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Goffin : "Je suis ravi que la saison soit finie"

Rolex Paris Masters
Publié le par Alexandre HERCHEUX

David Goffin va enfin pouvoir souffler et laisser derrière lui la saison 2020. Depuis l'US Open, les temps sont durs avec notamment une fatigue à cause du Covid-19 pour le Liégeois. Ce mardi au Rolex Paris Masters, il n'a pas pu faire tomber le qualifié Norbert Gombos et s'est incliné 6-4, 7-6(6). Pourtant, le Belge s'est battu et a même obtenu 3 balles de set dans la deuxième manche. Mais la réussite n'est pas de son côté depuis plusieurs semaines et encore une fois, la rencontre n'a pas souri à Goffin qui reste désormais sur 12 sets perdus consécutivement.

Quand David Goffin évoquait ses difficultés à Rolandt sa

En conférence de presse, le Belge n'a pas caché sa satisfaction à l'idée de tourner la page 2020 et de se relâcher avant de repartir dans une nouvelle dynamique en 2020. "Je voulais juste me jauger, voir où je me situais par rapport aux autres. La saison est terminée maintenant. Je peux me projeter davantage sur 2021, m'atteler à la préparation, récupérer de tout ce qu'il s'est passé mentalement, physiquement, essayer de préparer une nouvelle saison. Je suis ravi que ce soit fini pour tout vous dire", a-t-il confié. Pour l'instant 14e, le Belge a de grandes chances de finir dans le top 15 malgré cette 2e partie de saison très compliquée. Un moindre mal. 

 

Tu l'as déjà un petit peu dit en anglais, mais est-ce qu'il y a, même si tu avais envie d'aller plus loin évidemment, un soulagement à voir cette saison se terminer, à mettre le point final sur 2020 ?

Oui, parce que c'est clair qu'il y a un soulagement de se dire : maintenant, on peut repartir sur de bonnes bases parce que là il y avait les tournois. Avant Anvers, j'ai tapé deux fois, puis je me suis arrêté et j'ai retapé deux fois avant ici. On ne peut pas espérer grand-chose sur deux tournois, c'est juste que j'avais envie de faire. J'ai fait mon maximum. C'est un tournoi sympa à jouer, à Anvers aussi. Mais c'est sûr qu'on ne se sent pas prêt, on ne sait pas ce que cela va donner, on ne sait pas à quoi se raccrocher. Ce n'est pas évident. Au moins on sait maintenant que 2020 est finie, on va pouvoir se re-préparer sur plusieurs semaines, refaire un programme comme je l'ai dit parce que là, pendant toute la deuxième partie de saison, il n'y avait aucun programme, je disais : okay, je joue tout ; il y a des changements de surface, on ne prépare pas, on arrive sur le tournoi, on fait ce qu’on peut et on essaie de faire le maximum. Là, pendant au moins quelques semaines, jusque mi-décembre, on va essayer de préparer quelque chose de bien. Déjà récupérer. Mentalement, je me sens mieux mais physiquement c'était dur. J'avais encore du mal aujourd'hui ; j'ai un peu mal partout. Cela va être important de bien se re-préparer. Cela va être une préparation importante même si elle sera encore différente des autres années.

 

Tu sembles déjà évidemment le regard tourné vers 2021 mais qu’est-ce qui te dit que 2021 va aller mieux, je parle de la situation ?

On est déjà habitués, même si c'est plus ou moins pareil, on a déjà un peu l'habitude de ce qu'on a eu, on est déjà mieux préparé, au moins on a une pré saison pour se préparer à cela, pour se préparer physiquement, me remettre un petit peu du virus, retravailler physiquement. Au moins, quand on se sent bien dans son tennis, on se sent bien dans sa tête, on se sent bien physiquement, on est déjà plus apte à affronter les tournois comme ils l'étaient dans cette deuxième partie de saison. Je sens que j'ai besoin de cela, j'ai besoin de reprendre mes bases et repartir dans quelques semaines.

 

Je voulais te demander par rapport à 2021, par rapport à la suite, qu'est-ce que tu aimerais changer ou qu’est-ce que tu penses que tu vas devoir changer pour retrouver ton niveau d'antan et réintégrer le top 10 ?

