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Halys et Herbert titrés : "C'était un peu inattendu"

Rolex Paris Masters
Mis à jour le par Paul MOUGIN

Quentin Halys et Pierre-Hugues Herbert sont les champions du double au Rolex Paris Masters 2026 ! Ce dimanche 8 novembre, les deux Français, invités par les organisateurs, ont dominé l'Américain Christian Harrison et le Britannique Neal Skupski, têtes de série n°2, au terme d'une finale haletante (7-6(3), 6-7(4), 10-8). Un superbe exploit pour les Tricolores, qui ont éliminé les trois premières têtes de série du tournoi ! Ils deviennent surtout la quatrième paire entièrement française à remporter le Masters 1000 parisien, sept ans après le sacre de Herbert avec Nicolas Mahut.

Vidéo: Halys et Herbert après leur titre au Rolex Paris Masters

 

"C'était un peu inattendu"

Félicitations ! Qu'est-ce que ça vous fait de remporter ce titre ici à Paris ?

Quentin HALYS.- C'est vraiment génial, incroyable. Le but, quand on a commencé à jouer ensemble, c'était vraiment d'essayer d'aller chercher un gros titre. Maintenant, on l'a, donc c'est cool et surtout génial. On a eu des résultats un peu moins bons ces derniers temps, donc, c'était un peu inattendu du fait qu'on ne jouait pas forcément très bien, en tout cas ensemble. Il va nous rester un ou deux tournois chacun pour finir l'année, ça va donner beaucoup de baume au cœur, même pour la saison prochaine. C'est toujours cool d'aller chercher un titre, surtout à la maison, et un si beau titre comme celui-là.

 

Ça vous donne des idées pour la suite pour avoir un programme plus suivi, cohérent si possible ? PierreHugues, tu te posais des questions.

Pierre-Hugues HERBERT.- On n’a absolument pas abordé le sujet, parce qu'on a une fin de saison à terminer et je pense qu'on abordera ce sujet en temps voulu. On aura largement le temps sur cette fin de saison de se poser et de savoir ce qui va se passer. Ce qui est certain, c'est qu'on a vu l'année de Quentin en simple, on sait de quoi il est capable et il faut que ce soit cohérent. J'ai vécu ça. Il va falloir que ce soit cohérent pour moi aussi. On verra et on se posera, je pense, en fin d'année. Je vais passer un peu de temps aussi en prépa chez lui, on aura bien le temps de discuter de tout ça.

 

"Je pense que c'est notre grande force"

C'est quoi qui fait votre force aujourd'hui ensemble selon vous ?

Quentin HALYS.- Je pense que ce qui nous a fait notre grande force cette semaine, c'est qu'on a extrêmement bien servi. On ne s'est pas beaucoup fait breaker. Encore aujourd'hui sur l'ensemble du match, on leur met beaucoup de pression, parce que sur notre jeu service ils ont très peu d'occasions. Le tie-break du second, on a perdu deux/trois points un peu bêtement, mais globalement, on leur met une grosse pression en gagnant énormément de jeux de service et en servant très bien. Pierre-Hugues m'aide beaucoup au filet. Je pense que c'est notre grande force. On retourne aussi plutôt bien, mais sur des surfaces rapides comme ça, déjà quand t'arrives à faire on va dire 90-95 % de tes jeux de service, ça aide quand même pas mal

 

Pierre-Hugues, qu'est-ce que ce titre signifie pour toi ? Tu en as eu beaucoup en double. Maintenant, à ce stade de ta carrière, qu'est-ce que ça signifie ?

Pierre-Hugues HERBERT.- Très sincèrement, j'étais très fatigué à la fin du match, beaucoup d'émotions sont arrivées, parce que l’année a été difficile pour moi. J'ai eu un peu une perte de motivation en fin d'année dernière. J'ai beaucoup été seul aussi cet été et je suis reparti sur un projet. Quentin, en plus d'être un super partenaire de double, c'est quelqu'un qui m'a beaucoup aidé en dehors. Je me rappelle de discussions où on cherchait des solutions pour moi. Il était à Kitzbühel, il était en train de jouer son tournoi, on était le soir à l'anniversaire de son fils, et en fait, il était là en train de me dire ‘il faut que tu fasses ci », « il faut que tu fasses ça ». Franchement, j'ai passé une année un peu difficile. Je me suis posé énormément de questions et ça vient récompenser tout ça. A un moment je me suis remis la tête dans le guidon et pour ça, Quentin et son équipe m'ont beaucoup aidé. Je me suis restaffé aussi un petit peu. J'avais deux entraîneurs cette semaine pour un joueur de double, donc c'était extraordinaire avec Nicolas Renavand qui m'entraîne depuis presque cinq ans et Andrea Morlet. Finalement, j'ai l'impression d'être un peu reparti. Quand j'étais au plus bas, ils ont été vraiment présents.

