+
A LA UNE

Les grandes instances veulent passer à l'action

Santé mentale
Mis à jour le par Alexandre HERCHEUX

Samedi 10 octobre, à l'occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, la Fédération internationale de tennis (ITF), désormais appelée World Tennis, a annoncé l'organisation d'un deuxième sommet mondial consacré à cette question. Le 3 décembre prochain, à Orlando, les représentants de l'ATP, de la WTA, des tournois du Grand Chelem et des fédérations se retrouveront pour réfléchir à des actions communes.

 

Santé mentale : 25 recommandations déjà formulées depuis 2022

Le rendez-vous est fixé au 3 décembre 2026, sur le campus national de l'USTA, à Orlando, en Floride. Les principales instances du tennis mondial devront évaluer les progrès réalisés depuis un premier sommet organisé pendant l'US Open 2022, qui avait réuni 83 participants issus de différents secteurs du tennis. Ces premiers travaux ont débouché sur 25 recommandations, publiées en juin 2026 dans le British Journal of Sports Medicine. Elles concernent cinq domaines : les normes de prise en charge, l'éducation, les médias et réseaux sociaux, la protection des personnes et la recherche. L'objectif de cette deuxième réunion sera d'identifier les lacunes qui subsistent et de définir des priorités communes pour 2027 et les années suivantes.

Brian Hainline, membre du conseil d'administration de World Tennis et président de sa commission scientifique et médicale, a insisté sur la responsabilité collective des organisations : "La santé mentale dans le tennis n'est pas seulement une question qui concerne les athlètes ou la médecine : c'est une responsabilité de tout l'écosystème." Pour lui, le moment est désormais venu de transformer les recommandations en actions concrètes.

 

Après les attaques subies par Coco Gauff, un sujet plus que jamais d'actualité

Cette annonce intervient quelques jours après les insultes racistes subies par Coco Gauff sur les réseaux sociaux lors du WTA 1000 de Pékin. L'Américaine avait reconnu avoir été éprouvée par cette vague de messages, illustrant les pressions auxquelles peuvent être confrontés les joueurs en dehors du court. L'ITF n'établit toutefois aucun lien direct entre cet épisode et l'organisation du sommet.

Au-delà du cyberharcèlement, les responsables du tennis veulent également se pencher sur les conséquences d'un calendrier particulièrement dense, des déplacements permanents et de la pression individuelle. World Tennis souhaite surtout étendre les dispositifs de prévention et d'accompagnement aux jeunes joueurs et à ses 214 associations nationales, dont les moyens et l'accès aux professionnels de santé peuvent varier considérablement.

Publié le par Alexandre HERCHEUX

Vous avez aimé cet article, partagez le ! 
 

A la Une