Victoria Mboko ne se cache pas : "Je veux gagner un Grand Chelem"
Roland-GarrosFinaliste surprise à Strasbourg, Victoria Mboko arrive à Roland-Garros avec une confiance nouvelle. La Canadienne, qui n’avait pas été épargnée par les pépins depuis le début de la saison sur terre battue entre opération des dents de sagesse, manque de matchs et virus avant Rome, a finalement choisi d’accepter une wild-card de dernière minute en Alsace pour retrouver du rythme avant Paris. Un pari gagnant. Même si la terre battue n’est pas sa surface favorite et qu’elle reconnaît ne pas encore être totalement à l’aise dans ses déplacements, Mboko veut surfer sur cette dynamique Porte d’Auteuil. La jeune joueuse a aussi évoqué sa nouvelle collaboration avec Wim Fissette, coach passé par plusieurs championnes de Grand Chelem. Son objectif est clair : apprendre de cette expérience pour viser très haut. “Je veux gagner un Grand Chelem”, a-t-elle lancé.
Victoria Mboko avant de débuter Roland-Garros 2026
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"Pendant la saison sur terre, j'ai eu différents coups durs..."
Bienvenue à nouveau à Paris et bravo pour ton parcours à Strasbourg. Est-ce que tu pourrais nous parler de ton ressenti et de ta préparation ?
Je suis en confiance. Je n'ai pas vraiment eu beaucoup de matchs à jouer pendant la saison sur terre et pendant mon parcours à Strasbourg. Bien entendu, ça avait été un choix difficile pour moi, parce que c'était très peu de temps avant Roland, mais j'ai quand même choisi d'y participer. Et maintenant, je suis ravie d'être à Roland.
Tu n'as pas eu beaucoup de chance du point de vue de ton état de santé. À Rome, tu avais attrapé une infection virale. Donc, quand as-tu choisi d'accepter cette wild-card de Strasbourg ?
Pendant la saison sur terre, j'ai eu différents coups durs. À Madrid, je n'ai pas pu jouer assez de matchs. À Rome, j'étais heureuse d'y participer, mais je suis tombée malade à la veille de mon match. Donc, avec un peu de recul, je me suis dit trois jours après avoir abandonné qu'il serait peut-être assez bénéfique pour moi d'accepter la wild-card pour le tournoi de Strasbourg juste pour pouvoir jouer quelques matchs avant Roland-Garros. Je suis contente de cette décision, parce que cela m'a permis d'avoir quelques matchs à jouer sur terre, en amont de Roland-Garros.
Il y a un certain nombre de jeunes qui vont jouer à Roland-Garros, dont certains sont tes amis. Qu'est-ce que tu pourrais nous en dire ? Parce qu'il y a quand même un certain nombre de premières fois que vous vivez ensemble ou de deuxièmes fois donc. Quel est ton ressenti ?
C'est très agréable, j'en connais un certain nombre depuis mon plus jeune âge, et c'est très positif. Ce sont toutes de très belles personnes. Chaque fois qu'on peut faire une sortie au centre commercial ensemble et prendre le temps de s'éloigner un petit peu du court et de s'amuser en dehors, on le fait. C'est très important, parce qu'on passe beaucoup de temps sur le court et on n'a pas vraiment la possibilité de voir nos amis les plus proches. Donc, avoir ses amitiés sur le circuit est très important : ça permet de s'ancrer et ce sont toutes de très belles personnes. Je suis ravie de pouvoir les compter parmi mes proches.
"Mes déplacements ne sont peut-être pas les meilleurs sur terre..."
Est-ce que tu pourrais nous parler de ton expérience sur terre ? Tu nous disais que peut-être tu en manquais un peu. Est-ce que tu pourrais nous parler de tes entrainements physiques ? Est-ce qu'il y a certains déplacements sur lesquels tu t'entraînes particulièrement avec ton entraîneur ?
Du point de vue de mes déplacements sur terre, je manquais un peu de confiance, au début. J'ai donc essayé de travailler sur mes glissades notamment. Je pense que j'ai encore du chemin à faire pour m'améliorer de ce point de vue-là. Mais cela me permet quand même de compenser, peut-être, certaines choses. Je pense que j'ai fait beaucoup de chemin depuis mes débuts d'entrainement sur terre. J'ai bien amélioré cet aspect-là.
Question peut-être évidente, mais quel est ton ressenti alors que tu sais que peut-être tes glissades ne sont pas les meilleures ? Comment tu abordes ce type de déplacement ?
C'est sûr, mais au final, lorsqu'on joue un match, on court au mieux pour renvoyer chaque balle. Effectivement, mes déplacements ne sont peut-être pas les meilleurs sur terre, mais j'essaie de déployer toutes les armes que j'ai en main pour tirer mon épingle du jeu. Je ne suis peut-être pas la meilleure sur terre avec ces déplacements, mais j'ai quand même cet instinct auquel je peux faire appel.
Est-ce que tu peux nous parler de ta collaboration avec Wim ? Tu collabores avec la Fédération canadienne depuis un moment maintenant ; comment est-ce que tu vois cette collaboration ?
Je suis ravie de commencer de travailler avec Wim. Il a une longue expérience. Il a travaillé avec des joueuses de haut rang, avec une championne de Grand Chelem. Il sait très bien quoi faire pour aller plus loin dans les Grands Chelems. Cette expérience va donc me permettre d'ouvrir de nouveaux horizons. Je pense que jusqu'à présent, cette collaboration était très positive et je pense que je peux beaucoup apprendre de lui. Je suis ravie de pouvoir le compter dans mon équipe maintenant.
Est-ce que tu continueras de travailler avec ton ancienne équipe d'entraînement ?
Non, juste avec Wim.
Sur le plan technique, quels sont les éléments que tu aimerais apprendre de lui en particulier ? Tu as parlé qu'il avait déjà une certaine expérience avec un certain nombre de joueuses.
Sur le plan technique, il y a un certain nombre de points d'amélioration. Je peux peut-être renforcer certains de mes points forts, et au contraire, du point de vue de mes faiblesses, m'améliorer. Cela fait très peu de temps que nous avons entamé cette collaboration. Donc, pour l'instant pas grand-chose n'a changé. Mais il y a peut-être des petits ajustements sur le plan technique qui pourront faire toute la différence.
Publié le par Alexandre HERCHEUX