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Une fronde des meilleurs joueurs contre les Grands Chelems

Roland-Garros
Mis à jour le par Alexandre HERCHEUX

Le bras de fer est lancé avant Roland-Garros 2026. Dans un communiqué commun, un groupe de joueurs et joueuses du top 20 mondial a exprimé sa "profonde déception" après l’annonce de la dotation du Grand Chelem parisien, selon Tennis Majors, qui a eu accès au communiqué via des représentants des joueurs. Si Roland-Garros a bien augmenté son prize money global de 9,5%, pour atteindre 61,7 millions d’euros, les joueurs estiment que leur part des revenus continue de baisser. Au cœur de leur revendication : une meilleure répartition de l’argent généré par les Grands Chelems, mais aussi plus de protection sociale, de pensions et de consultation dans les grandes décisions. Plusieurs grands noms sont associés à ce mouvement. Jannik Sinner, Aryna Sabalenka et Coco Gauff font partie des figures citées autour de cette contestation.

 

Les joueurs réclament 22% des revenus

Dans leur communiqué, les joueurs affirment que la part des revenus de Roland-Garros destinée aux joueurs serait passée de 15,5% en 2024 à 14,9% projetés en 2026. Ils rappellent aussi que Roland-Garros aurait généré 395 millions d’euros de revenus en 2025, en hausse de 14% sur un an, alors que la dotation n’aurait progressé que de 5,4%, ramenant leur part à 14,3%. Leur objectif est clair : rapprocher les Grands Chelems des standards des tournois ATP/WTA 1000 combinés, avec une part autour de 22%.

Le message est donc politique autant que financier. Le communiqué dénonce une situation où Roland-Garros pourrait afficher des revenus records, tout en laissant les joueurs avec une part jugée insuffisante de la valeur qu’ils contribuent à créer. Selon les joueurs, cette question concerne l’ensemble des Grands Chelems, pas seulement Paris.

 

Pas seulement l’argent : santé, pensions et consultation

Le communiqué ne se limite pas au prize money. Les joueurs réclament aussi des avancées sur le bien-être des athlètes : pensions, assurance en cas de blessure, santé, maternité, et protection sur la durée d’une carrière. Ils demandent également un vrai mécanisme de consultation dans les décisions des Grands Chelems, notamment sur les calendriers, la programmation et les évolutions structurelles du circuit.

Selon Tennis Majors, les revendications reposent sur trois axes : une dotation équivalente à au moins 22% des revenus, une contribution des Grands Chelems à la protection des joueurs, et une consultation formelle et réelle dans les grandes décisions. La frustration serait d’autant plus forte que l’annonce de Roland-Garros aurait été faite sans discussion préalable suffisante avec les conseils des joueurs ATP et WTA. 

Publié le par Alexandre HERCHEUX

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