Rinderknech : "Je ne suis pas loin de battre le numéro 4"
Rolex Paris MastersMalgré une superbe résistance, Arthur Rinderknech n'a pas réussi à faire tomber Ben Shelton ce jeudi 5 novembre, en huitièmes de finale du Rolex Paris Masters. Vainqueur de la première manche, le Français a finalement cédé au tie-break décisif (3-6, 6-4, 7-6(5)) après 2h03 de combat. Une défaite frustrante, mais loin d'être décourageante pour le Tricolore, qui s'est exprimé après la rencontre. Passé tout près de faire tomber le quatrième joueur mondial, le Français estime pouvoir tirer des enseignements positifs de cette rencontre. Rinderknech doit encore disputer l'ATP 250 de Stockholm, prévu du 8 au 14 novembre.
Vidéo: Arthur Rinderknech a secoué Shelton en 8es du Rolex Paris Masters
"Ça me prouve des choses"
Une énorme bataille, une fin frustrante… Comment tu ressors de ce match ?
Non, je ressors d'un gros match. Un gros match. Je n'ai pas grand-chose à me reprocher. Tu as toujours envie de refaire les derniers points, de refaire un coup par-ci, un coup par-là. Mais bon, il n'y a pas grand-chose que je puisse me reprocher. Et surtout, voilà, c'était un énorme kiff devant le public français, ce central qui était plein. Il y a eu du bruit, il y a eu de l'ambiance, il y a eu des beaux coups, il y a eu des courses, il y a eu des winners, des aces. Donc c'était… Voilà, c'était génial. C'était génial. Dommage de ne pas l'attraper. Évidemment, un petit peu de déception, mais ça prouve aussi… Ça me prouve des choses. Ça me prouve des choses.
Les choses dont tu parles, c'est quoi ? Que tu n'es pas si loin que ça ?
Bah, quand tu perds ce troisième, 7-5 au tie-break, en… Je ne sais pas, en deux heures, ce n'était pas très long non plus, mais que ça joue sur un let, sur une ligne, sur un truc… Oui, tu te dis que, forcément, tu n'es pas très loin de battre le numéro 4 mondial. Donc c'est encourageant. Maintenant, évidemment que j'ai envie de le gagner.
Il y a un peu de frustration aussi par rapport au tableau ? Il était assez ouvert. Tu te projetais peut-être même un peu loin ou pas du tout ?
Non, je ne sais même pas qui était après Shelton. J'essaie de me concentrer sur mon adversaire devant moi et je ne regarde pas ce qui se passe après. Mais oui, c'est sûr que c'est un des prétendants au titre sur ce tournoi. L'année est quasiment finie.
Quel bilan tu tires de cette année-là, qui était l'année post-Shanghai, comme on peut l'appeler ? Il y a eu pas mal de choses. Comment tu as vécu tout ça, toi ?
Le bilan, je le tirerai après Stockholm, dans dix jours. Pour l'instant, j'essaie de profiter d'être sur le court, de jouer à 100 % sans pépins physiques. Et c'est le plus important.
On a l'impression que ça faisait longtemps que tu n'avais pas pris autant de plaisir qu'aujourd'hui sur le terrain. On t'a vu avec le public. Est-ce que tu es d'accord avec ça, que ça faisait un moment que tu n'avais pas autant profité sur un court ?
Ouais, c'est sûr, c'est sûr. Ce n'est pas facile. Je n'ai pas fait un tournoi, presque, depuis l'US Open, donc ça faisait un moment. Je me suis blessé un peu au pire, au pire, au pire des moments, en arrivant à Pékin. Quand j'ai deux tournois en Asie, en Chine, avec Shanghai, qui sont des tournois que j'apprécie, où les conditions me vont bien, je me sens bien… Voilà, on l'a vu l'année dernière. Donc j'avais beaucoup d'envie, je sentais bien la balle. Et puis bon, voilà, sur un pourquoi du comment, on ne saura jamais. Mais je me fais une déchirure à l'oblique et après, ben, il faut… J'étais même pas garanti de pouvoir rejouer sur cette fin d'année. Donc heureusement, j'ai guéri vite et bien. J'ai été bien accompagné par le doc de la fédé et ça m'a permis d'être à 100 % cette semaine. Donc ça, c'est cool. Et j'ai encore un tournoi la semaine prochaine pour essayer de, voilà, grappiller tout ce que je peux grappiller.
Publié le par Alexandre HERCHEUX