Victoria Mboko : "Je ne suis pas complètement à l'aise sur terre"
Roland-GarrosVictoria Mboko s’est imposée face à Nikola Bartunkova au premier tour de Roland-Garros ce mardi. En à peine 1h10, elle a dominé son adversaire 6-1, 6-3 pour se qualifier pour le deuxième tour, où elle retrouvera une autre Tchèque, Katerina Siniakova. En conférence de presse après sa victoire, elle est notamment revenue sur sa nouvelle collaboration avec Wim Fissette, ancien entraîneur d’Iga Swiatek, ainsi que sur son adaptation à la terre battue.
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"Il a beaucoup de connaissances"
Félicitations, peux-tu nous parler de ta performance, et quel a été ton avantage ?
Je pense que mon jeu était assez solide aujourd'hui. Je sais que Nikola est une bonne adversaire, une excellente joueuse. Je voulais garder mon calme, suivre mon plan de jeu, et faire ce qui était possible pour gagner aujourd'hui.
Je suis journaliste belge, et donc une question particulière par rapport à ton coach, Wis Fissette. C'est comment de travailler avec lui ? Et y a-t-il une partie des ton jeu en particulier sur laquelle il se focalise ?
Oui, travailler avec lui m'a été très agréable jusqu'à présent. Il comprend les choses, je peux beaucoup apprendre auprès de lui. Il a beaucoup de connaissances. J'ai commencé à travailler avec lui lors du dernier tournoi. C'est un peu difficile de travailler sur des choses spécifiques quand on est en plein tournoi, mais j'aime bien le fait qu'il appuie sur mes forces. On essaie d'améliorer mes forces, de les utiliser à mon avantage. Cela m'a beaucoup aidée, cela m'a aidé à construire ma confiance sur le court. Je m'améliore tous les jours un petit peu pour rendre mon jeu un peu plus agressif, des tout petits changements ici et là.
Bien sûr, il y a des choses qu'on a discutées pendant la période d'entraînement, pour travailler davantage dessus.
Y avait-il une raison spécifique de travailler avec lui ?
Il est sur le circuit depuis tellement de temps, il a travaillé avec beaucoup de grands joueurs, je veux quelqu'un qui puisse me guider pour m'améliorer. Il a gagné beaucoup de Grands Chelems, il a joué contre de très grands joueurs, il a beaucoup de connaissances.
"Tu dois aller plus loin, bouger beaucoup mieux que le dur"
Félicitations ! À quel point es-tu à l'aise sur terre ? Déjà, est-ce naturel pour toi ou pas ?
Non, je ne dirais pas que c'est naturel pour moi ! Mais tous les jours, je m'améliore. Maintenant, par rapport au début de la saison sur terre, je peux dire que je me sens bien mieux sur terre que d'habitude. Je ne dirais pas que c'est ma surface préférée, mais jour après jour, je m'améliore lors de chaque match. Mais je ne dirais pas que je suis tout à fait à l'aise sur terre pour l'instant.
Plus spécifiquement, qu'est-ce qui est difficile sur la terre ?
Qu'est ce qui est difficile... Beaucoup de choses, les dépassements, le rebondi, le imprévisibilités. Je me suis toujours sentie plus à l'aise sur les courts durs, parce qu'on arrive à s'accrocher davantage, on peut changer plus rapidement de direction. Sur terre, il faut être plus patient et plus physique. C'est beaucoup plus fatigant au niveau de l'organisme.
Je voulais te demander en français, c'est une surface assez exigeante pour le corps, on sait que tu as eu quelques petits problèmes physiques dans ta jeune carrière. Est-ce qu'il y a une manière de travailler là-dessus, pour éviter les potentielles blessures ?
Oui, je pense que moins maintenant… Je pense que la terre, c'est plus vite physique. Tu dois aller plus loin, bouger beaucoup mieux que le dur. Je pense que cela laisse de l'espace pour les blessures. J'ai maintenant une blessure à mon épaule, parce que c'est un peu difficile avec la balle et le terrain. C'est dur. Oui, je pense que je dois juste, avec mon fitness, et tout ça, je dois juste, improve…
Tu étais passée aussi par l'académie de Justine Henin. Il y a un lien avec la Belgique, comment cela se fait ? Parce que Win est belge aussi.
L'académie de Justine Henin, c'est quoi la question ?
Comment se fait-il qu'il y ait ce lien-là entre toi et la Belgique ?
Ce n'est rien... Rien du tout... C'est juste, comment dire, une coïncidence...
Il n'y a pas de connexion.
Publié le par Jeremy MARTIN