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Ugo Humbert : "Le court était très bruyant..."

Roland-Garros
Mis à jour le par Alexandre HERCHEUX

Ugo Humbert a quitté Roland-Garros dès le deuxième tour ce mercredi, battu par son compatriote Quentin Halys 6-4, 7-6[4], 7-6[8] dans un duel français très accroché. Tête de série [32], le Messin a eu des occasions, notamment dans la deuxième manche où il a servi pour le set, mais il a reconnu en conférence de presse ne pas avoir réussi à faire la différence dans les moments importants. Très marqué à chaud, Humbert a surtout insisté sur une "lutte intérieure" pour rester concentré, dans un environnement très bruyant et sur un court qu’il a trouvé glissant. Déçu de son niveau du jour, le Français a aussi évoqué ses difficultés récurrentes à Roland-Garros, malgré une arrivée Porte d’Auteuil avec de la confiance après ses bons matchs à Hambourg.

Ugo Humbert, battu au 2e tour de Roland-Garros par Quentin Halys

 

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"C’était une lutte intérieure pour essayer de me concentrer"

Bonsoir Ugo. Match très accroché, très serré, deux tie-breaks. Pour toi, qu’est-ce qui a fait la différence dans les moments clés aujourd’hui ?

Déjà, oui, je trouvais que j’ai pas fait un super match. J’ai eu beaucoup de mal à me concentrer. C’était une lutte intérieure pour essayer de me concentrer et essayer de trouver juste un peu de calme pour essayer de me concentrer sur le jeu. J’ai eu des occasions au deuxième set. J’ai servi pour le set. J’ai eu des balles de set, que j’ai pas réussi à faire. Malheureusement, après, c’était accroché aussi au troisième set. Ce n’est pas grand-chose. J’aurais aimé aller au quatrième pour essayer de voir ce que ça allait donner. Je pense que le match aurait pu peut-être jouer physiquement, mais bon, bravo à lui d’avoir réussi à mieux jouer que moi dans les moments importants.

 

Pourquoi tu as eu autant de mal à te concentrer ?

Ça a été vraiment dur, je pense. C’était le match le plus dur où j’ai essayé de lutter intérieurement pour me concentrer. Le bruit, j’ai eu beaucoup de mal. J’ai pas vraiment apprécié le moment, c’était très dur. Pour me concentrer, je sais pas pourquoi, j’ai eu du mal.

 

Après, quand même, Quentin (Halys) a très bien servi. Qu’est-ce qui fait qu’il est finalement dur à jouer ? Il est un peu imprévisible, il a des résultats un peu up and down. Qu’est-ce qui t’a surpris aujourd’hui ?

C’est vrai qu’on s’est jamais joués et puis on s’est jamais trop entraînés aussi ensemble. Il a super bien servi, vraiment une grosse première. Je dirais qu’il a bien le jeu en coup droit, il a essayé de mettre de la hauteur dans mon revers. Je pense qu’il a bien joué le coup. Voilà, bon, bravo à lui.

 

Par rapport à l’an dernier, je sais que c’était la défaite, mais est-ce que tu quittes quand même Roland-Garros sur un meilleur sentiment ? Je rappelle que tu as dû abandonner l’an dernier, blessé. Là, physiquement, a priori, tu te trouvais bien. Est-ce que tu quittes Roland un peu moins atteint quand même ?

Bon, l’année dernière, j’ai pas pu finir le match. Après, j’étais inquiet parce que je savais pas vraiment ce que j’avais. Au final, j’avais quand même eu de la chance. Là, sur le moment, c’est un peu dur de voir positif. Si je regarde sur les deux, trois dernières semaines, je trouve qu’il y a eu du mieux. Dans mon état d’esprit, c’était mieux. Après, je pense que c’est pas un match sur lequel je dois m’appuyer. Après, c’est à chaud, j’en ai eu de finir le match, c’est pas si facile de voir tout de suite. Mais de toute façon, je n’ai pas le choix. Il va falloir que je me réentraîne, que je me redéfinisse des objectifs précis pour le gazon. Et puis je n’ai pas le choix, il faut continuer à se battre.

 

"C’était très bruyant. J’ai trouvé ça très bruyant"

Juste pour revenir brièvement sur ce que tu dis sur la concentration, sur le bruit. C’est un court qui est assez particulier, toujours très bruyant, je pense que c’est le plus bruyant de Roland. Est-ce que c’est ça qui fait que c’était des conditions particulières ?

Oui, c’était très bruyant. J’ai trouvé ça très bruyant. Le court était très glissant, comme l’année dernière. Je ne sais pas si c’est le fait qu’il fasse chaud qui a rendu le court de cette façon-là, mais ça n’a pas été facile. Là, tout de suite, j’ai pas toutes les réponses. Mais le court était très bruyant, j’ai eu beaucoup de mal.

 

Bonsoir Ugo. Chaque année ou presque, à part peut-être l’an dernier où il y avait cette blessure, il y a des motifs d’espoir avant Roland-Garros : il y a tes titres en Challenger, le quart de finale à Monte-Carlo, encore la semaine dernière de bons matchs à Hambourg. Est-ce qu’il n’y a pas un petit blocage à Roland ? Est-ce que tu sens pas que quand tu arrives, il y a une oppression supplémentaire ? Où tu en es par rapport à ça ?

Franchement, je sais pas trop. Je sais pas trop pourquoi ça me réussit pas plus que ça ici. C’est vrai qu’il y a deux, trois fois où je suis arrivé et je me sentais bien. Je trouve que le niveau de jeu était pas mal. J’avais gagné des Challengers. J’ai fait un quart à Monaco. La semaine dernière, j’ai fait des bons matchs. J’ai fait un super match contre Buse (Ignacio Buse, à Hambourg) et un super joueur de terre aussi. J’ai battu Khachanov. Donc à chaque fois, j’arrive plein de confiance et malheureusement, ça ne passe pas ici. Il va falloir que je trouve encore des solutions. Et puis, les prochaines, peut-être changer certaines choses dans mon approche pour le match.

Mais par exemple, Halle, ça n’a jamais réussi non plus. J’avais toujours fait des premiers et des deuxièmes tours. Et puis d’un coup, j’ai réussi à gagner le tournoi. Je me suis senti bien. Je pense qu’il va falloir que j’essaye peut-être d’autres choses. Là, sur le moment, c’est un peu dur de trouver des solutions. Mais tout à fait, j’ai pas le choix. Ça fait partie de mon état d’esprit, de ma mentalité, de ne pas s’apitoyer sur son sort et puis essayer de trouver des solutions pour essayer. J’ai pas le choix.

Publié le par Alexandre HERCHEUX

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