 

Question de Coupe Davis. Tu as tenu à rendre hommage à Paul-Henri. Tu peux en dire un peu plus làdessus ? Qu'est-ce qui t'a poussé à vouloir dire ça ?

Pierre-Hugues HERBERT.- Déjà, il était là, il était dans les tribunes, et il n'était pas obligé d'être là aujourd'hui. En plus, j'ai une relation particulière avec lui. C'est un Alsacien de base, c'est quelqu'un qui m'a fait rêver quand j'étais gamin et j'ai eu la chance pendant trois ans de le côtoyer. Les résultats n’étaient quand même pas dingues cet été. Il a continué à me faire confiance et les semaines de Coupe Davis qu'on a passées ensemble ces trois dernières années m'ont beaucoup apporté. Je voulais avoir un mot pour lui, je l'ai vu dans les tribunes. Il m'a beaucoup poussé ces trois dernières années et c'était ma manière de le remercier aussi pour ça.

 

"J'ai hâte de savoir quelle direction va prendre Gaël"

Quentin, t'es au départ un joueur de simple, là, vous gagnez un Masters 1000, des équipes françaises qui gagnent des 1000, il n'y en a pas 50, alors je ne parle pas de ton époque avec Nico, bien sûr. Donc, forcément, j'imagine que la Coupe Davis aussi en double peut aussi faire partie de tes objectifs. Comment vous voyez ça ? Et un petit mot sur le changement de cap. Pierre-Hugues, on a bien compris que tu étais attaché à Paulo. Est-ce qu'il y a une projection aussi làdessus, avec forcément une victoire comme ça qui compte ?

Quentin HALYS.- Moi, je n'en ai pas du tout, dans le sens où les résultats individuels se mettent au service de l'équipe de France de manière générale. Aujourd'hui, j'ai absolument aucune légitimité à être appelé en double en équipe de France, sachant qu'il y en a plein qui jouent ensemble, qui sont meilleurs que moi. Je n'ai encore jamais joué en équipe de France, ça prouve bien qu'il y a beaucoup de bons joueurs et qu'il faut la mériter. En simple, je pense n’en être pas forcément non plus loin. Il y a encore plein de bons joueurs et plein de jeunes qui arrivent. Ça va dépendre de plein de choses, de la surface, d’où on joue, quand on joue, qui vient, qui ne vient pas. Le nouveau capitaine, je n'en sais pas plus que vous, donc je ne peux pas commenter là-dessus. Cela dépend de tellement de choses. Il ne faut pas se blesser aussi. Il faut gagner des matchs, parce que si je vais en Australie et qu'il ne se passe rien, je ne serai pas légitime d'y être, que ce soit en simple ou en double. On en est encore assez loin. Pour l'instant, ils n'ont même pas fini celle de 2026, donc on va déjà finir l'année 2026, les laisser faire la Coupe Davis 2026, le tirage au sort et après on en saura déjà un peu plus.

Pierre-Hugues HERBERT.- C'est vrai que j'ai eu un mot pour Paul-Henri, parce que je l'ai vu dans les tribunes et c'est la fin, mais ça veut pas dire qu'aujourd'hui, je n'ai pas de... C'est assez particulier Paul-Henri pour moi. J'ai grandi à Strasbourg. Je l'ai vu jouer à Roland quand il revenait de... J’ai voulu avoir un mot pour lui. On a appris hier le nouveau capitaine. Je pense qu'il va forcément apporter aussi à l'équipe de France. Je suis sûr que j'aurai le droit d'avoir des discussions avec lui dans un futur proche. De toute façon, après, tout ça, il faut que ça mène à une seule chose : la performance en équipe de France et des résultats. Il faut qu'on continue à progresser en équipe. On a un beau vivier, on a un bel état d'esprit, il faut qu'il y ait des victoires, il faut qu’on se retrouve en Davis Cup Final, il faut qu’il y ait un attrait pour que tous les joueurs viennent jouer ces rencontres. Je sais que moi, je vis pour la Coupe Davis, vous le savez, ça fait plus de dix ans, peut-être pas plus de dix ans, ma première, c'était en 2016, donc, à peu près 10 ans, et j'adore ça. C'est pour ça qu'on va voir la suite. J'ai hâte de savoir quelle direction va prendre Gaël.

Publié le par Paul MOUGIN

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