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Svitolina : "L'impression de jouer pour Gaël et moi"

Roland-Garros
Publié le par Alexandre HERCHEUX

Elina Svitolina détient probablement la plus belle opportunité de sa carrière en Grand Chelem. Meilleure tête de série encore en lice à Roland-Garros, l'Ukrainienne a écrasé ce dimanche Caroline Garcia 6-1, 6-3. Elle retrouve ce mardi Nadia Podoroska, 131e mondiale, en quarts. Une sacrée opportunité de filer pour la première fois en demies à Paris

Roland-Garros 2020 - Elina Svitolinaest en quart de finale !

 

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Si bien sûr, Elina Svitolina ne doit sa réussite qu'à elle-même et à son travail, sa relation avec Gaël Monfils a peut-être un effet positif dans ses performances. C'est en tout cas ce que l'Ukrainienne a expliqué en conférence de presse. "En fait, j'ai l'impression de jouer pour nous deux. Je sais combien il aime jouer à Paris, combien il est compétiteur, combien il adore jouer devant le public. Malheureusement, cette année c'est différent. C'est triste qu'il n'ait pas pu jouer son meilleur tennis. Il a commencé l'année sur les chapeaux de roue, je suis vraiment fière des efforts qu'il a déployés. Malheureusement, il n'est pas ici, il s'entraîne en ce moment. Je suis très heureuse qu'il soit de retour. Mentalement, il va revenir et être encore plus fort. Pour moi, j'adore comment il me pousse à m'améliorer. J'essaie de le motiver pour qu'il soit un meilleur joueur et une meilleure personne. C'est comme ça qu'il faut fonctionner. Il faut se soutenir mutuellement, et essayer d'avancer tous les deux vers de meilleurs résultats", a-t-elle confié. Jolie déclaration...

 

Félicitations. Je voulais te poser une question sur le tableau féminin en général. Avec la situation actuelle, tu es l’une des exceptions aujourd'hui. La plupart des grosses têtes de série ont perdu. Tu penses que le tableau féminin est plus ouvert que jamais ?

C'est une question difficile. Je pense que cela se produit parfois également sur les autres Grands Chelems. Peut-être qu'en quarts de finale… C'est un peu difficile à dire. Il faut faire quelque chose pour arriver en quarts de finale, il faut jouer un excellent tennis. Bien sûr, c'est ouvert. Il n'y a pas d'autres têtes de série dans mes quarts de finale, mais je m'en fiche un peu. Je ne fais pas tellement attention à cela.

 

Je t'ai entendue parler du fait que tu ne vas pas laisser le fait que tu sois tête de série affecter tellement ton tournoi. Tu vois cela comme ton opportunité de remporter le titre, parce que tu es la meilleure classée dans le reste du tableau ?

Bien sûr, si je suis la tête de série qui reste, j'ai peut-être un avantage, mais je ne le vois pas comme ça. Le fait est que l'on va sur le terrain et qu'il faut jouer son meilleur tennis. Comme je l'ai dit, les filles méritent d'être là, elles ont battu des joueuses mieux classées qu'elles. Elles sont là pour une raison qui est bonne. Je ne regarde pas plus loin que mon prochain tour. C'est très important de ne pas regarder, je trace mon propre chemin. C'est ce que j'essaie de faire. Si je regarde qui gagne ou perd, je vais perdre. Je vais également mettre trop de pression sur mes épaules. C'est un peu insensé de faire ça.

 

Par rapport aux têtes de série, on commence la deuxième semaine de Roland Garros, et les têtes de série comme toi sont attendues normalement en deuxième semaine. Le fait d'être en deuxième semaine enlève une pression de tes épaules ?

Non, ce n'est pas mon objectif principal. Mon objectif principal est toujours au fond de mon esprit, quelque part. Je ne suis jamais heureuse quand je perds en deuxième semaine. L'objectif pour moi est de gagner chaque match quand je viens sur le terrain, et chaque défaite sera difficile et triste. Donc, cela m'est un peu égal si c'est le premier tour ou les quarts de finale. J'essaie d'avoir la même routine pour chaque match, que ce soit un Grand Chelem ou un tournoi normal. C'est important de ne pas être trop enthousiaste ou trop peu enthousiaste. Il faut essayer de garder un équilibre, de rester calme pour avoir de bons résultats et de belles victoires.

 

Félicitations pour cette victoire. Pour ton prochain tour, tu joues Nadia Podoroska. Tu la connais un peu ? Elle est sortie des qualifications ? Quelles sont tes attentes par rapport à ce match ?

Pour être honnête, je n'ai aucune idée de qui c'est. J'ai entendu son nom, mais honnêtement je n'en sais rien du tout. J'ai peut-être regardé deux jeux aujourd'hui, parce qu'elle jouait avant nous, pas sur le même court. Franchement, je vais devoir faire mes devoirs. Mon entraîneur va me donner beaucoup d'informations avant ce match. Bien sûr, si elle est arrivée aussi loin, c'est qu'elle joue bien, forcément. Cela doit être forcément comme ça.

 

Félicitations pour cette victoire. Que penses-tu de jouer devant le public français contre une joueuse française ?

