis bien débrouillé. J'ai réussi à bien dérouler mon jeu. Surtout pour un match en 5 sets, il peut y avoir des montagnes russes. Il faut donc savoir affronter cette situation de la meilleure façon possible.
"Le fait de vivre seul, cela m'a permis de mûrir"
Sur le court, il y a eu tellement de soutien, il y avait 5-6 rangées qui essayaient de te voir, de te soutenir. Que penses-tu de ce public ? Qu'as-tu ressenti de la part du public dans un Grand Chelem ?
C'est la première fois que je suis à Paris. J'ai vu tellement de gens, pas seulement des amis, mais aussi de partout. Bien sûr, spécialement d'Espagne ! C'était fantastique de ressentir ce soutien chaleureux de la part du public à chaque point. Pas seulement aujourd'hui, mais ils me soutiennent aussi dans tout ce processus.
Rafa, l'année dernière, tu étais 707. Tu étais en train d'évoluer sur le circuit challenger. Regardais-tu Roland-Garros à la télé ?
Oui, j'évoluais sur le circuit challenger aux Etats-Unis, c'est vrai. Je regardais certains des matches de Roland-Garros à la télé l'année dernière. C'était un autre chapitre de ma vie. Mais cela m'a aidé aussi à évoluer, à être un meilleur joueur aujourd'hui. Parfois, j'y songe et cela m'aide à être meilleur sur le court.
Selon toi, quelle est la leçon la plus précieuse que tu as tirée de tes mois à l'université ?
J'ai appris beaucoup de choses, peut-être j'ai gagné en maturité. Le fait de vivre seul, cela m'a permis de mûrir, d'être plus autonome, de mieux gérer les coaches, et de mieux aborder les autres joueurs. Cela m'aide aussi à aborder de nouvelles cultures. C'était un nouveau chapitre dans ma vie, une nouvelle vie. Je pense que la manière dont j'ai abordé ces mois m'a beaucoup aidé, et j'ai beaucoup mûri à l'université.
Publié le par Paul MOUGIN