Déjà, c'est retrouver la fraîcheur physique et mentale, c'est pour cela que je dis que cette préparation va vraiment faire du bien, essayer de puiser un peu dans mes ressources pour travailler dur physiquement, me sentir fort physiquement. Ces derniers temps, avec le virus, avec les changements de surface, avec le froid, avec différentes conditions que j'ai eues dans les derniers tournois, j’ai un peu mal partout. Ce n'est pas évident de se sentir fort sur le terrain et de se dire : je suis prêt à affronter des moments difficiles dans chaque match.

Cela va être une phase importante dans ma préparation et après essayer de retrouver cette solidité avec ce physique et au moins arriver avec le meilleur coffre possible, la meilleure préparation pour enchaîner les matchs l'année prochaine. C’est déjà refaire une bonne préparation, essayer de ne pas se blesser, ce serait bien, et là cela fera déjà un bon début.

 

Pendant combien de temps tu crois que tu n'auras plus envie de voir ta raquette et est-ce que tu as envie qu’elle te manque très vite ?

Vu que je suis resté chez moi en quarantaine avant Anvers et ici j'ai dû encore bloquer une semaine, 10 jours, après Anvers… une semaine, avant de venir ici, je veux juste récupérer un peu physiquement et repartir. Je me sens plutôt bien et prêt à repartir au niveau tennis. Je ne me sens pas du tout à bout et que je n'ai plus envie de voir une balle jaune. C'est déjà bien. Après, je pense que je dois récupérer physiquement avant de repartir sur du physique, ce qui va être assez dur comme d'habitude, et du tennis. Je crois que l'envie du tennis sera là.

 

Comment qualifierais-tu ton année 2020, cette année particulière ? Tu avais commencé sur les chapeaux de roues en jouant très, très bien à l'ATP Cup à Sydney et après, malheureusement, la suite a été moins heureuse.

Oui, c'est vrai. J'étais vraiment content de ma préparation et je jouais bien dès le début de l'année, c'est vrai. C'était dommage car j'attendais vraiment Indian Wells et Miami qui étaient de gros objectifs. Après avoir gagné des matchs en début d'année, c'étaient les tournois qui étaient importants, avant de passer sur la terre battue, comme toujours. Là, cela a été vraiment complètement chamboulé. Je me suis bien accroché sur le dur quand on a repris après le confinement en faisant un huitième de finale à l’US Open, en faisant un match correct contre Shapovalov. Après, le changement de surface, la perte de confiance et le mauvais match à Roland, quelque part après ce match et le virus qui est arrivé, la saison déjà s'annonçait quasiment finie. J'ai hésité aussi, j'ai hésité de me dire : avec le virus, il reste peut-être un ou deux tournois, cela ne vaut pas vraiment la peine. Mais je voulais quand même jouer à Anvers et je me suis dit : ici, c'est un beau tournoi.

Au final, une saison qui partait bien et, comme tout le monde, on ne s'attendait pas à une telle année. Finalement, je pense que cela va commencer de la même manière l'année prochaine mais au moins on est prêts.

 

Quand tu dis que maintenant tu es prêt, cela veut dire qu'il t'a fallu cette période pour accepter que cette saison coronavirus était une saison difficile et que maintenant tu te sens prêt de l'accepter ? C'est un peu cela qu'on doit comprendre ?

Non, parce que je ne suis pas encore prêt. Pendant le confinement, on n'a pas joué et puis quand on essaie de se préparer pour Cincinnati et l’US Open qui se passe à New York, déjà là on est un peu tous perturbés. Il y en a qui jouent très bien, évidemment, mais ce sont des changements, et le temps de s'habituer et directement après l'US Open, il y a les changements de surface, c'est un peu brutal. Evidemment, il y a eu le virus qui est arrivé pour moi après Roland. Au moins, maintenant on a un peu plus l'habitude : on a l'habitude de comment cela fonctionne, de voyager dans des conditions plus difficiles ; pour trouver un vol, c'est nettement plus compliqué qu'avant et maintenant, en faisant une bonne préparation, en se sentant beaucoup plus forts et en se sentant bien dans le tennis... J'imagine qu'un gars comme Rublev qui joue le meilleur tennis de sa carrière pour le moment, il ne regarde même pas quelle surface il y a sous ses pieds, il joue de toute façon avec grande confiance. Je crois que quand on se sent bien, d'office on arrive à gérer toutes sortes de conditions extérieures.

Publié le par Alexandre HERCHEUX

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