Ben Shelton : "Comme je suis un gaucher comme Rafa Nadal..."
Rolex Paris MastersCarlos Alcaraz a triomphé de Ben Shelton en finale du Rolex Paris Masters ce dimanche 8 novembre. Le premier acte a été très indécis : l’Américain a créé des brèches, mais l’Espagnol a effacé six balles de break avant de l'emporter au jeu décisif. Dans la seconde manche, Shelton a trouvé l’ouverture en prenant le service de son rival pour mener 4-2, avant qu’Alcaraz ne réagisse immédiatement pour revenir à égalité. À 5-6, alors qu’il devait maintenir son engagement pour arracher un nouveau tie-break, l’Américain a craqué sous la pression et s'est donc incliné sur le score de 7-6(5), 7-5.
Vidéo: Ben Shelton après sa défaite en finale du Rolex Paris Masters
CARLITOS CONQUERS PARIS ?? The moment @carlosalcaraz defeated Shelton to win his fifth title of 2026! #RolexParisMasters https://t.co/XPmP8S69Pe
— Tennis TV (@TennisTV) November 8, 2026
"Chapeau à lui"
Dommage pour aujourd'hui. C'était serré contre Carlitos. Qu'est-ce qui a fait la différence à la fin ?
D’abord, mon parcours a été très bon. J'ai été content du niveau que j'ai montré cette semaine par rapport à la semaine dernière. Ce n'était pas parfait sur cette surface en indoor. Ce n'est pas encore mon meilleur tennis pour le moment, mais je me sens de plus en plus en confiance sur cette surface. Ce qu’a dit Carlos hier était correct : tout tient à des petits détails, comme à l'US Open, c'est la même chose ici, surtout sur une surface aussi rapide que celle-ci, les marges sont faibles. Et chapeau à lui. C'est toujours un plaisir de disputer un match contre lui. J'ai été ravi de disputer une finale pour remporter un tournoi ici, et c'est le genre de situation où je veux toujours me retrouver à nouveau encore. J'étais enthousiaste d'être ici et je suis enthousiaste aussi d'aller à Turin.
Bonjour Ben. D'habitude, derrière ton premier service, tu gagnes beaucoup de points. Qu'est-ce qui a été si difficile cette fois-ci ?
Si je veux vraiment faire attention à chaque point concernant mon jeu, je dirais que le placement de ma balle aurait pu être meilleur. J'aurais aimé être plus précis. Et puis avec la vitesse de Carlos, vous savez, on sent la pression, on perd l'avantage après le service, et il couvre le terrain si bien, il sert si bien, donc, j'ai essayé de clore les échanges en deux échanges, de monter davantage au filet, et tout dépendait de la manière dont il décochait ses passings, surtout avec son coup droit. Donc, c'est une combinaison qui fait que c'est difficile de jouer à un pourcentage élevé avec un premier service, surtout quand on joue contre un joueur de ce calibre, il faut être beaucoup plus précis, surtout avec sa première balle pour être efficace.
Tu as parlé de « petits détails ». Estce que tu as des regrets, de la frustration ? Parce que tu as perdu quatre jeux, à 4-2, quatre balles de break. Est-ce que tu te sens frustré à ce sujet ?
Vous savez, c'est du tennis. Comment peut-on être frustré ? Moi, je peux vivre avec et tourner la page. Mais bon... J'étais à 0-40, et à 15-40. J'aurais aimé confirmer l'une de ces opportunités de ces balles de break que j'aurais pu avoir pendant le premier set. Et puis aussi, je menais d'un break au deuxième set. Il y avait des opportunités bel et bien présentes. Mais quand on joue contre les meilleurs joueurs du monde, la fenêtre d'opportunité est toute petite. Si vous ne saisissez pas vos chances, eh bien, il n'y aura pas une autre chance qui viendra. C'est fort probable. Ça montre à quel point son niveau est élevé, aussi bien de manière agressive qu'en défense, à différentes situations.
"Il y a beaucoup à apprendre"
C'est la deuxième fois que tu joues à un si haut niveau, après l'US Open. Est-ce qu'il y a des enseignements à tirer de ce genre de match pour la suite, pour les années à venir de ta carrière ?
Oui, à 100 %. Il y a beaucoup à apprendre. Quand on joue contre les meilleurs, de façon régulière, dans de grands matchs, notamment pour des finales, on apprend tant de choses. Moi, j'ai appris beaucoup de choses. Et c'est là où je veux être. Comme la finale de l'US Open contre Zverev ou ici contre Carlos et puis à Turin, je vais jouer contre les 8 meilleurs joueurs du monde, et ça, c'est le genre de situation où je veux me retrouver ! C'est comme ça qu'on peut s'améliorer continuellement, régulièrement. Et c'est difficile de ne pas s'améliorer quand on discute des matchs avec des joueurs de cet acabit, qui vous poussent dans vos retranchements, qui vous obligent à sortir votre meilleur tennis sur le terrain. Et puis tout se joue à de petits détails : il faut toujours s'améliorer la prochaine fois, mais au bout du compte, je suis content de cette semaine et du niveau que j'ai montré cette semaine.
Qu'est-ce qui rend les choses difficiles pour toi sur une surface rapide comme celle-ci ?
Eh bien, moi, j'aime bien faire sauter la balle hors de la zone, j'aime les services kickés, j'aime le coup droit lourd. Et puis, avec ce genre de surface, je ne peux pas utiliser ce genre de service. Pareil pour mon coup droit contre beaucoup de joueurs : comme je suis un gaucher comme Rafa, jouer du fond du court, il faut frapper fort du fond du court contre leur revers. Et les droitiers font la même chose avec moi. Quand la surface est aussi rapide, c'est difficile d'y parvenir, de faire en sorte que la balle puisse sortir de la zone. Il faut s'adapter. Il faut varier ses coups et c'est pour ça que j'ai eu aussi du succès ici : j'étais en mesure de faire ces ajustements et de varier ma palette de coups. Même si je n'ai pas toujours exécuté mes coups parfaitement, c'est aussi une question d'état d'esprit. Je pense que mon jeu était plutôt bon cette semaine.
Publié le par Paul MOUGIN