Cédric Pioline, le bilan : "C'est l'année de la confirmation"
Rolex Paris MastersJuste avant les finales du Rolex Paris Masters 2026, Cédric Pioline a dressé le bilan du tournoi ce dimanche 8 novembre. Le directeur du Masters 1000 parisien s'est réjoui d'une nouvelle édition à plus de 200 000 spectateurs, du parcours des Français et de l'ambiance à la Plenitude Arena. Il a également reconnu que les interventions de certains arbitres avaient parfois freiné l'enthousiasme du public.
Vidéo: Cédric Pioline a dressé le bilan du Rolex Paris Masters 2026
Un an après son déménagement de Bercy vers la Plenitude Arena, le tournoi a dépassé les 200 000 spectateurs pour la deuxième année consécutive, selon son directeur. Un résultat d'autant plus satisfaisant que cette édition se déroulait hors vacances scolaires. "2025, c'est évidemment l'année du changement, et 2026, c'est l'année de la confirmation d'une certaine manière", a-t-il expliqué ce dimanche en conférence de presse.
"C'est l'année de la confirmation d'une certaine manière"
C'est que donc on a, pour la deuxième année de suite, on a une fréquentation qui dépasse les 200 000 spectateurs, que 2025, c'est évidemment l'année du changement, et 2026, c'est l'année de la confirmation d'une certaine manière. Donc, pour rappel, on était cette année hors vacances scolaires, qui était aussi un challenge complémentaire et différent pour le tournoi. Donc ça, c'est quelque chose qui est important pour nous, que le Rolex Paris Masters s'installe dans cette salle, crée des habitudes vis-à-vis de… de tous les gens qui ont envie de voir les meilleurs joueurs mondiaux évoluer. Donc ça, c'est vraiment une première chose.
La deuxième chose qui est de mon point de vue, alors j'espère que vous partagerez cette opinion, est que la salle, je trouve, quand je dis la salle, c'est-à-dire le court central, parce que l'expérience sur les courts 1 et 2 était déjà excellente l'année dernière, vit beaucoup mieux cette année. Alors évidemment, on est aussi aidé par peut-être la surface qui est un peu plus rapide et qui donc propose un tennis plus offensif, mais avec des gens qui se... les fans qui se sont approprié, j'ai l'impression, le lieu. Donc c'est quelque chose qui nous ravit, bien entendu, parce qu'on a envie qu'il y ait de l'ambiance, on a envie que les gens viennent passer un beau moment.
"C'est un tournoi qui se développe, c'est un tournoi qui est attractif"
Et puis surtout avec évidemment une finale qui est magnifique, en tout cas sur le papier, le troisième et le quatrième mondial, avec Alcaraz, on ne parle plus de son attractivité vis-à-vis des fans, et puis le parcours des Français d'une manière générale, et en particulier de la part de Lucas Van Assche, qui a été la belle aventure de ce tournoi. Et ça, c'est quelque chose qui est toujours magnifique parce qu'on sait que le public est très cocorico, attaché. Enfin bon, la majorité de nos clients sont quand même des Français, et donc c'est quelque chose qui est magnifique.
Donc voilà, c'est un tournoi qui se développe, c'est un tournoi qui est attractif, qui est bien installé avec ce rendez-vous de l'automne juste avant les ATP Finals pour Turin. Et aussi à noter qu'Arthur Fils a décroché sa première qualification ici, Rolex Paris Masters. Et puis il y avait quand même aussi une incertitude jusqu'aux quarts de finale avec Fritz qui a eu ses balles de match contre Alcaraz, Paul qui s'est fait éliminer. Enfin c'était les deux qui pouvaient encore se qualifier. Donc voilà, c'était un petit peu les... les messages, moi, que je voulais faire passer, parce que je pense que c'est important de le dire, quand ça monte en puissance d'une certaine manière. Et je suis persuadé que dans les éditions à venir, il y aura encore plus de matchs magnifiques et d'ambiance.
Les arbitres qui interrompent l'ambiance : "Il faut avoir une forme de sensibilité pour pouvoir sentir une salle"
En termes d'ambiance, justement, en début de tournoi, il y a eu quelques messages des arbitres très, très rapides pour dire : « Arrêtez, pas de bruit », alors que c'était en train de monter un petit peu. Alors, sans atteindre parfois le chaudron que pouvait être l'Accor Arena, Bercy, est-ce qu'il n'y aurait pas un petit message à faire passer, dire : « Laissez quand même l'ambiance monter un peu » ? Parce que c'était très surprenant, quoi. Dès qu'il y avait des gamins qui ne faisaient pas le désordre, mais qui mettaient un petit peu d'ambiance, tout de suite le message tombait.
Oui, oui, ben écoute, merci de le noter, merci de le noter. Là encore, c'est un sujet qui est… enfin déjà, un, on a l'esprit, qu'on a aussi, nous, de notre côté, on a remarqué la même chose. Et après, sans rentrer dans des points de complexe, enfin complexes ou pas, mais de fonctionnement, de règlement, on est rattaché à l'ATP. Et c'est l'ATP, il y a des règlements. Alors, d'avoir des règlements, c'est bien. Maintenant, parfois, c'est l'interprétation de la règle. Et la sensibilité, c'est vrai que sans jeter la faute à personne, mais quand on est sur une chaise avec un micro et qu'on a finalement le lead, d'une certaine manière, il faut avoir une forme de sensibilité pour pouvoir sentir une salle. Et savoir si c'est un moment où on demande le silence pour que le jeu puisse reprendre ou si c'est un moment où on peut laisser les gens s'exprimer. Je pense qu'il y a un petit curseur.
On a des discussions avec eux, justement pour les sensibiliser là-dessus et se dire que, je sais pas, déjà nous, on a une spécificité, c'est qu'on est indoor. Je sais pas, évidemment, je ne sais plus quelles sont les ambiances chaque semaine sur les différents événements que les joueurs jouent. Mais je pense qu'ils sont contents d'avoir une belle ambiance et surtout une salle qui vit, quoi, voilà, avec de l'énergie, avec... C'est assez difficile quand on est sur un court et qu'il y a une salle qui est un peu avec une forme d'indifférence. C'est pas très agréable quand on est joueur.
Donc ici, on sait à Paris que ça vit beaucoup. Alors oui, on est toujours encore dans ce comparatif avec l'ancienne salle, quelque chose qui va s'atténuer, je pense, dans le temps, et parce que dans ce changement et dans cette nouvelle salle qui est pour nous la Plenitude Arena, on va écrire et inscrire notre histoire et ça va devenir le référentiel. Donc oui, c'est un sujet, merci de le pointer, parce qu'on l'a remarqué également, enfin on est arrivé au même constat. Merci.
Publié le par Alexandre HERCHEUX