Ce n'est jamais facile de jouer contre une favorite du pays, parce que le public soutient beaucoup l'adversaire, et pas toi-même. Dans ce sens-là, c'est difficile. Il y a aussi une pression supplémentaire sur l'adversaire. J'ai essayé d'utiliser cela comme un avantage pour moi. J'ai essayé de réfléchir en me disant : « Ce public va me soutenir ». Cela aide un peu à rester dans le match, à ne pas tellement regarder ce qu'il se passe autour de moi. Pour être honnête, je pense que j'ai très bien joué et très bien géré aujourd'hui, de ne pas regarder ce qu'il se passait autour de moi. Évidemment, ils essayaient de la pousser pour qu'elle revienne dans le match. Au bout du compte, j'ai joué un bon tennis. Le fait d'être bien concentrée m'a beaucoup aidée.

 

Quand tu as gagné les WTA finales en 2017 2018, tu jouais une meilleure joueuse que toi, mieux classée. Le fait que tu sois mieux classée contre Nadia Podoroska va t'aider ou pas à élever ton jeu ?

Comme je l'ai dit, quand tu joues une joueuse mieux classée que toi, cela t'oblige à élever ton jeu, à te battre sur chaque point, à être encore plus concentrée. Quand tu es en quarts de finale d'un Grand Chelem, je pense que tu te concentres sur le jeu, et pas vraiment sur qui est de l'autre côté du filet. C'est un peu mon état d'esprit. Je n'ai pas d'autres pensées que ça. Cela m'est égal, qui est de l'autre côté. L'adversaire, c'est la balle de tennis en fin de compte. Il y a un court de tennis, une joueuse mais de toute façon, en fin de compte, il faut que je joue mon propre jeu pour arriver à la battre. Donc je ne me concentre pas vraiment là-dessus.

 

Au début d'un Grand Chelem, nous, journalistes, parlons de la joueuse. Peu de joueuses cette année ont pu jouer Roland-Garros. Il y a une ou deux semaines, comment tu te sentais au début du tournoi ? Quelque chose a changé après cette première semaine pleine de succès ?

Oui, comme vous l'avez dit, cette année est différente. J'ai joué le tournoi de Strasbourg. Je ne me rappelle pas quand j'avais joué un Grand Chelem la dernière fois. Cette année, il m'a fallu quelques semaines avant de prendre cette décision de jouer un tournoi avant Roland-Garros. Comme on peut le voir, cela a bien fonctionné. J'ai eu de bons matchs, et un peu de chance avec la météo à Strasbourg le dernier jour. Il faisait assez froid et il y avait de la pluie. Je suis arrivée assez tard ici. Je jouais lundi. Tout s’est très bien arrangé avec un peu de chance aussi. Aujourd'hui, je me sens de mieux en mieux, jour après jour. Je pense que les jours de repos m'ont aidée à récupérer et à me recomposer. J'essaye de jouer et de remporter chaque match. Je suis très satisfaite de comment j’ai géré le vent, les conditions à l'intérieur sur le Chatrier, en extérieur sur Suzanne-Lenglen, les courts et les conditions sont différents. Chaque jour apporte son lot de surprises. Je suis très heureuse d'avoir réussi à gérer tout ça.

 

Tu peux ne pas répondre à cette question.

Encore une question un peu difficile ?

 

J'essaie d'apprendre, mais si tu n'aimes pas ma question, n'y réponds pas. Au début de la semaine, tu as dit que ce serait formidable de penser qu'à la fin de Roland-Garros, toi et Gaël pourriez fêter comme champions de Grand Chelem. Malheureusement, il a perdu plus tôt que toi dans le tournoi. Toi, tu continues sur ta lancée. Est-ce difficile pour toi à gérer au plan émotionnel, parce que vous êtes tous les deux des athlètes très compétitifs ?

En fait, j'ai l'impression de jouer pour nous deux. Je sais combien il aime jouer à Paris, combien il est compétiteur, combien il adore jouer devant le public. Malheureusement, cette année c'est différent. C'est triste qu'il n'ait pas pu jouer son meilleur tennis. Il a commencé l'année sur les chapeaux de roue, je suis vraiment fière des efforts qu'il a déployés. Malheureusement, il n'est pas ici, il s'entraîne en ce moment. Je suis très heureuse qu'il soit de retour. Mentalement, il va revenir et être encore plus fort.

Pour moi, j'adore comment il me pousse à m'améliorer. J'essaie de le motiver pour qu'il soit un meilleur joueur et une meilleure personne. C'est comme ça qu'il faut fonctionner. Il faut se soutenir mutuellement, et essayer d'avancer tous les deux vers de meilleurs résultats.

 

Comment tu te sens sur le fait d'être la plus haute tête de série qui reste dans le tableau ?

Comme je l'ai dit au début, cela n'a pas vraiment d'importance pour moi. Bien sûr, je suis la plus haute tête de série qu’il reste, mais personne ne va me donner le trophée parce que je suis la seule tête de série qu'il reste. Il va falloir que je me batte. J'essaie de ne pas regarder trop loin. Le prochain match m'attend, c'est ce qui est important pour moi. J'essaie de me préparer. Je ne regarde pas trop en avant.

 

Ce n'est pas une question. Je voulais juste dire que s'il pleut pour les 5 jours à venir, on va faire une campagne pour donner le trophée à la mieux classée.

Oui, ce serait une idée formidable ! Je suis favorable à cette idée, la meilleure survivant !

Publié le par Alexandre HERCHEUX

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